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Si, Si, Cela n’a pas d’importance !

 pneuPlus nous avançons vers l’objectif, plus nous allons devoir affronter des déconstructions, des libérations, à travers une transition qui n’en finit pas. Le temps nous paraît long, et pourtant il est si court.

En effet, encore quelques années avant l’arrivée d’une réelle transformation. Nous pouvons en douter, tout comme nous pouvons très mal le supporter. Entre l’indifférence de ceux qui ne veulent pas voir et l’impatience de ceux qui veulent déjà y être, il n’est pas simple de rester centré…

Coincé entre un mental-ego qui veut tout maîtriser et un cœur qui prône tout l’inverse, l’équation de cette dualité devient quelque peu stressante. D’un côté, il faut avoir la foi, et de l’autre le quotidien nous coince dans des “il faut”.

C’est vrai qu’envoyer paître nos responsabilités de la 3D n’est pas très compatible avec la vie de tous les jours. Même moi, je n’y échappe pas, puisque, si je n’écris plus d’articles, un nombre certain de lecteurs va se sentir abandonné…

Leur mental-ego (Qu’est-ce qui différencie l’âme de l’esprit ? 2) leur dira que je les laisse tomber, et que je ne pense qu’à moi. Je leur dis que je bosse sur des cours pour satisfaire leur appétit de connaissances, mais, là encore, il faudrait que je tire plus vite que mon ombre…

La question principale est donc : est-ce que je laisse tout tomber pour enfin y aller à ma vitesse, ou est-ce le moment de se donner à fond, car le temps n’attendra pas que je sois dispo ultérieurement ?

Entre la limite inférieure et la limite supérieure, j’ai l’impression que mes états d’âme oscillent comme une balle de flipper qui n’arrête pas de se faire baffer par des trucs qui sont sur son chemin.

Ne pouvant trancher la question entre “je glande et je me fous des autres” et “je m’y mets pour le bienfait de tous”, j’ai essayé de trouver une solution qui ne baigne pas en pleine dualité bien lourde !

La réponse me fût donnée par une canalisation de Tobias, pour être plus précis. Il indiqua dans son speech que l’idée et l’intention ont précédé forcément l’acte, et donc, que l’acte n’est qu’une expérimentation d’une chose dont on sait plus ou moins à l’avance si elle va fonctionner ou pas (Le pouvoir ultime de l’être humain).

Ici, sur Urantia, et en pleine 3D, nous pensons que nous ne savons pas le résultat avant d’agir, du moins dans une certaine proportion de nos essais. Car dans bien d’autres cas, on connait déjà les résultats à l’avance et cela nous dissuade d’ailleurs de les faire.

C’est à l’image d’un feu rouge que l’on grille parce que l’on est pressé ou que l’on ne veut pas tout simplement glander 5 mn au pied dudit feu (surtout s’il fait nuit et que l’on se trouve dans un patelin riquiqui où le maire veut tout simplement réduire la vitesse).

Eh oui, je connais certains feux tricolores qui sont calés à un radar (ou assimilé) et qui tournent au rouge même si vous êtes 5 km/h en-dessous de la limite autorisée. Ils parlent de prévention….

Bref, en clair, il y a beaucoup de situations dont nous savons les résultats à l’avance, et puis d’autres pas vraiment. Maintenant, mettez-vous à la place de votre Soi, car lui ne peut ignorer ce qui va se passer puisqu’il est à l’origine du scénario.

Dit autrement, les choses sont écrites, mais seule l’inconnue de “comment vous réagirez véritablement” l’est ! Or, où se situe votre vrai “libre-arbitre” ? Accepter ce que vous dit votre petite voix ou carrément faire le contraire ? (Le Libre-arbitre: croyances et incompréhensions).

Une décision est forcément binaire, sinon on ne serait pas dans la dualité. Donc, si l’on prend le premier scénario où vous écoutez votre petite voix, on peut en conclure que le plan est tracé et que l’on sait ce que sera le résultat (même inconsciemment).

Par contre, si vous ignorez votre petite voix et n’en faites qu’à votre tête, vous allez forcément induire une trajectoire moins prévisible, et donc plus tordue ! Cela n’empêchera pas votre Soi, puisqu’il sait que c’est une possibilité que vous pouvez explorer.

Il aura donc dans sa manche des alternatives pour vous faire venir là où il veut, puisqu’après tout c’est lui qui est aux commandes ! Sa fidèle collaboratrice, l’âme, a donc un plan à suivre et son job est de faire que votre mental-ego le suive… Et là c’est une autre affaire, sauf pour ceux qui ont décidé de suivre ses directives !

En effet, si vous désirez vraiment ascensionner, vous allez essayer de suivre du mieux que vous pouvez la route tracée, même si vous bouffez tous les bords du chemin ou roulez sur la bande d’arrêt d’urgence !

Dit autrement, où se situe donc votre libre-arbitre ? Puisque de toute façon, si vous vous mettez au garde-à-vous, vous serez systématiquement emmené là où vous devez aller !

Ainsi si la peur d’un choix vous turlupine, c’est que tout simplement cela indique que votre mental-ego essaie de mener le bal… Et le seul truc pour l’arrêter est de crever un pneu de la voiture en lui disant “Cela n’a pas d’importance !”.

Dans les débuts, il va hurler un peu, mais avec l’habitude cela devient un bienfait que l’on voudrait renouveler pratiquement pour tout. Juste pour vérifier ce que cela donne, je l’ai assidument pratiqué pendant quelques temps.

Le résultat est sans appel : ça marche ! C’est dingue comme cette petite phrase est une tueuse d’illusion, mais je me suis quand même posé la question : “Si je fais ça souvent, je vais carrément mettre à mal ma destinée !”.

Donc reparti pour un tour de manège, je me suis dit : “S’il y a une destinée, alors pourquoi s’encombrer des détails pratiques, car si j’écoute ma petite voix, il me sera donné chaque jour ce que je dois faire ?”.

Dit autrement, si je veux flinguer tout l’inutile que je me crée, il suffit de prendre la vie avec légèreté, avec pour slogan “cela n’a pas d’importance”, au moment où je sens que je coince sur un truc assez comaque pour me faire poser la question.

En effet, dire cette petite phrase quand j’ai envie d’aller aux toilettes ne me semble pas vraiment adapté, ainsi que griller les feux rouges, insulter les agents ou raconter des conneries à tour de bras.

Rassurez-vous, pour le dernier point, ce n’est pas vraiment le cas, mais c’était pour voir si vous suiviez mes propos… En effet, depuis que l’audience de ce blog a sévèrement augmenté, je me suis réellement posé la question.

Quand j’étais un blogueur à petite audience, mes élucubrations n’avaient pas vraiment d’impact, mais aujourd’hui, la donne est très différente. Et je me suis posé la question : prends-tu conscience de l’impact que tu as avec tes dires?

Puis j’ai regardé si une quelconque élévation de la température corporelle ou du rythme cardiaque faisait jour, et nada, que dalle, rien du tout. Même pas un soupir, une trouille quelconque ou une pensée d’alarme.

J’en ai donc conclu que, soit mes anges n’avaient rien à dire ou alors qu’ils étaient super occupés à étouffer tous les symptômes afin que je ne commence pas à baliser. En clair, retour à la case départ, et c’est là que je me suis rappelé de ce petit mantra “cela n’a pas d’importance”.

Après tout, c’est vrai, puisque vous avez le discernement (ou en phase de l’avoir – Vérités sur le fameux discernement spirituel), je peux écrire tous les délires qui me passent par la tête, puisque c’est vous, finalement, qui avez la responsabilité de vos croyances…

En d’autres termes, je peux continuer mon délire, car, au fond, cela n’a pas d’importance, puisque chacun est sensé suivre sa petite voix ( Allez! Pour une fois, faites vous vraiment confiance ! ou Les 5 centres de décision de l’être humain)…

Mais le seul truc, c’est qu’il y en a un paquet qui n’arrivent pas à remplacer la voix des autres (le présentateur du JT, le toubib, le curé, etc.) par la leur…

Et là, peut-on vraiment dire que cela n’a pas d’importance ? Eh bien, oui, parce qu’il ne nous appartient pas de vouloir aider ou convaincre quelqu’un que ce qu’il y a devant c’est autre chose que sa retraite et sa complémentaire maladie.

Franchement, je crois qu’ils n’en auront pas vraiment besoin, alors pourquoi se faire du mouron pour eux ? Sommes-nous là pour les sauver ? Les sauver d’eux-mêmes ?

En clair, être soi-même et se la jouer cool, voire intemporel, semble être une voie parmi d’autres tant que les autres ne nous tombent pas dessus parce que nous avons fait, ou dit, des choses pas agréables à leur yeux ou oreilles.

Je commence sincèrement à me dire que si chacun fait basiquement ce qu’il faut pour tout simplement être, le monde devrait trouver sa voie, puisque le SOI de l’humanité a déjà tout pensé, prévu et planifié !

En offrant donc une moindre résistance au carnet de bord quotidien, on a plus de chance d’arriver au but, puisqu’il est déjà prévu que l’on vive ce qui a été soigneusement étudié par notre Soi.

Alors ÊTRE ne serait que poursuivre une feuille de route en se disant que tout est bien, et que, dès que cela nous monte le choux, il suffit de faire un pas en arrière pour découvrir que derrière c’est notre mental-ego qui se la joue !

Il est vraiment fortiche, mais avec ce mantra “cela n’a pas d’importance”, il va avoir une telle facture de pneus crevés qu’il va lui-même se mettre à répéter en boucle ce mantra sympathique.

J’ose imaginer qu’il se la tienne cool, comme le chauffeur de taxi qui glande 15 heures par jour avec le simple espoir d’avoir un client ! C’est vrai qu’à juste ÊTRE cela ne doit pas beaucoup user les pneus !

Bon, maintenant que je vous ai chauffé la gomme, je vais vous laisser tourner en rond dans votre circuit de réflexion, en attendant d’en voir quelques vapeurs dans les commentaires !

Laurent DUREAU

Article paru à l’origine sur le blog Booster Votre Influence le 5 octobre 2009 et réactualisé sur le blog 345D le 8 octobre 2012.

Lien Permanent pour cet article : http://345d.fr/si-si-cela-na-pas-dimportance/

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