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Y a-t-il des douaniers dans les hautes sphères ?

douaneLa question peut faire rire au premier abord, mais elle n’est pas si stupide que cela. En effet, nous savons tous qu’il existe une hiérarchie dans l’Univers. Elle n’est point basée sur la guerre et la séparation; cependant il semblerait que des frontières existent afin d’éviter les éléphants dans les magasins de porcelaine…

Alors, en face de quels critères sommes-nous ? Des critères “d’amour”, de joie, de sincérité, de simplicité, de persévérance, d’éthique, de vibration personnelle, de niveau de conscience ? Et si oui, alors qui seraient les « gardiens de la Paix”, comme nous nous plaisons à le dire ici-bas ?

La réponse est simple et pourtant, habitués à projeter nos visions basées sur notre mode de vie sur les autres univers, la réponse nous semble évidente : il y a des gardiens du seuil ainsi qu’une flopée d’entités, comme le seigneur du karma par exemple. D’un point de vue de l’imagerie mentale c’est vrai, mais d’un point de vue vibratoire, c’est nettement moins vrai.

Dit autrement, la vérité dépend de notre point de vue, qui est en relation directe avec la quantité d’ignorance qui nous habite encore. En effet, l’Univers est basé sur une force incommensurable que l’on se plait à nommer amour. Mais qu’est-ce que l’amour sinon l’échange d’information ?

Hé oui, puisque nous sommes dans l’UN et que l’UN est en chaque chose qui compose les Univers, cette force de vie, que nous nous plaisons à imaginer comme des gosses devant une vitrine de Noël, n’est en fait que la volonté de mettre à disposition de chaque particule de l’Univers l’ensemble de toutes les informations vécues par l’UN dans sa recherche de lui-même.

C’est à l’image de chaque cellule de notre corps qui a besoin de savoir ce qui se passe chez les autres, afin de tirer dans le même sens que tout le monde. Cet esprit “Unitaire” est une constante dans tous les niveaux de La Création, mais pour en prendre conscience, il est nécessaire de connaitre son complémentaire qui est l’individualisme…

Ainsi, chacun de nous est tiraillé par 2 choses. Nous voulons vivre notre individualité, ce qui fait notre unicité, tout en faisant en sorte de faire UN avec tous. C’est loin d’être simple, et c’est en fait pour cela qu’il existe un inspir et un expir. L’expir disperse et individualise, tandis que l’inspir va essayer de rassembler, par un mouvement inverse, tous les postillons…

Le gain dans cette histoire n’est pas de cracher pour ensuite réingurgiter, bien que ce soit folklorique à souhait. L’objectif est plutôt de prendre conscience que la Créature éjectée est capable de retrouver le chemin de la maison. Dit autrement, nous sommes l’UN essayant de savoir ce qu’il a dans le coffre. Ça s’appelle l’expérimentation.

Nous savons tous ce qu’est l’exercice du crachat. Cela semble une évidence pour tous, cependant ce n’est que par l’art de la pratique que vous saurez en quoi ça consiste exactement. Il y en aura donc des professionnels, pendant que d’autres en seront à leurs balbutiements, tout en sachant que certains n’ont pas encore compris dans quel sens du vent il est préférable de le faire.

En clair, en tant que préhumain dans le bac à sable de la maternelle, on est heureux de crachoter au visage des autres, histoire de rigoler. Ça part dans tous les sens, ça postillonne à fond, et ça chiale rapidement quand on se retrouve aspergé. On fait la grimace et on essaie de trouver un coupable à tout prix, car un bon nombre n’a pas encore découvert que le vent existait…

En effet, au niveau de l’Univers, nos crachats s’appellent des formes-pensées et, selon la direction du vent, elles nous reviennent en pleine face. Forcément, on n’y comprend rien, car les formes-pensées ne sont pas aussi visibles que les postillons qui dégoulinent. L’Ascension consiste donc à prendre conscience que, lorsque nous éternuons, c’est bien un ensemble de corps différents qui émettent des postillons selon leur nature et donc, leur fréquence.

Dit autrement, si l’on reste toujours au niveau du physique “extérieur”, ce qui nous semble être réel car palpable avec nos doigts, on va distribuer des baffes à qui en veut en voilà, car nous sommes intimement persuadés que c’est quelqu’un d’autre qui nous a envoyé les postillons.

Souvent, par la force de l’habitude sociale, nous postillonnons à outrance sans même nous en rendre compte. Et bla-bla ceci ou bla-bla cela, afin de croire que c’est en postillonnant que nous existons véritablement. C’est donc devenu normal de médire, de juger à l’emporte-pièce, voire de cogner si l’autre n’est pas d’accord. Bref, ça reste donc au niveau très primaire.

Puis, en cette humble et ignorante population, certains et certaines commencent à se rendre compte qu’ils reçoivent monnaie de leur pièce, qu’ils récoltent ce qu’ils sèment. En d’autres mots, ils commencent à percevoir qu’ils sont les propres cocréateurs de leurs ennuis et malédictions. Ils commencent donc à se mettre la main devant la bouche afin d’atténuer la réception par les autres.

C’est donc un début de conscience que savoir se respecter commence donc par respecter les autres. C’est là que, bien souvent, il découvrira la notion d’un truc appelé le vent. Il découvrira qu’une force invisible est suffisamment forte pour lui renvoyer ses propres postillons, bien qu’il soit seul et qu’il ne parle à personne.

En effet, il découvre qu’il existe d’autres niveaux d’expression et de vie en lui. Ainsi pour lui commence l’ouverture des volets qui lui permettra d’y voir plus clair, grâce à la lumière de la compréhension qui vient le frapper. C’est comme s’il sortait du brouillard des crachotis qu’il arrive maintenant à distinguer.

Il comprend qu’il n’est pas seulement un corps physique et que ses “sens physiques, matériels” ne sont qu’un niveau grossier de ce qu’il est, de ce qu’il peut ressentir de lui et en lui. C’est donc tout un nouveau monde qu’il va vouloir expérimenter, et il y mettra du cœur en fonction des retours qu’il aura.

S’il y a brise légère, il aura le sourire et pensera qu’il avance à grand pas sur le chemin de l’éveil. Cela l’amènera tôt ou tard à se prendre un mur, une rafale de vent balaise sortie de nulle part, et qui le mettra sur le cul. Sonné par le choc, il chialera sur le coup et sur son sort, et puis se relèvera en se disant qu’un invisible, un douanier, un tordu lui en a mis une belle parce qu’il a marché dans un truc privé.

Fort de cette constatation, il élucubrera des théories conspirationnistes où des initiés veillent à ce que l’on ne vienne pas les emmerder. D’un certain point de vue, c’est fortement compréhensible, cependant ce n’est pas une raison pour électrifier les clôtures, creuser des fossés et tirer-baffer à vue !

C’est sûr que tout gamin qui sort de l’enclos du bac à sable va se faire sermonner par les nounous qui ont intérêt à ce qu’on y reste. Cependant, si certains maternés apprennent de leurs essais-erreurs, ils trouveront tôt ou tard la sortie pour prendre vraiment la poudre d’escampette sans se faire véritablement remarquer.

Le seul truc, c’est qu’une fois dehors, les règles du jeu ne sont plus tout à fait les mêmes. Et c’est là que l’on peut se prendre la tête et se la taper contre les murs en se disant que c’était une connerie de première de s’être tiré du bac à sable où, tout compte fait, c’était assez peinard malgré le brouillard persistant des crachotis et des nounous un peu bornées.

Alors, en revenant à la question initiale, y a-t-il dans ce nouveau monde (hors du bas à sable de la dualité) des douaniers qui vont nous racketter ? La réponse est non, mais si vous vivez le contraire, c’est que vous êtes encore dans l’astral où des entités bienveillantes veulent assurer votre protection contre monnaie trébuchante.

Leur monnaie à eux, ce n’est pas du papier imprimé qui ne vaut pas un clou, mais tout bonnement votre énergie, enrobée de vos émotions et, si possible, dans la version chocolat noir, amer et sans trop de sucre. Il y a donc bien des douaniers, mais seulement dans le périmètre du bac à sable de la dualité.

Dit autrement, si vous persistez à lâcher prise et à vous dénuder de tous les trucs émotionnels et affectifs, ainsi que des peurs liées à votre personnalité préhumaine, les douaniers de l’astral ne pourront plus rien vous sucer. Ils vous laisseront donc aller en se disant qu’un mouton plumé et amaigri n’a plus vraiment d’intérêt pour eux.

C’est alors que si vous persévérez à mettre de la distance avec le bac à sable de l’illusion de 3D, des mains secourables viendront vous caresser les ventricules de votre petit cœur. C’est à l’image de l’oisillon qui en avait marre de rester dans le nid d’un monde dictateur, où les coups de bec étaient plus nombreux que les bouchées divines…

Déplumé jusqu’à l’os, c’est alors que vous apprendrez à ressentir avec encore plus d’acuité via vos différents corps, l’énergie d’amour, l’énergie de communication, l’énergie communicative qu’il y a des gentils qui vous veulent du bien. Ces “grands frères” vous offrent de leur attention afin que vous puissiez vous remplumer avec joie et discernement.

Ils ne changeront pas vos caractéristiques génétiques, mais ils mettront à votre disposition une paix si grande que vous pourrez en entendre la croissance de vos propres plumes. Ainsi, par vos propres ressentis, vous apprendrez à respecter ce qui est, sans aucun jugement d’aucune sorte.

Vous accepterez vos cicatrices comme étant les médailles de votre ténacité, de votre persévérance à être vous-même et non juste un moineau parmi d’autres. Vous découvrirez que l’amour véritable ne se situe pas dans les chamailleries affectives ou émotionnelles, ou dans l’imposition intransigeante d’une personnalité remplie de peurs et d’ignorance.

Vous serez vous, tout comme l’arbre est arbre. Puis, un jour ou l’autre, on vous fera comprendre qu’il est temps de retourner dans l’arbre de votre monde afin d’égosiller votre Présence à vous-même. Vous chanterez sur tous les spectres possibles afin que tous puissent entendre qu’il existe un monde merveilleux où la lumière vibrante d’un soleil a dissout le brouillard de l’ignorance.

Vous ne chercherez pas à convaincre quiconque, car vous savez pertinemment que cela n’est que vanité du mental-égo. Non, vous savez qu’être illuminé veut dire avoir vécu, vibré et expérimenté au plus profond de votre ADN qui fait qu’aucune preuve n’a besoin d’être apportée puisque vous êtes la preuve elle-même, vous savez.

Ainsi, vous ne participerez pas aux conversations crachoutolliesques des mental-égo qui vous entourent. Eux, ils discutent, ils argumentent, ils réfléchissent, ils cherchent des preuves et pensent qu’en opposant leur point de vue, il en sortira du meilleur. Mais vous, dans votre silence, dans le minuscule sourire au coin du bec, vous irradiez ce qui est avec magnificence.

Vous savez que la meilleure de toute les concentrations, c’est d’être dans la décontraction et le lâcher-prise afin d’être encore plus dans la réception des messages invisibles aux braillards qui caquètent sans arrêt. Le silence leur est insupportable, car ils ne veulent pas entendre leurs propres crachotis, leurs propres nocivités, leurs propres démons.

La maturité “perceptive” que l’illuminé de service a su développer n’a été qu’un effort conscient vers plus de sincérité et de vérité quant à sa propre vibration intérieure. Cela faisant, il n’a plus honte de ce qu’il est, et ainsi n’a plus peur d’être transparent aux regards des autres. Il est simplicité par nécessité.

Il est un “simple d’esprit”, car il a compris que la marche de l’Ascension n’est qu’ouverture vers des dimensions supérieures où tout se partage. Il a compris que c’est par sa transparence qu’il se fera impacter encore mieux par la connaissance issue des dimensions supérieures. Son humilité ressemble à un sol attendant la rosée du matin… Il sait qu’elle viendra, car le cycle de la vie est ainsi fait.

Il n’a donc point besoin du crachotis des préhumains pour se sentir vivant. Car, il sait qu’en lui, une graine immense a été déposée et qu’elle n’attend que l’information nécessaire pour se développer. L’illuminé est donc quelqu’un d’ouvert par nature, car il sait que ce n’est qu’à travers ses différents corps qu’il aura ce dont il a besoin pour grandir.

Il n’y a donc point d’impatience ou d’excitation, parce qu’il sait que s’il éclot trop tôt, la gelée du mental viendra le cueillir. S’il vient trop tard, les mauvaises herbes des croyances l’étoufferont, alors il fait confiance au meilleur de tous les jardiniers qu’il ait connu dans toutes ses vies : son Soi Supérieur.

Alors, y a-t-il des douaniers dans les hautes sphères ? Hé bien, tout dépend à quelle altitude vole votre conscience. Si, pour vous, les hautes sphères s’arrêtent à l’astral, qu’il soit inférieur ou supérieur, vous rencontrerez des garnisons de douaniers. Mais si vous allez encore plus haut, là où il n’y a plus de matière, il n’y en aura aucun tout simplement.

Il ne peut exister des douaniers que là où il y a séparation. Quitter le monde de la séparation pour le monde du partage et de la collaboration unitaire fera que vous ne rencontrerez plus aucun uniforme tout simplement.

Laurent DUREAU

Article paru à l’origine sur le blog 5D6D le 8 décembre 2011 et réactualisé sur le blog 345D le 8 novembre 2012.

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