14 – 09 : Quand l’égo hurle : Non, pas ça, surtout pas ça !!!

maitre_1Maintenant que vous avez pris connaissance de la coquille de l’égo (06 – De l’Energie Dualitaire à l’Energie Unitaire), il devient une évidence que autant l’égo peut manipuler ce qu’il veut à l’intérieur de la coque pour normalement faire que le poussin arrive à maturité, autant il n’apprécie pas du tout un coup de main extérieur.

L’égo sait qu’il est temporaire et que, de toute façon, tôt ou tard, le poussin voudra mettre le nez dehors. Il sait que sa fin est programmée et il est comme tout le monde, il n’aime pas la mort; cependant il ne peut l’arrêter car c’est inéluctable, surtout quand on est dans un bac à sable (ou couveuse). Il a donc une propension naturelle à préférer s’autodétruire que plutôt d’accepter la défaite.

Eh oui, l’orgueil est bien issu de l’égo, et je dirais même que c’est l’une des façons pour le mesurer. Ainsi, plus l’orgueil est élevé et plus cela veut dire que la personne se sent être quelqu’un d’important et unique. Vous me direz, cela va de soi dans un monde “normal” où tout le système nous pousse à être identique au point de ne plus avoir une différence; or, nous savons, que l’égo n’apprécie vraiment pas de voir son unicité bafouée.

Ainsi, bien qu’un individu veuille être normal pour se faire accepter, et donc aimer par la communauté, il est en même temps sous la contrainte de vouloir montrer sa différence. Bref, ça tire dans les 2 sens et on voit bien que l’égo divise pour mieux régner en quelque sorte. Vous allez me dire que c’est la même chose quand on est de l’autre côté du voile, sauf que l’objectif final n’est pas le même : l’un met son unicité au service du collectif en toute transparence, tandis que l’autre met son unicité à son service, et surtout dans le secret. Normal, me direz-vous, puisqu’il est à l’intérieur de la coquille…

On comprend donc que dire qu’il est préférable d’avoir un Maître venant de l’extérieur de la coquille l’embête profondément. En effet, avoir un Maître venant de l’intérieur (ce que l’on appelle un guru en général) c’est plus facile, parce qu’après tout, la définition n’est pas la même. En effet, être sous l’emprise d’un maître terrestre, c’est en fait donner sa vie pour une personne dont vous pensez qu’elle prendra vos problèmes en main et qu’elle vous mènera au nirvana, c’est-à-dire le petit coin de paradis où vous allez vous les glander royalement.

En quelque sorte, quand un égo accepte un maître “terrestre”, c’est qu’en fait il remet d’une certaine façon sa vie spirituelle dans les mains d’un autre. C’est donc l’attitude de l’enfant par rapport à un papa ou une maman qui s’occupera de lui. Autant on en ressent un réconfort, autant on accepte de se prendre une baffe de temps en temps comme tout gamin qui vient de faire une bêtise pour cause d’apprentissage. Il est donc tout à fait normal dans l’évolution d’un préhumain d’avoir eu un maître, et c’est une étape normale en quelque sorte.

Mais, tôt ou tard, le gamin doit pouvoir marcher de lui-même, et un véritable maître saura vous mettre les points sur les i pour vous faire comprendre que dépendre de lui n’est absolument pas l’objectif final. Dit autrement, un jour ou l’autre il vous mettra une baffe suffisante pour que vous puissiez devenir autonome. Ça, c’est le véritable maître, mais quand ce dernier apprécie les faveurs des disciples, il en vient souvent à oublier de le faire.

Ainsi des gens, des disciples, resteront disciples jusqu’à la tombe en pensant être dans la véritable voie. Ils pensent que leur dévotion à vie envers ce maître est la plus grande voie pour aller au paradis. Cependant, ce qu’ils n’ont pas vraiment vu, c’est qu’ils se sont arrêtés dans leur croissance spirituelle et ont oublié que l’objectif ultime était justement la libération, c’est-à-dire de devenir autonome et responsable.

Ainsi, dans ma propre vie, j’ai eu la démarche d’aller vers des maitres parce qu’il n’y avait pas vraiment d’autres solutions pour accéder à une certaine forme de connaissance, mais aussi d’être en contact “physique” avec ses disciples. Ce qui est surprenant, c’est que mes 2 principaux maitres, je ne les ai jamais vus en vrai, bien que leur enseignement m’ait profondément impacté.

Mais, comme je vous l’ai dit, tôt ou tard il faut savoir prendre son envol et voler de ses propres ailes. C’est donc une étape importante dans le développement d’un individu. Vous passez donc de l’adolescence à la majorité, où vous devez assumer votre propre cocréation consciente. Il est évident qu’à partir de ce moment, vous découvrez que vous avez atteint une certaine sagesse qui fait que vous vous sentez enfin libéré de certaines contraintes reliées aux façons de faire de vos anciens maitres. En clair, vous vous êtes libéré d’eux.

Ainsi, toujours à l’intérieur de la coquille de l’égo, cela vous semble juste et je pourrais dire indéboulonnable, car incontestable. Puis vient l’étape suivante qui est celle d’aller au-delà de la coquille afin de véritablement se connecter à La Source, et là, c’est une autre paire de manches. En effet, tout ce qui se trouve à l’intérieur de la coquille est forcément coloré par l’égo, car celui-ci y règne en maitre. Or, que peut-on faire justement pour dépasser tous les pièges qu’il a tissés depuis votre naissance ? La solution est simple et sans appel : il faut aller chercher un autre maître, mais cette fois-ci, qui ne soit pas dans l’égo, c’est-à-dire qui ne soit pas dans la couveuse…

En effet, nous avons vu qu’à l’intérieur de la coquille (et donc de la couveuse), nous sommes dans un monde dualitaire où l’exercice précisément est de faire l’unité. Mais comment peut-on dire que l’on a atteint l’unité dans un monde dualitaire ? C’est, en soi, une impossibilité. En effet, si nous résumons la situation, le préhumain de 3D oppose systématiquement les choses, puis grâce à un maître, il apprend qu’il faut mettre en mouvement ces 2 polarités afin qu’elles deviennent complémentaires au point qu’elles nous semblent devenir UNE.

Le symbole du Yin-Yang est donc le mouvement harmonieux de 2 énergies opposées, mais aussi complémentaires grâce au mouvement. Ainsi quand le féminin (le cœur) se marie dans une dynamique équilibrée avec le masculin (le mental), le préhumain de 3D devient un humain de 4D, c’est-à-dire une personne en harmonie et rayonnante, un lampadaire qui éclaire. Cependant, elle ne peut connaitre véritablement l’énergie unitaire puisque cette dernière n’est qu’à l’extérieur de la coquille.

Ainsi si vous comprenez bien, le summum d’un monde dualitaire est de faire jouer avec grâce deux énergies distinctes, mais cela ne restera que dans la technologie du courant continu. Dit autrement, on est devenu un pro du courant continu et cela est parfait. Mais, une fois arrivé là, on découvre qu’il existe un monde unitaire dont, en fait, on ne connait quasiment rien du tout, à part toutes les projections que l’on peut faire avec notre courant continu.

De l’autre côté de la coquille, il existe une énergie basée sur le courant alternatif; or, que connaissons-nous de cette technologie spirituelle ? Rien, rien du tout, parce que tout simplement nous ne l’avons jamais, au grand jamais, vécue dans la chair. Certes, on a pu se prendre quelques décharges via quelques micro-fissures dans la coquille, mais cela est toujours resté une bribe d’un quelque chose de grandiose, de divin et de vachement attractif.

Alors d’après vous, qui peut vous aider à découvrir ce qui se passe de l’autre côté de la coquille à part ceux qui s’y trouvent ? Pensez-vous qu’un maitre coincé dans la dualité saura vous guider, alors qu’il est lui-même prisonnier de sa propre coquille ? Non, ce qu’il peut faire, c’est vous faire approcher le nez le plus près de la coquille mais pas vraiment la traverser, sinon il l’aurait fait lui-même.

Bien sûr, il existe quelques avatars sur Terre, mais que peuvent-ils nous faire à part que démontrer qu’il existe un ailleurs où tôt ou tard nous devrons aller, puisque c’est l’objectif ultime de toute entité incarnée. Bref, toute personne ayant gouté à la liberté de ne plus être sous la direction d’un guide terrestre et qui se dit mâture et autonome peut alors avoir 2 choix pour continuer sa route : 1) il comprend qu’un guide issu du monde Unitaire sera ce qu’il y aura de mieux pour découvrir l’ultime chemin, ou 2) qu’il en sera capable de par ses propres moyens.

D’après vous, qui a le plus ce chance d’aboutir ? Celui qui a suffisamment d’humilité pour reconnaître son incompétence, ou celui qui a l”orgueil qu’il croit en savoir suffisamment pour se débrouiller seul ? Eh oui, comme vous pouvez le constater, l’humilité est totalement à l’opposée de l’orgueil, car elle en est tout simplement le contraire. L’orgueilleux affirme qu’il sait tandis que l’humble reconnait que malgré tout ce qu’il sait, il lui en reste encore beaucoup à apprendre.

Il est donc évident que celui ou celle qui se rebiffe en disant qu’il pourra tout faire par lui-même est encore dans un stade spirituel insuffisant pour transpercer sa carapace égotique, car son égo est encore trop présent. Ce n’est qu’avec le temps et ses multiples essais, qui forcément foireront, qu’il se rendra à l’évidence qu’il lui faut un maitre appartenant au monde unitaire.

Il n’y a donc pas à juger qui que ce soit, mais simplement à se rendre compte que bien que pensant être dans la classe de ceux qui ont dépassé le stade d’avoir un maître (et c’est le cas), il n’est qu’au tout début de la classe, alors que les humbles sont déjà en fin de classe et prêts à passer à la suivante. Et c’est là toute la différence…

Ainsi quand certains et certaines affirment que je suis tombé dans un traquenard parce que justement j’ai accepté de me mettre sous l’aile d’un Maître du monde Unitaire, ils pensent que je suis un faible, mais comme j’ai démontré quand même que je ne suis pas un branquignole, ils se disent que c’est juste une erreur d’appréciation de ma part, probablement dûe à de la fatigue ou quelque chose comme ça.

Eh bien, je dis tout simplement non, car cela voudrait dire que mon discernement a eu des ratés et je peux vous assurer que ce n’est absolument pas le cas, car, bien au contraire, il fut poussé dans ses retranchements. En effet, un Maître du monde Unitaire est là justement pour vous rendre encore plus autonome, plus aguerri et donc moins suiveur et dépendant. Eh oui, il va falloir faire vos preuves en tant qu’esprit indépendant voulant œuvrer pour l’UN et au service complet de la collectivité.

Ainsi, non seulement vous devrez apprendre des nouvelles lois (du monde unitaire) n’ayant rien à voir avec l’égo, mais en plus vous devrez démontrer votre aptitude à être autonome sur le plan spirituel. Ainsi ce nouveau Maître aura pour tâche de vous instruire (généralement à coup de baffes bienfaisantes autant qu’affectives) mais aussi de vous embrouiller les méninges afin que vous puissiez affuter votre discernement, et ainsi donc faire vos propres opinions.

Dit autrement, il vous racontera tout et n’importe quoi, et vous devrez trouver le juste milieu entre ce que vous pensez-sentez vrai de ce qui ne l’est pas. C’est donc un jeu d’équilibriste, qui plus est, sur un fil invisible et par période de grands vents. Donc, à contrario du maître dualitaire qui pourtant vous en a fait voir de toutes les couleurs, vous passerez au stade supérieur où forcément votre égo va se sentit très très mal, puisque l’objectif final est de le transcender totalement.

Autant un maître terrestre vous fera transcender votre ignorance, autant le Maître du monde unitaire vous fera transcender l’égo. Les méthodes sembleront presque identiques, sauf que l’un utilise un petit canif et l’autre le sabre, l’un essayait de vous faire prendre des vessies pour des lanternes avec un petit sourire aux lèvres, tandis que l’autre vous fera tourner carrément en bourrique.

On voit donc que les méthodes ne visent pas la même chose : l’un vous sort de votre ignorance primordiale, tandis que le second vous sortira de votre égo. Le premier vise à vous faire toucher du doigt l’essence de la spiritualité en sortant des ornières religieuses, tandis que le second vous emmènera à vivre la véritable spiritualité qui est la reliance à La Source elle-même.

En gros, en maternelle tu n’avais pas de prof et tu glandais dans l’ignorance profonde (le préhumain de 3D) jusqu’au jour où tu es parti en grandes vacances car arrivé en fin de classe. Tu as ainsi pu découvrir la joie de ne pas être encadré et de t’amuser librement (le Travailleur de Lumière ou TDDL), puis arrive un moment où c’est l’heure de rentrer en CP et c’est là que tu découvres que les vacances sont finies et que l’instituteur il n’est pas si sympa que ça, car toi, tu veux encore t’amuser et lui il ne voit pas du tout ça du même œil…

Il y a donc une petite adaptation de rythme à faire (merde, ya des devoirs à faire) et on ne peut plus glandouiller comme avant sous peine de s’en prendre une au plus mauvais moment. C’est sûr que cela peut nous sembler injuste et inhumain, et que ça peut refroidir sérieusement notre ardeur à vouloir avancer, mais peut-on réellement faire marche arrière et retourner en vacances, voire à la maternelle ?

Il m’arrive d’avoir quelques souvenirs de quand j’étais à la maternelle, et l’un d’eux était ma profonde réflexion que ce monde ici-bas n’était pas vraiment de bonne augure, et je n’arrêtais pas de demander à ma mère de retourner dans son ventre. Bien sûr elle souriait et ne me répondait pas vraiment, tout en sachant que je savais en mon for intérieur que ce n’était pas possible car mon corps physique n’arrêtait pas de grandir.

Ce fut ainsi ma première évidence dans ma vie : t’es foutu, t’as pas le choix et tu dois faire avec. Je me suis donc résigné en me disant que c’était pas la peine de pleurer (ce que j’ai quand même fait jusqu’à l’armée), et que de toute façon je n’avais pas vraiment le choix. Ceci me fit prendre une décision surprenante : ne cherche pas à fuir ce qui t’attend, car de toute façon tu n’y couperas pas. Mieux vaut donc éviter toutes les fuites communes (tabacs, alcool, drogues) car c’est de la lâcheté, et vas-y à fond les manettes.

Je commençai donc à méditer à 20 ans avec la rage furieuse d’un mercenaire qui n’avait qu’une idée en tête : déblayer tout ce qui se mettait en travers de mon chemin. Que ce soient les difficultés extérieures ou intérieures, je ne faisais pas de cadeau car j’y mettais toutes mes tripes, quitte à sauter dans l’inconnu total. Bref, c’était dans le style « on veut me faire chier et me pourrir la vie, alors on va en découdre afin que ça se termine le plus tôt possible ! »

Un demi-siècle plus tard, je me rends compte que, certes, j’ai tracé mais que je me retrouve devant une ligne de départ, et que tout ça n’a été qu’un échauffement, une préparation, un avant-goût, et que même que l’on me dit que j’ai pas fini totalement l’échauffement. Dit autrement, à contrario de la baisse de moral que l’on pourrait avoir, j’ai encore plus la niaque !

Bref, tout ça pour dire que je suis heureux qu’enfin un maître du monde unitaire ait bien voulu me prendre sous son aile pour qu’on en termine avec l’éclosion finale du poussin. Avant j’étais dans le ventre de maman et ce fut ma 1ère naissance. Maintenant que je suis dans la coquille, il me tarde d’avoir ma seconde naissance comme Jésus l’avait si bien dit à Joseph d’Arimathie : Il faut naître une seconde fois pour rencontrer le Père…

Je vais donc faire le nécessaire afin de sortir du second ventre qui est celui de l’égo. C’est sûr qu’avec moi, il a déjà perdu les eaux mais l’essentiel n’est pas encore fait et, comme vous l’avez compris, la nuit de l’Âme est justement cette période d’accouchement. Il est donc préférable d’avoir un accoucheur qui nous attend de l’autre côté, et il est préférable de suivre les consignes qu’il nous donne.

Alors à ceux et à celles qui veulent rester dans leur ventre égotique et qui se disent qu’ils y resteront aussi longtemps qu’ils veulent parce que c’est le paradis, je désire vous dire que les césariennes divines n’existent pas. Dit autrement, la lâcheté d’affronter le véritable passage n’est pas admise. On comprend donc mieux pourquoi certains lecteurs et lectrices ont peur des reculades devant l’inévitable.

Mais oui, monsieur Bleu n’arrête pas de parler de souffrances, de prisons, etc… alors que cela devrait être Lumière, Paix, Harmonie… Ça c’est sûr que vous allez voir la Lumière, tout comme vous l’avez vu lors de votre naissance en ce monde. Ça va être cru, direct et super éblouissant pour celui qui aura vécu dans le sombre d’un ventre maternel (ou à l’intérieur de la coquille).

Oui, ça va décoiffer lourd-lourd, alors autant être prévenu, et puis une fois que l’on sera de l’autre côté, on pourra faire des babillages angéliques et découvrir le monde qui nous a enfanté. Eh oui, revenir à la Source c’est bien, comme son nom l’indique, que tu reviens à la source de ta propre création, de ta propre origine et je trouve sympa d’aller retrouver les frérots et les frangines qui n’arrêtent pas de nous tapoter la coquille de leur regard tant ils attendent de voir des petits poussins tout mignons piaillant pour qu’on leur donne à bouffer.

En tout cas, moi j’ai déjà la dalle et pourtant je ne suis pas encore sorti. Mais bon, je pense qu’ils ont un frigo bien rempli car je les crois très prévenants et surtout très attentifs aux quelques-uns qui auront été aussi virolés dans cette couveuse de 3D falsifiée et corrompue à un tel point de non retour. Les 10 planètes n’étant qu’au fond qu’une couveuse pour prématurés, alors estimons-nous heureux d’y aller pour enfin pouvoir naître à notre véritable identité divine.

Laurent DUREAU

 

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