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Les réseaux sociaux : du flan ? (2)

 rseauxIl est vrai qu’il est difficile d’éviter d’être inscrit dans plusieurs réseaux sociaux comme Viadeo, 6nergies, Xing ou LinkedIn. Surtout que l’économie actuelle (avec toutes les charrettes en cours) ne va faire que précipiter la tendance.

En France, les média sont peu loquaces sur la question des répercussions du tsunami financier qui traverse l’économie actuelle. Je pense que le gouvernement a dû les mettre au pas afin de ne pas affoler les consommateurs que nous sommes…

Pour ceux qui parlent ou lisent l’anglais couramment, l’internet est une source inépuisable d’informations qui ne sont pas données au JT. Donc pour ceux qui ont quelques problèmes linguistiques, voici le blog de Pierre qui fait un magnifique résumé des news mondiales.

Depuis plus d’un mois, je me dis qu’il faut que je mette mes profils à jour sur tous les réseaux sociaux où je suis inscrit car ce n’est plus vraiment mis à jour. C’est une tâche de fond que je me réserve d’ici la fin de l’année.

A cet effet, la version Française de LinkedIn qui vient juste de sortir est une bonne chose. En effet, avant ce n’était qu’en Anglais et donc bien visible à l’international et forcément réservé aux anglophiles.

Le plus apporté par LinkedIn est que l’on peut avoir plusieurs profils (un dans chaque langue) et ceci est un avantage majeur dès que l’on veut faire un peu à l’international.

D’ailleurs pour son lancement en langue Française, j’ai eu l’occasion d’être l’un des blogueurs Français à être invité à une soirée dans un resto très chic sur les Champs Elysées afin de discuter avec l’un des fondateurs de Linkedin, le DG Europe et le Directeur technique (lui aussi cofondateur mais aussi Français).

J’ai donc pu discuter avec eux, à tour de rôle, afin d’exprimer ma vision des réseaux sociaux et comment personnellement je les utilisais. Je pense qu’ils ont vraiment apprécié d’avoir 9 visions différentes car aucun des blogueurs n’avait la même thématique de blog.

Il y avait Frédéric Cavazza, Jacques Froissant, Bertrand Duperrin, Hugo Cousin, Guillaume Buffet, Richard Menneveux, Emmanuel Parody, moi-même et la seule blogueuse du lot Fadhila Brahimi.

Fred, Jacques, Bertrand, Hugo et Fadhila ont écrit un billet concernant cette soirée et les liens ci-dessus vous y emmèneront directement. Je ne vais donc pas y aller de mes commentaires car ils ont déjà écrit l’essentiel.

Bref, les choses bougent et il va falloir que j’en fasse de même car je crois que je sous utilise la puissance de ce type de réseau. J’en ai particulièrement discuté avec Reid Hoffman (Chairman fondateur) en lui indiquant tous les freins que je rencontrais face à cette phobie de faire sur tous les réseaux sociaux.

Sur bien des points, il était d’accord que ce type de réseau était surtout fait pour ceux qui sont dans la logique recherche d’emploi ou, à l’inverse, pour ceux qui cherchent à recruter. Par contre, pour un entrepreneur cela devient plus anecdotique. Ce dernier peut éventuellement rechercher des compétences pour faciliter son business mais sans plus.

Et puis, sur un certain point, il a admis que le côté tribal du réseau social est quand même plus implanté dans le monde anglophone où cette pratique semble naturellement aller de soi. C’est alors que je lui ai parlé de ces fameux liens que nous faisons avec d’autres personnes (plus ou moins connues) juste afin de développer notre réseau.

En effet, à quoi cela sert-il d’afficher 2.000 liens directs quand vous peinez à en suivre 100 ? J’ai donc abordé le côté confiance de ce type de réseau. Je lui ai demandé s’il était possible d’indiquer le poids d’un lien car il y a une différence entre quelqu’un que tu connais bien, celui que tu as entrevu et celui que tu n’as jamais vu.

J’ai fait la comparaison avec Google et sa technologie afin de connaître le poids d’un site web. Le fameux PR (Page Ranking) calculé d’après une formule “magique” serait-il duplicable pour un réseau social afin d’indiquer un indice de confiance ?

La réponse de Reid, bien qu’un peu détournée, explique que pour des raisons “sociales”, il est difficile de mentionner que telle relation est proche tandis qu’une autre est de moindre importance. On tombe donc dans le politiquement correct !

La seule solution à cette issue est donc de contacter directement la personne en lui demandant la nature exacte de la relation avec le lien mentionné. Il faut donc prévoir quelques coups de fil et surtout éviter l’email.

Bref, si j’allonge 2.000 contacts de premier niveau, il est carrément sûr qu’au moins je n’en connaisse pas les 4/5ème. En effet, il faut une sacrément bonne mémoire pour se rappeler tout ce beau monde et surtout s’assurer que ledit individu n’ait pas entre temps foiré des affaires ou fait des coups tordus…

En résumé, un bon réseau social est un réseau que vous suivez et que vous entretenez en évitant toute dispersion ailleurs que dans votre secteur d’activité. C’est donc un job à temps plein au même titre que faire attention à sa femme et à ses gosses.

Les questions qui me viennent donc à l’esprit sont : Quel est le ROI d’un réseau social ? Quand est-il du temps passé lorsqu’il faut appartenir à plusieurs réseaux sociaux ? Faut-il s’amuser à dupliquer tous ses contacts ?

Tout cela me semble assez chronophage pour des résultats aléatoires. Dans le cas d’un cabinet de recrutement comme celui de Jacques Froissant, l’affaire semble très efficace et rentable mais qu’en est-il pour celui qui ne cherche pas de travail ?

Doit-il être sur les réseaux au cas où ? Rien qu’à regarder sur Viadeo, on se rend compte que les 2/3 voire les 3/4 des inscrits, pour ne pas dire les 4/5, ne sont pas actifs. Alors ne parlons pas des hubs où la qualité des échanges semble absente.

J’ai tout simplement l’impression que la mode des réseaux sociaux suit la même courbe que la bulle internet du début du siècle. Beaucoup d’espoir, beaucoup d’attente et au final un éclatement total où seul ceux qui ont su trouver un “business model” pragmatique survivront.

Je pense effectivement que seuls ceux qui auront travaillé correctement leur réseau et, en accord avec leur capacité de réseautage réel, pourront en tirer un bénéfice. Pour les autres, cela n’aura été qu’un gaspillage de temps.

Je vais donc personnellement me restreindre à 2 réseaux (LinkedIn et Viadeo) pour l’instant en essayant de construire des vrais liens avec des vrais contacts. Mieux vaut avoir 25 liens en béton que 1.000 virtuels.

Laurent DUREAU

PS : Je tiens à remercier tout particulièrement la société I&E (et ses deux collaboratrices charmantes) qui a organisé la rencontre des différents blogueurs avec les représentants de LinkedIn. Je rajoute aussi ici, François Guillot qui travaille dans cette entreprise et qui nourrit d’articles professionnels le blog Internet & Opinions.

PS 2 : Voici une carte allégée des réseaux sociaux. Il est évident que dans mes articles, je parle exclusivement des RSP (Réseaux Sociaux Professionnels). Les autres comme Ziki, MyBlogLog (Yahoo), Plaxo sont incontournables pour un blogueur avec SlideShare en option.

Article paru à l’origine sur le blog Booster Votre Influence le 1er décembre 2008 et réactualisé sur le blog 345D le 4 avril 2012.

Lien Permanent pour cet article : http://345d.fr/les-reseaux-sociaux-du-flan-2/

(1 commentaire)

  1. kamala

    RIEN A DIRE ! … je ne comprends rien ! j ai peur de perdre Laurent ! dis Brigitte tu restes ? ! ! !

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