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Tu me tues mais je t’aime… (1)

couple1C’est bizarre comme titre et pourtant j’entends cela régulièrement avec mes oreilles, mais les non-dits, et tout particulièrement les regards, font régulièrement paniquer le compteur d’amour de mes ressentis.

L’ homme d’un côté souffre de cette incompréhensible femme (et phénomène) qui vit avec lui tandis que la femme ignore encore pourquoi elle vit encore avec ce goujat de première (qui quelquefois a la main un peu lourde…).

Vu de loin, on dirait que ce couple s’aime et s’adore. Ils ont des gosses, une maison presque à eux, une ou deux voitures à crédit et semblent être rentrés dans une routine qui mène au bonheur simple et humainement possible.

En effet, loin des strass et des paillettes, ils sont un couple comme tout le monde aime à en voir. Pas d’excès, pas de bizarrerie, pas d’excentricité de la part de madame et pas de beuveries ravageuses pour monsieur.

Bref, un couple comme quelques milliards sur terre en termes de comportement et du reflet culturel local. Donc tout va bien, sauf que la Terre est un véritable tourbillon de violence et d’agressivité cachées entre elle et lui.

Je sais que ce n’est pas une première mondiale que d’annoncer que les problèmes de couple existent mais souvent l’analyse renvoie d’un revers de main vers “c’est normal, c’est la vie !”. “Il y a toujours des hauts et des bas…”

C’est vrai qu’en faisant la moyenne des hauts avec celle des bas, le compteur est souvent plutôt dans le orange-rouge avant que cela cale parfois sur un divorce sanguinaire. Alors, où est l’amour dans tout cela ?

C’est vrai que tout le monde ne divorce pas mais s’il n’y avait pas le poids des regards extérieurs, des obligations financières, des enfants, etc. je crois que depuis longtemps le mariage serait passé en désuétude.

Allons donc voir au-delà de ce qui ne se dit pas et qui est communément admis par tous. Après tout, il est normal de tomber malade (c’est la faute aux virus !), d’avoir des accidents de voiture (c’est la faute à la météo quand on est tout seul ou de l’autre chauffard), de se retrouver papa alors qu’on s’y attendait pas (c’est la vie…), etc.

On en conclura gentiment qu’un divorce, qu’une séparation est la faute “de l’autre” en tout premier lieu. Puis si l’on est bon prince, on dira que c’était notre destin et enfin pour éviter à trouver des excuses on dira de nouveau que “c’est la vie !”.

Derrière tout ce fatras d’excuses se trouve une ignorance fondamentale (sans compter celles des annexes non négligeables non plus) qui démontre que, quel que soit l’endroit où il habite sur Terre, l’être humain est un mal aimé en puissance.

Dans ce malaise si profond, il est capable de mentir, de tromper voire même de tuer, pour qu’un jour quelqu’un sache qu’il existe et qu’il a besoin de cet amour qui lui manque tant.

Il regarde la femme comme un objet alors qu’il crie de tout son corps son besoin d’être caressé, materné et “tendressé”. Pour madame, ce serait plutôt qu’elle pleurerait de toutes ses larmes pour sentir cette chaleur, cette force, cette envahissante sécurité dont elle rêve secrètement.

Je fais fi de toutes les demandes du mental qui voudrait les grosses caisses, la renommée, le fric à gogo, le titre mirobolant, la grosse chevalière pour monsieur tandis que madame pencherait vers les bijoux, les garde-robes et paires de chaussures à n’en plus finir sans compter quelques cartes de crédit bien ravitaillées.

Ces dernières remarques sont pour l’extérieur, le paraître où la raison domine tandis que celles qui sont intérieures se révèleraient être une demande du coeur (donc plus proche de la vérité ultime de l’être).

Alors monsieur et madame sont-ils faits pour s’entendre ? La logique répondrait que oui mais nos ressentis nous disent tout le contraire. Il y aurait une profonde incompréhension entre les énergies féminines et masculines.

Cela est suffisamment important (et évident) que l’on comprend mieux pourquoi ces énergies sont plutôt sur le mode “confrontation” que sur le mode “coopération”. Malheureusement pour l’un et l‘autre, la nature a fait que l’un ne peut vivre sans l’autre.

J’ai déjà précédemment abordé le sujet à propos de la création première de la dualité et de son objectif à terme. En effet, sans dualité, sans polarité, il n’y aurait pas de mouvement et donc de vie d’une certaine manière.

L’homme et la femme sont un couple qui danse sur la piste de l’apprentissage de l’amour. C’est vrai qu’au départ les filles n’acceptent pas toujours notre première invitation à danser tellement nous sommes gauches quand on est jeunot…

Avec l’âge et donc l’expérience, on ressent beaucoup mieux dans quel sens il faut faire tourner la dame afin de lui faire tourner la tête et chavirer son coeur. C’est sublime (pour un certain temps) car après les choses sérieuses arrivent.

Les femmes, de par leur nature féminine, ont besoin de tourner pour trouver une identité, un centre alors que monsieur, lui, préfère aller droit au but. La solution donc consiste que monsieur tergiverse sur la droite ligne de son intention pendant que madame aille droit au but dans ses volutes affectives.

Le monde n’en serait que meilleur mais ne résoudrait en rien le fond du problème. Je m’en vais donc vous raconter la véritable tragédie qui se joue à l’intérieur de chaque être humain de cette planète.

Il y a très très longtemps, avant que nous ne nous incarnions dans l’expérience humaine, nous jouissions d’un environnement très propice aux mélanges énergétiques sans pour cela se buter à la dualité de la matière.

Tout semblait facile, compréhensible et jouissif à souhait. Mais au bout d’un temps (très long certes) on a senti que l’on se ramollissait un peu (bien que n’ayant pas de corps) et qu’il manquait un peu d’action. En clair la barre du défi n’était pas assez relevée.

On commença donc à créer l’aire de jeu “Terre” (la maman qui nous tient en vie malgré la vie qu’on lui mène) en inventant les règles du jeu suivantes :

  1. La vie sera sexuée (1 corps = 1 sexe)
  2. Le temps sera linéaire (on ne peut pas revenir en arrière pour corriger la donne – Bref, il faut assumer tous nos actes )
  3. L’aire de jeu est une zone de non-droit total afin que chacun puisse user et abuser pleinement de son libre arbitre. (En clair, tout est permis du Divin à la crasse la plus totale)
  4. Tout participant ne pourra s’échapper physiquement de l’aire de jeu et se soustraire à ces lois (1 corps = 1 vie).
  5. Toute âme ayant commencé la partie se devra de la terminer quel que soit le nombre de réincarnations nécessaires.(C’est pour de vrai et pas pour les tièdes !)

En clair, c’est l’arène (ou le cirque) mais seulement pour les volontaires et un fois dedans, il n’y a qu’une seule issue : celle de l’ascension (la mort à une dimension donnée). L’ascension c’est la capacité à augmenter ses vibrations de telle sorte de pouvoir sortir d’un monde à un autre monde.

Connaissant cela, chacun d’entre nous revient sur la piste à chaque nouvelle incarnation (un nouveau corps) mais avec l’expérience acquise dont notre âme est la gardienne.

Il se fait donc qu’à chaque naissance nous semblons être vierges de tout mais cela est une grossière erreur d’appréciation. Un nouveau-né est tout sauf innocent. Il n’est tout simplement pas encore éclaboussé par nos basses vibrations et c’est pour cela qu’il nous parait innocent avec ses grands sourires d’édenté et la malice qui lui coule à travers les yeux.

C’est comme les nounours, quand ils sont petits ils sont adorables mais une fois atteint l’âge adulte, ils vous boufferont au moindre geste suspect. Donc un nouveau-né est plus innocent qu’un enfant mais ce dernier reste encore assez innocent par rapport aux adultes.

En fait, pour être correct je ne devrais pas parler d’innocence mais de dangerosité. Un nouveau-né n’est pas dangereux, un enfant un peu moins mais un adulte totalement !

Il en est de même quand vous rencontrez ou tombez amoureux d’une personne. Au début, c’est tout beau tout joli avec toutes les qualités du monde et puis ensuite le tableau se délave inexorablement sauf si…

Sauf si vous avez compris le jeu qui se trame derrière. En effet, si vous comprenez que l’objectif est d’augmenter vos vibrations d’amour (et donc de communication) il va falloir jouer différemment.

Puisque votre corps est votre armure et donc aussi votre prison dans la matière, c’est à travers lui que vous aurez la clé de sortie du jeu.

La 1ère règle est donc “aimez votre corps de toute votre âme et de toutes vos tripes inconditionnellement”. Vous avez le nez comme-ci ou comme-ça, aimez le et ne le jugez pas car c’est vous dans cette vie.

Pourriez-vous imaginer être un Sébastien Loeb si au début de chaque course vous maugréez sur la voiture, ses réglages, ses insuffisances, etc. Non, faites plutôt un avec elle, quel qu’en soient les bons et les mauvais trucs. Votre corps est votre voiture, alors prenez-en grand soin et avec beaucoup d’amour et de tendresse.

La 2ème règle est que ce n’est qu’à travers lui (qui est sexué) que vous pourrez faire l’expérience réelle de la dualité des énergies. En clair, vous n’avez que la moitié des cartes du jeu tandis que le partenaire possède l’autre moitié.

Donc votre partenaire du moment n’est pas votre adversaire à battre comme semblerait l’indiquer le jeu mais la partenaire avec laquelle il faut être de connivence totale afin que chaque carte abattue vienne renforcer l’autre.

L’objectif n’est pas de dépouiller l’autre mais de le faire gagner en faisant tout votre possible pour lui donner tous les points en votre possession. Vous verrez, ce n’est pas facile de perdre à ce jeu car l’autre essaye de faire de même.

Le résultat de ce jeu à l’inverse c’est que vous utilisez votre intelligence, votre cœur et vos ressentis pour l’autre et non pour vous. Rappelez-vous, le véritable amour est celui qui donne et non celui qui prend.

Nous connaissons tous cette règle, alors pourquoi ne la jouons-nous pas à fond ? C’est tout simplement parce qu’elle demande plus d’effort que celle de prendre tout simplement. L’ego n’y est pas pour rien dans cette affaire !

La prochaine règle découle des deux premières, mais avant de la nommer allons un petit peu dans le détail car nous sommes un mille-feuille composé, je vous le rappelle, de 7 plans d’expérimentation qui globalement se regroupent en 3 familles: Le corps, l’âme et l’esprit.

Sur le plan de l’Esprit, on peut jouer sans souci dans l’inconditionnel en voulant vraiment le bonheur de l’autre. Cela peut être une intention forte et louable mais ce plan n’agit que dans l’invisible qui se projettera sur le visible ensuite.

Sur le plan de l’Âme, votre dévotion peut être aussi extraordinaire que divine mais si elle n’est pas en accord avec les actes, vous allez vous faire avoir en beauté et il vous faudra au moins 3 réincarnations pour effacer la donne.

Sur le plan du Corps, c’est-à-dire sur le plan de la matière, c’est ici que tout va se jouer. Vos actes ne seront plus des intentions, des sentiments mais des faits dont on prendra acte.

La 3ème règle est donc “Sers toi de ton corps comme l’instrument qui viendra gratter les cordes divines de ta partenaire”. Dit différemment, et en décodé, c’est l’acte sexuel qui vous permettra de mélanger ultimement toutes vos énergies, qu’elles soient matérielles, émotionnelles et spirituelles.

Pourquoi une guitare possède-t-elle 6 cordes ? Chaque corde représente un plan d’expérimentation (un chakra), alors n’en n’oubliez aucun sinon la mélodie ne sera pas complète. Sinon, pour les guitares à 12 cordes, ce sont les 6 cordes masculines mariées aux 6 cordes féminines…

Rappelez-vous, l’objectif est de faire vibrer l’autre aussi loin que vous le pouvez (et qu’elle le veut bien !). Rien de neuf dans tout cela car je pense que vous avez eu au moins une fois dans votre vie cette envie furieuse de le faire, surtout quand vous étiez tout au début de ce chemin.

Mais, la vie étant ce qu’elle est, surtout quand on est bombardé en permanence par des contre-vérités, on vient à s’enliser dans la médiocrité de l’ignorant qui se complaît à vouloir être normal.

Bon, je vais m’arrêter là car le compteur m’indique que ce billet commence à être long. Alors je vous invite à lire prochainement le second volet de cet article où vous allez découvrir ce qu’aucun religieux n’oserait vous révéler.

La porte du paradis existe mais des millions d’hommes et de femmes en soutanes et en bataillons serrés vous en interdisent l’accès. Ils veulent que vous jouiez au poker avec un jeu de carte dont on a retiré tous les as, les rois, les reines pour ne laisser que les valets et les nombres.

Il est temps de ranger au vestiaires les antiquités philosophiques qui s’écrouleront avec leurs édifices de pierres froides pour faire place à votre temple vivant où la chaleur de l’amour brûlera toutes les calamités “croyantes” héritées de nos ancêtres.

Laurent DUREAU

Article paru à l’origine sur le blog Booster Votre Influence le 6 février 2009 et réactualisé sur le blog 345D le 13 juin 2012.

Lien Permanent pour cet article : http://345d.fr/tu-me-tues-mais-je-taime-1/

(2 commentaires)

  1. greenlantern

    Bonjour laurent,
    c trop vraie de vérité ce billet.
    @+

  2. Le Brun François

    On y va ! 😎

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