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Vaincre la peur ou mourir plus vite ? (1)

 plageJ’ai déjà eu l’occasion d’aborder le sujet de la peur dans différents articles notamment Entre l’amour et la peur et Nos peurs fabriquent notre mort . Aujourd’hui, c’est dans le cadre de l’initiative “A la croisée des blogs” que je me mets devant le clavier pour une énième fois.

Le sujet est vaste comme un champ inculte, il déroute un peu et comporte plein de pièges et seule l’expérience de l’expérimentation peut vous permettre d’en parler. Certes, tout le monde a des peurs et chacun pense pouvoir en parler, et pourtant…

En effet, l’âme de l’être humain n’est, en fait, que la somme de toutes les énergies bloquées lors de ses différentes incarnations sur Terre. Il y a donc un cursus relativement personnel mais très intrinsèquement relié à un groupe d’âme.

Il est facile de reconnaître quelques peurs qui datent de cette vie, et il l’est tout autant pour celles datant de vies antérieures. Pourquoi certaines personnes ont-elles peur du noir, des araignées, des rats ou sont, tout simplement, claustrophobes ?

La liste est longue des peurs qui nous habitent, et vouloir les vaincre n’est pas la bonne solution. Vous pouvez vaincre une mauvaise habitude en la remplaçant par une autre mais pas une peur. Je crois que le mot vaincre n’est pas le meilleur mot qui soit.

Il dénote un combat, une dualité qui n’a aucun rapport avec la matière. Une peur, c’est d’abord une énergie bloquée sur elle-même et qui vous habite. Elle est votre locataire et on ne peut vaincre un locataire accroché à notre propre âme.

L’expérience m’a apporté que l’on ne peut que dialoguer avec elle, et si possible en ami. La peur a besoin de votre attention, de votre écoute et de votre amour pour enfin prendre la porte de sortie de sa propre initiative.

La peur est une amie que l’on voit d’abord comme une ennemie. Elle a également des points positifs, car elle est aussi une mémoire de vos erreurs du passé. C’est une fois la relation bien engagée que la solution peut être trouvée.

Si vous avez peur du vide, c’est que tout simplement vous avez eu une expérience malheureuse par rapport au vide. En général, c’est quand on trouve la mort et c’est pourquoi elle nous tue tant que nous ne discutons pas avec elle.

D’un côté, la peur nous protège de faire des bêtises mais, d’un autre, elle nous ôte la possibilité de vivre pleinement et d’expérimenter l’inconnu. Elle est comme un poids mort qui nous pèse consciemment ou inconsciemment.

Vaincre sa peur, c’est donc d’abord de prendre une décision afin de communiquer avec sa peur. Vous avez peur du vide, alors décidez d’apprendre le parachutisme ! Déjà rien que le fait de signer le papier d’inscription au club local va la faire sortir du trou de votre inconscient.

Vous allez commencer à trembler, à avoir des sueurs froides, voire à blêmir, avant même d’arriver sur le lieu de l’inscription. Laissez-la vous faire tout son cinéma et restez ferme sur votre décision. Quand elle verra que vous êtes vraiment déterminé, alors elle changera de tactique. Elle prendra le chemin de l’amour plutôt que celui du conflit oppressant.

Certes, vous aurez les tripes entortillées, des variations de température et vous sentirez la syncope à plein nez mais, au préalable, vous aurez prévenu votre moniteur que vous avez les chocottes comme jamais. Il vous aidera alors car, lui, il sait comment s’y prendre pour vous donner la pichenette qui transformera votre phobie en joie.

Libérer sa peur, c’est lui dire “je t’aime” à pleines dents tout en lui donnant une tape dans le dos suffisamment fort pour qu’elle-même se trouve libérée. C’est une partie de vous-même qui est restée sur un échec, alors mettez-y du coeur et de la bonne humeur !

Discuter avec sa peur ne se fait pas en regardant un film d’horreur au cinéma. Elle se fait en tête à tête, comme un couple d’amoureux qui essaye de régler un petit problème de collocation.

La raison l’emportera toujours sur l’émotion, même si cette dernière se fait très forte. Ne prenez jamais de décision quand l’émotion vous tient entre ses doigts car la majorité du temps, plus tard, vous vous en boufferez les doigts !

L’objectif de l’âme, lors d’une incarnation, est d’abord d’affronter ce qu’elle n’a pu régler lors des vies précédentes. Ce n’est pas de se la couler douce en attendant la mort car cela aura été, tout simplement, une vie inutile.

En revenant donc à la peur du vide, cette dernière, dans sa compassion ultime, vous révèlera probablement les faits qui ont conduits à cette énergie bloquée. Écoutez-là et remerciez-là de tout votre coeur car, grâce à elle, vous saurez un peu plus qui vous êtes véritablement.

L’homme veut dépasser ses limites d’abord pour se connaître, et les premières choses qu’il rencontre sont ses peurs. C’est donc une lutte entre le frein des peurs et l’accélérateur de l’esprit. Être en paix veut donc dire avoir mis à la porte les principaux fauteurs de troubles. C’est simple mais beaucoup reculent…

Si vous comprenez que la vie est d’abord une écoute de vous-même afin de solutionner les contentieux que vous vous trimballez depuis des vies et des vies, alors vous avez une chance de découvrir les trésors qui sont en vous.

En effet, derrière chaque peur se cache un cadeau lumineux. Chaque crasse que vous ôterez de la fenêtre vous fera voir l’éclat du soleil avec plus de luminosité. Devenir vous-même, c’est devenir un peu plus chaque jour une entité “propre”.

La noirceur des peurs est directement proportionnelle à l’énergie émotionnelle dégagée. C’est clair qu’il est facile de se débarrasser de quelques petites peurs comme celle de ne pas plaire aux filles ou aux garçons. Avec l’âge, ça passe.

Par contre, d’autres peurs vous demanderont probablement une bonne partie de votre vie sinon toute votre vie. Alors pas de panique et restez zen. Ces peurs font probablement partie du collectif humain et quand chacun aura fait sa part, cela basculera tôt ou tard.

Pendant quelques décennies, je fus un mercenaire sans pitié pour toutes ces choses qui entravaient ma vie. Ma volonté était infaillible. Puis avec le temps, j’ai compris qu’au-delà d’un certain seuil, il ne vous reste plus que l’amour comme arme ultime.

Vous ressentez que vous avez décapé suffisamment pour être en paix mais que vous ne pouvez pas empêcher le volcan de se réveiller. Cela ne vous appartient pas et cela est au-delà de votre sphère d’influence et d’action.

L’amour fait que vous acceptez que la forêt puisse se développer sur les roches volcaniques et qu’un jour elle se voie détruite par une coulée de lave. Vous comprenez qu’il vous faut alors vivre avec et non contre.

Vivre avec ses peurs profondes, c’est dire oui à la vie. Les réfuter et les exhorter, c’est vivre un enfer qui vous enterrera. Au-delà d’une certaine limite, la violence n’est plus de mise. Souvent, les guerriers que nous sommes lèvent le bras du combattant et élèvent la voix un peu trop vite pour se rendre compte qu’ils ne pourront jamais, in fine, gagner la guerre.

S’aimer soi-même profondément afin d’avoir cette paix intérieure, c’est reconnaître ce que l’on peut changer et ce que nous ne pouvons pas. Certaines énergies sont au-delà de nos possibilités mais d’autres sont largement accessibles.

Ce qui fait qu’un individu est en paix avec lui-même, c’est quand il a reconnu où était la frontière à ne pas dépasser. Il aime ce qu’il est et en jouit chaque jour. Il s’est libéré de l’armure de ses peurs immédiates et cavale nu comme un vers dans les champs de la félicité intérieure.

Il n’a plus rien à prouver aux autres car il n’a plus rien à se prouver à lui-même. Il sait qu’il a fait tout le nécessaire pour que son restant de vie soit cool et que sa prochaine réincarnation sera dans les meilleurs starting block qui soient.

Vaincre ses peurs n’est pas un but de vie en soi, c’est juste une étape qui fait qu’un individu devient un homme véritablement. Il a découvert nombre de casseroles du passé et a su couper toutes celles qui faisaient trop de bruit dans son océan de plénitude.

Il sent qu’il est comme une flèche dans le vent sans trop savoir qu’elle est la cible. Il sait seulement que la main de l’archer de la volonté l’a propulsé aussi loin qu’il pouvait. Il vit alors dans l’instant présent comme suspendu dans l’air du temps.

La flèche monte vers le ciel à pleine allure et le sage ne s’inquiète pas quand elle redescendra car il sait que le bois de son corps retrouvera la poussière dont il est issu mais que son âme continuera sa course vers les étoiles !

L’intention est le plus beau cadeau des dieux alors allez-y fermement tout en étant doux. Reconnaissez l’inconfort de vos peurs et aidez-les à se libérer. Elles attendent de vous que vous ouvriez les fenêtres de votre attention afin d’aller retrouver le mouvement des étoiles avec reconnaissance.

C’est vrai que passer de la barre d’immeuble de banlieue avec tous ses locataires à la hutte sur la plage aux paradis tropicaux demande d’être assez ferme à ses débuts de vie.

Rappelez-vous simplement que vos peurs ne sont que des locataires qui ne demandent qu’à se tirer ailleurs. La première étape consiste donc à les reconnaître, à causer avec chacun d’entre eux et de trouver le bon billet d’avion.

En fait vous n’êtes qu’une agence de voyage pour vos peurs. Soyez donc un professionnel averti et efficace. Par votre gentillesse, votre écoute et votre joie, donnez-leur une idée de paradis et ils vous tendront les chèques de la délivrance… et de la paix intérieure !

Laurent DUREAU

Article paru à l’origine sur le blog Booster Votre Influence le 16 septembre 2008 et réactualisé sur le blog 345D le 20 juin 2012.

Lien Permanent pour cet article : http://345d.fr/vaincre-la-peur-ou-mourir-plus-vite-1/

(1 commentaire)

  1. Nora

    Bonjour a toutes et a tous.

    Merci Laurent. 👿

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