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Que la joie soit avec vous ! (2)

 lot24Musique de l’âme, la joie est comme la levure dans le pain. Elle allège le quotidien en rendant croustillant l’interaction avec l’extérieur tout en permettant un intérieur chaud de coeur, et en même temps une fraîcheur mentale vivifiante.

La joie est indispensable à la performance. Il suffit de voir ceux qui se prennent trop au sérieux : ils sont rigides, ringards et rebutants. Ils pensent asseoir une légitimité en s’installant dans une cuirasse lourde et froide, faite d’un métal suffisamment épais pour arrêter les projectiles de la joie.

L’épaisseur de la cuirasse démontre l’épaisseur de leur peur, la peur d’être faillible, la peur d’être un humain fait de chair et de sang, d’émotions et de sentiments. Mais, ils affichent surtout leur peur d’eux-mêmes.

L’armure semble les protéger de l’extérieur mais, en fait, ce serait plutôt pour éviter que l’intérieur vienne à se projeter à l’extérieur. Dans cette communication si vitale entre êtres humains (et je dirais le vivant en général), la transparence est la garante de la sincérité.

Certes, il est quelquefois obligatoire de mettre temporairement son armure quand on sait que l’on va aller au combat. Certaines réunions sont effectivement des vrais champs de bataille, mais tous les participants sont au courant et acceptent les contraintes.

C’est alors avec loyauté et courage que chacun accepte la joute. C’est vrai, je l’avoue, il m’arrive régulièrement d’endosser l’armure car j’aime aller au combat, surtout pour contrer certains prétendants ayant des envies d’invasions hostiles à des fins trop personnelles.

Il est très honorable d’être un guerrier mais après le combat, il est bon de quitter l’armure; allez prendre une bonne douche et allez festoyer avec vos valeureux adversaires ! Les désaccords ne doivent pas vous faire oublier que vos adversaires sont aussi des êtres humains comme vous, et ils vous sauront gré d’être quelqu’un de réglo.

La meilleure arme que vous possédez est celle du sourire.

C’est votre épée. Elle sera aussi droite que vos principes et convictions. Elle brillera de l’éclat de vos yeux et sa dureté sera à l’égal de votre sincérité. Aiguisée par la meule de l’attention et l’eau de l’amour véritable, son fil sera aussi tranchant que votre lucidité.

Avant même de dire un mot, votre sourire franc et direct indiquera à la personne que vous regardez que vous êtes un bienveillant, doux et joyeux par nature, mais pas né de la dernière pluie. Même habillé dans des lambeaux, votre attitude et votre posture corporelle trahiront le seigneur qui habite en vous.

Eh, stop ! Moi, je voulais lire un article sur la joie et on me parle de seigneur, de champs de bataille… Il est en plein délire !

Eh bien non, justement. Nous sommes en ce monde pour expérimenter la matière, le lourd et la noirceur afin de les transformer en léger et en lumineux. Nous sommes fondamentalement des guerriers de lumière embourbés dans un monde d’expérimentation.

Voici pourquoi nous ne devons pas baisser pavillon devant l’adversité car, grâce à elle, nous découvrirons ce que nous sommes véritablement. Pour cela, il faut d’abord calmer le mental afin qu’il comprenne qu’il est là pour apprendre, comprendre, se souvenir et transmettre ce qui a été compris.

Cela s’appelle la sagesse. Changer ce que l’on peut changer et rester cool sur ce que l’on ne peut pas changer. Cela apporte la paix de l’esprit qui permettra de mieux canaliser ces émotions qui nous submergent. Nous sommes tous des révoltés car nous voudrions vivre des joies intenses tout en ayant des plaisirs réguliers, mais tout ne se passe pas comme prévu !

Foutu monde, ce monde de merde, me direz-vous ! Oui, c’est vrai, je suis d’accord, mais contrairement à ce que vous pensez, vous avez vraiment signé pour venir vivre l’expérimentation terrienne. Seulement, à votre naissance, le contrat a été soigneusement rangé afin que vous puissiez le découvrir quand vous aurez atteint certain degré de maturité.

Mais pour nous éviter d’errer comme des aveugles en ce monde de noirceur, il a été placé en nous une petite lumière qui s’allume de temps en temps. Cette lumière s’appelle la Joie !

La joie s’exprime à chaque fois que vous faites quelque chose qui correspond à ce qu’il y a d’écrit dans votre contrat pour cette vie.

Quand un enfant naît, malgré sa très douloureuse naissante physique, vous remarquerez qu’il est tout sourire. Avec ses grands yeux tout ouverts, il absorbe le monde à une vitesse supersonique. Il est heureux d’être ici car il sait instinctivement la valeur du cadeau qu’on lui a fait en lui offrant ce corps de matière (Merci papa, merci maman…).

Voici pourquoi tout le monde aime regarder les bébés ou les enfants en bas âge. Leur attitude (non pas d’innocence car ils ne le sont pas du tout) mais plutôt d’ouverture au monde et d’envie de communiquer avec le coeur, nous fait craquer.

Plus nous vieillissons et plus nous aimons ces piqûres de rappel des enfants. D’après vous, pourquoi les vieux aiment-ils tant être au contact des enfants ? Regardez comment ils les regardent et combien l’amour circule entre eux. Ils en deviennent inséparables.

Au fur et à mesure que notre mental se construit, l’expression de notre joie intérieure s’atrophie. Nos règles de vie viennent peu à peu voiler l’expression de ce que nous sommes véritablement. Et puis, voulant être accepté par le groupe, on se prend à vouloir être normal, à être comme tout le monde.

On pense qu’on aura les joies qu’on nous promet. Et puis chemin faisant, nous nous perdons nous-même en nous éloignant de notre unicité, de notre contrat taillé sur mesure. La joie spontanée se fait de plus en plus rare, au point que l’on devienne des demandeurs d’amour.

Alors on se bat pour quelques grammes à droite à gauche. On signe un contrat de mariage pour s’assurer une rente. Au début tout était tout feu tout flamme et puis, à force de piller l’autre, la disette a pointé son nez, alors la critique devient plus systématique. Le climat s’alourdit jusqu’au ratatinement du coeur… laissant toute la place à la tyrannie d’un mental dictateur.

Et soudain, au moment le plus inattendu (forcément), une étincelle de joie surgit dont on ne sait où, et on se reprend à rêver, à espérer. L’étincelle de joie est vraiment ce qui vous permet d’avancer sur le chemin de notre destin.

La joie est la bougie qui enflamme l’essence du moteur de notre vie.

C’est pour cela qu’il vous faut vous décalaminer régulièrement. La joie est un muscle qui se travaille au même titre que l’on peut améliorer son circuit d’allumage. Pour cela, il vous faudra débrancher l’allumage électronique que vous avez mis en place par votre mental pour rebrancher l’allumage angélique d’origine !

Une fois cela fait, je vous promets que votre voiture passera tous les tests de pollution avec brio et, même mieux : elle dépolluera l’atmosphère à chaque fois que vous l’utiliserez. N’est-ce pas magique ?

Laurent DUREAU

Article paru à l’origine sur le blog Booster Votre Influence le 18 juin 2007 et réactualisé sur le blog 345D le 8 mai 2012.

 

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2 commentaires

  1. Nora

    Bonjours :evil:

    Merci. ;-)

  2. romarin

    Et j’écoute Mozart qui me transcende depuis mon enfance et je ris, cela me rend joyeuse, écervelée, j’ai envie de danser et j’aime ça….
    « que la joie demeure »
    merci pour tout Laurent

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