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Sans elle, nous ne pourrons rien…

 disponibiliteDerrière ce titre un peu mystérieux, j’aborde une qualité fondamentale qui malheureusement commence à faire singulièrement défaut au chercheur d’éternité que nous sommes.

En effet, pour tous ceux qui sont sur la route de l’éveil afin de trouver l’épanouissement tant recherché, il est au moins une chose dont il faut disposer. Or, par les temps qui courent et l’urgence de ce qui se passe, cette qualité semble fondre au soleil…

Alors, qu’est-ce donc que cette qualité si cruciale dont nous venons à manquer de plus en plus ? C’est tout simplement la disponibilité.

Aujourd’hui, je remarque que tout le monde court après le temps, car tous sont pris dans les tenailles du faire, dans les tenailles du “il faut”, dans les excuses un peu rapides du “je n’ai pas le choix”.

C’est désolant à voir et, pour se convaincre de ces tas d’inutilités qui comblent notre emploi du temps, il suffit de faire l’exercice suivant : Dites-vous qu’il ne vous reste plus qu’un mois à vivre.

Ressentez-le profondément et vous allez voir toutes ces choses qui vous bouffent la vie comme ridicules et insignifiantes. Vous allez découvrir que l’essentiel est ailleurs, vraiment ailleurs !

Une fois dans ma vie, j’ai eu à prendre une décision capitale qui allait probablement me coûter la vie. Je sais, tout le monde n’a pas cette chance me direz-vous, et pourtant cela ne dépend que de vous.

En effet, je devais aller dans un pays totalement en guerre afin d’y apporter mon humble contribution d’éclaireur de conscience. C’est comme si aujourd’hui on vous demandait d’aller en Afghanistan, en pleine vallée des Talibans pour leur dire qu’ils n’ont pas bien interprété les écritures.

C’était de cet ordre-là et ma probabilité de survie relevait plus du poker que de la raison. Bref, quand on a la foi, rien ne nous fait peur et même pas celle d’avoir la ceinture de dynamite autour du ventre, un couteau sous la gorge ou une balle dans le coffre !

Dit autrement, votre foi doit être largement au-delà de votre peur de mourir physiquement. Mais vous n’êtes pas tout seul en ce monde, surtout si vous êtes marié et que vous avez des enfants. Il a donc fallu préparer le terrain.

Cela a commencé par faire un testament, puis aller signer un contrat d’incinération comportant les clauses de rapatriement, le choix du cercueil, du vase et tout le tutti quanti qui va avec.

En effet, si vous vous dites que vous allez mourir dans un mois et ne rien faire en attendant, vous ne jouez pas le jeu à fond. J’ai donc pris mes responsabilités afin que ma “disparition” ne coûte rien à personne !

Croyez-moi que choisir son cercueil ainsi que le vase pour les cendres permet de vous mettre dans l’ambiance. Mais le plus dur qui vous reste à faire est de dire au revoir à vos proches, vos amis et les lointains.

La première chose qui vous vient à l’esprit est de régulariser les relations tumultueuses que vous avez avec certaines personnes. En effet, le bon Dieu aime bien les vaillants, mais surtout s’ils ont les mains propres et le cœur pur.

Alors, se pointer à la porte du Paradis avec des casseroles au derrière, cela ne fait pas très sérieux. J’ai donc listé, de mon humble mémoire d’homme, toutes les relations peu enclines à l’amour et au partage.

J’ai alors pris le téléphone et régularisé la chose avec chacune des personnes que je ne pouvais rencontrer physiquement parlant. Sur le moment, quand ils décrochent, ils sont surpris et se mettent systématiquement dans leurs tranchées, prêts pour un nouveau 14-18.

C’est alors qu’avec la voix douce et calme, vous leur annoncez qu’il ne vous reste plus que quelques semaines à vivre et que vous aimeriez partir en paix de l’autre côté. Et hop, instantanément, ils retournent leur veste et découvrent que vous êtes un type bien.

Par cette approche de vouloir faire la paix, vous ressentez qu’ils vibrent d’une compassion à votre égard comme jamais vous ne l’auriez imaginé. Même s’ils étaient devant la TV, à table ou prêts à partir à un rendez-vous, ils se trouvent totalement disponibles pour vous.

Ceci est déjà un premier exemple que chacun d’entre nous sait être disponible quand la raison qui nous intercède est d’une nature propice à la paix et à l’amour.

Puis, il y a eu ceux que j’ai pu rencontrer au restaurant. C’était, en sorte, le dernier repas. Nous discutions de tout et de rien, car je ne pouvais dire de quoi j’allais probablement mourir (puisque j’étais en parfaite santé).

Généralement, la personne ne cherchait pas à savoir la vérité mais cherchait plutôt à être avec vous, à vous ressentir afin de profiter de votre présence. Il y avait dans l’air de la gratitude, car chacun ressentait que j’étais vrai avec moi-même et qu’il comptait pour moi malgré les dissensions.

Bref, cet exercice vous fait prendre conscience que chaque être humain, quelle que soit l’antipathie qu’il vous affiche, ne cherche qu’à être en paix avec vous car il sait intimement qu’il s’en portera mieux.

J’ai ainsi, de jour en jour, de semaine en semaine, nettoyé la maison de toutes ces relations qui me pourrissaient la vie. Je me sentais de plus en plus léger, de plus en plus en paix et en joie.

Puis, quand ce fut le tour de ma femme et de mes enfants (qui avaient alors dans les 10-12 ans), ce fut une autre paire de manches pour leur faire comprendre que je n’allais plus pouvoir les aimer tendrement par ma présence.

Puis, quand arriva le dernier jour, celui de mon départ pour l’aéroport, j’étais en paix profonde avec moi et avec tout ce qui m’entourait. C’est ainsi que j’ai pu voir la quantité d’amour dégagée par les gens.

Mon regard et mon cœur ne faisaient qu’un. Il s’en dégageait une telle aura que toutes les personnes qui prirent l’avion avec moi me nommèrent comme chef de file. Ils ressentaient tous cette puissance que l’on acquiert quand on va au-delà de la peur de la mort.

La majorité des gens qui m’accompagnèrent eurent tous des ennuis “physiques”, voire psychologiques, lors de ce périple mais moi, je n’ai même pas eu une égratignure et de tout temps j’ai gardé la tête froide.

Aller au-delà de la peur de la mort, c’est découvrir la toute puissance de l’amour et surtout de l’impact qu’elle a sur les gens.

Vous êtes comme invincible, car même la menace de lynchage par des foules en délire vous laisse de marbre. Alors pour en revenir au fait principal de cet article, rendez-vous disponible afin de découvrir la véritable puissance du cœur.

Arrêtez de tout vouloir faire par la force de votre mental-égo, car derrière ses apparences de solidité, il n’est qu’un château de carte bâti sur du sable.

La plus grande de toutes vos peurs est celle de la mort physique. Alors allez parler gentiment à votre mental-égo en vous disant que vous allez mourir dans quelques semaines. Donnez-vous une date avec éventuellement un billet d’avion à la clé !

C’est alors que vous verrez que cet usurpateur va faire dans son froc. C’est ainsi que vous prendrez conscience qu’il vous occupe à des choses sans importance afin de vous contrôler pour mieux vous asservir.

Approcher la mort dans un accident de voiture ne vous donnera pas du tout la même expérience, car il n’y aura eu aucune démarche volontaire. Idem pour les maladies, car vous réagirez comme une victime impuissante à changer son destin !

Ce n’est que par une démarche consciente et responsable basée sur le cœur que vous pourrez affronter votre ego inférieur. Vous n’aurez alors plus honte de reprendre contact avec les gens avec lesquels vous êtes en brouille.

Personne sur Terre n’a envie de partir au ciel avec des liens karmiques. Supprimez toutes les chaînes qui vous maintiennent en état d’esclave soumis aux lois du déshonneur des humains.

Il n’existe pas de déshonneur, d’humiliation ou de traîtrise, quand il faut pardonner et se faire pardonner.

Arrêtez donc de vous retrancher derrière toutes les règles et conneries dictées par votre ego ou celui des coutumes et cultures qui vous entourent. Vous êtes mieux et plus que cela, car vous êtes un ange incarné.

Relevez-vous en affichant votre véritable dignité. Pas celle prônée par les polars de basses couches mais celle qui vous vient directement des Cieux à travers votre cœur.

Vous ne pouvez pas savoir combien de réflexions connes j’ai eu de la part de mes proches et amis quand je leur demandais s’ils avaient les coordonnées de ces gens avec lesquels j’étais en bisbille.

Ils ne comprenaient pas quelle était ma véritable intention. Ils étaient campés dans leurs jugements de pacotille où brillait la splendeur de l’ego. Mais après m’être occupé des cas difficiles, ils sont eux aussi passés à la moulinette de ma vague de régularisation.

Tout ce que je sais, c’est qu’ils voyaient que cet exercice m’avait profondément fait du bien. Voyant cela, je leur proposais de faire de même auprès de leurs relations mais là, beaucoup s’éteignirent dans le brouillard de leur propre peur.

Alors soyez disponibles en arrêtant nombre de vos activités qui vous bouffent le temps, les neurones et les forces que vous avez. Vivre l’instant présent, c’est lâcher prise à tout ce qui vous entraîne vers le bas, vers le fond, vers l’abîme.

Je sais, vous avez des obligations, des passions, des hobbies et il vous semble presque herculéen de vouloir faire du ménage. Eh bien, faites alors l’exercice en vous disant que dans un mois vous serez mort.

Si vous y croyez suffisamment, vous allez enfin voir le vrai manipulateur de votre vie et quels sont les miroirs aux alouettes qu’il utilise pour vous asservir. Vous allez être vraiment étonné !

Je connais actuellement une personne qui désire que je lui enseigne certaines sciences pas vraiment disponibles sur le marché, mais elle est tout le temps indisponible pour cause de ceci ou de cela.

L’association-ci, l’association-là, la famille, le boulot, les décès, etc. et les mois passent et d’ici quelques semaines, j’irai planter mes pénates dans un autre coin de France où d’autres gens m’attendent avec impatience. Tant pis pour elle et tant mieux pour les autres.

En clair, nous avons tous dans notre mémoire quelques opportunités que nous avons laissé passer. C’était peut-être le compagnon de votre vie, peut-être votre futur patron ou associé, mais pas le temps, trop de choses à faire !

A force d’écoper le bateau ou la barquette qui prend l’eau, vous ne voyez même plus quand on vous en propose un autre tout neuf, plus grand, plus beau, plus confortable et qui flotte de toute sa beauté !

Globalement, les 3/4 de vos emmerdes sont celles que vous vous êtes octroyées en plus de ce qui était prévu. Aller sur le chemin de l’éveil, c’est tout d’abord redevenir disponible à soi, puis ensuite aux autres.

Comment voulez-vous devenir réceptif si vous n’êtes pas disponible ? Comment voulez-vous percevoir ce que secrètement vous demandez si vous êtes incapable de vigilance et d’écoute ?

Comment voulez-vous augmenter votre niveau d’éveil si vous ne levez pas le nez du guidon ?

Faire est nécessaire mais Être est vital, alors que choisissez-vous comme priorité ?

Arrêtez de vous faire bouffer la vie par les autres, par les systèmes et par les proches. Reprenez les commandes de votre vie en reprenant les commandes de votre emploi du temps !

Votre train de vie vous empêche de ralentir, alors ralentissez votre train de vie. Si vos enfants et votre compagne vous aiment, c’est bien, mais vous verrez qu’ils vous aimeront encore plus si vous passez encore plus de temps avec eux, quitte à réduire le train de vie.

D’un autre côté, s’ils vous demandent toujours de plus en plus de temps, prenez du recul et voyez combien ils sont vides d’eux-mêmes. Vous n’êtes pas là pour combler leur manque mais pour partager vos plus.

L’autonomie de chacun commence par la nôtre. Soyez l’exemple vivant que vous n’avez pas besoin d’eux pour exister mais que vous êtes très sensible au partage.

Quand on est avec soi-même, on n’est jamais seul. C’est seulement quand on est vide d’écoute de soi que l’on ressent la solitude et l’abandon.

Apprenez à vous écouter en arrêtant de bouffer tout votre temps à l’extérieur. Redevenez disponible à vous-même, et quand vous serez plein de vous-même alors vous pourrez le partager avec les autres.

On ne peut donner de l’amour et de l’écoute si on ne commence pas par soi-même. Vouloir en donner à l’extérieur alors que nos caisses sont vides revient à fabriquer de la fausse monnaie.

Tôt ou tard, les autres comprendront qu’ils n’ont reçu que du papier sans valeur, que des moments creux, que de faux partages, car vous n’étiez pas en contact avec votre véritable Soi.

Se mentir à soi-même ce n’est pas déjà un bon départ sur le chemin de l’éveil, mais mentir aux autres c’est s’assurer une arrivée plutôt délicate et karmiquement largement encombrée.

Retrouvez votre liberté en retrouvant l’art de l’écoute, l’art d’être disponible à soi-même pour enfin être disponible aux autres, au nouveau et aux miracles.

Vous n’êtes pas seul en ce monde, alors il est temps que vous commenciez à redécouvrir celui qui vous accompagne depuis toutes vos réincarnations. Il est la pièce maîtresse sur laquelle vous pourrez construire la fusée de vos rêves.

Une fois votre cap Canaveral cartographié, vous pourrez faire de la relation presse pour embarquer quelques privilégiés dans l’apesanteur des soucis et dans l’extase de voir la vie en direct depuis l’espace de votre cœur.

Laurent DUREAU

Article paru à l’origine sur le blog Booster Votre Influence le 1er juin 2009 et réactualisé sur le blog 345D le 17 septembre 2012.

Lien Permanent pour cet article : http://345d.fr/sans-elle-nous-ne-pourrons-rien/

(1 commentaire)

  1. Elisa

    ❓ tellement juste..merci Laurent ! 😉

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