Réflexions diverses de 3D…

miroirBonjour à tous et merci d’être ce que vous êtes ici et maintenant ! Cet article a pour objectif de vous livrer quelques-unes des réflexions qui me sont venues à travers vos commentaires récents…

En effet, le temps passe et la 3D n’en finit pas de trépasser… Même si la date n’est pas connue définitivement (bien que projetée), c’est sûr que ce n’est plus qu’une question de mois. Alors faut-il encore lui donner du crédit et agir en conséquence, ou tout simplement ne plus lui donner d’attention afin qu’elle parte encore plus vite ?

Oui, nous sommes encore dans un corps physique et il n’est pas faux de dire qu’il faut quand même continuer à le nourrir, mais qu’en est-il de nos pensées véritablement ? Nous savons que ce sont elles qui sont à l’origine du maintien actuel du monde, alors pourquoi vouloir s’acharner sur le malade de la 3D ?

Il y a une vaste différence entre laisser mourir un patient tout en lui prodiguant le minima de respect et l’acharnement thérapeutique. Ce ne sont que ceux qui veulent avoir raison qui vont s’acharner contre la volonté même du patient à vouloir le faire vivre.

Oui, nous sommes encore en 3D physiquement avec tout le minima à faire pour rester décent par rapport au malade, mais ce n’est pas pour autant qu’il faille continuer à l’alimenter par nos pensées, gestes et paroles. Alors au lieu de porter votre attention sur les futurs morts à l’hôpital, pourquoi ne pas la porter sur la maternité qui est dans l’aile du bâtiment d’à côté ?

Pour bien me faire comprendre, je répète que je ne dis pas qu’il ne faut plus s’occuper des mourants; je dis simplement qu’il faut seulement faire le minima pour qu’ils souffrent le moins possible. En ne portant plus votre attention sur toutes les institutions et ceux qui les dirigent, vous leur ôtez le pouvoir qu’ils ont sur vous et sur la vie de tous vos frères et soeurs qui n’ont pas encore ouvert les yeux sur le chemin de leur divinité intérieure.

Ainsi, quand une personne très 3D vient à me parler, j’acquiesce à ce qu’elle me dit mais au lieu de renchérir ou de le conforter dans cette vibration (ses problèmes et sa vision du monde), je la regarde avec mon cœur comme un enfant qui découvre quelque chose de nouveau et d’intéressant. Je regarde son âme avec beaucoup de tendresse tout en écoutant ses paroles.

Généralement, la conversation reste hyper calme et souvent, elle dérive vers de l’humour et de la rigolade. En effet, par le simple fait de ne pas jouer sur le même registre qu’elle (la complainte en général), je lui fais sentir que la joie n’est pas une option dans la vie. Elle peut se vivre facilement et simplement en étant tout bêtement soi-même.

Ainsi, quand votre comportement est cool et enjoué, vous pouvez “assister” (comme une infirmière le ferait) ledit patient afin qu’il découvre en lui ce qu’il apprécie le plus : être accepté pour ce qu’il est, sans jugement, et pouvoir plaisanter ouvertement sans craindre de s’en prendre une dans les dents.

Nous sommes tous des enfants, nous l’avons tous été au moins une fois dans notre vie et cela tout au début. C’est donc gravé en nous, bien au-dessous de tous les murs de certitudes et de croyances que l’on nous a mis dans le crâne et que l’on a pris pour vrai. Ainsi, aimer son prochain est tout bonnement redevenir un enfant enjoué, enthousiaste et rieur.

Bien sûr, la 3D étant surtout le paraitre, il serait possible de faire le gai-luron comme un acteur professionnel, mais, tôt ou tard, l’autre personne découvrira que vous n’êtes pas vous-même. On peut, certes, raconter des blagues pour faire rire, mais ce sera un rire mental et non un rire du cœur.

Par contre, si vous vous ouvrez vraiment à l’autre en étant transparence, il ressentira que vous ne le bluffez pas. Il ressentira que vous êtes quelqu’un de sympathique, même si ce que vous dites et comment vous le dites sort de ses registres normalisés. Il saura intérieurement que vous ne lui voulez rien et que vous ne cherchez pas à le “manipuler” à une doctrine qui vous tient à cœur.

La spontanéité démontrera votre innocence, mais cela ne veut pas dire que vous serez en pleine candeur. Quand je rigole avec des gens, ils sentent que je suis cool tout en ressentant que je ne suis pas l’idiot du village. Quand la vivacité du verbe et la répartie sont là, c’est dur de faire croire que l’on a que 2 neurones et 3 synapses…

Alors oui, soyons au contact de la 3D puisque nous y sommes physiquement, mais ne tombons pas dans le piège d’y être aussi dans le mental et le cœur. C’est la même chose quand vous allez visiter un proche dans un hospice de vieillards. Bien que vous sachiez qu’ils ne sortiront que les pieds devants, cela n’empêche pas de leur donner de votre attention et de votre amour-gaité.

Point besoin de faire la gueule comme eux pour se faire accepter, et point besoin de s’habiller en clown non plus. Être soi-même, être aussi transparent que possible, leur montrera que votre venue en ce lieu triste et morbide a été un élan du cœur de votre part et non une obligation socialo-génétique.

Ainsi, quel courage ai-je donc à écrire mes états d’âme et ma vision de la vie ? Pour moi, aucun ! Je ne fais que rendre visible et concret ce qui est en moi. Je ne fais que mettre à la vue de tous ce qui en moi. Car, pour moi, en mon for intérieur, je ne crains rien car j’accepte totalement ce que je suis.

Je n’ai rien à “paraitre”. Je ne demande rien à quiconque et je n’ai aucun enseignement à donner, sinon celui de démontrer que chacun d’entre nous peut devenir transparent à la planète entière. J’ouvre la voie. Je montre l’exemple, et puis le reste ne m’appartient pas. Ce n’est pas moi qui vais vous chercher pour venir lire mon blog.

Ce blog est un livre ouvert où chacun peut y mettre aussi du sien par un commentaire. Il n’y a rien d’obligé, comme il n’y a aussi aucun style littéraire particulier à respecter. J’ai mon style à moi ainsi que mon vocabulaire à moi. S’il ne plait pas, ce n’est pas mon problème mais celui de celui qui me lit.

Si celui qui me lit trouve ma prose vulgaire, c’est son droit. Cela ne fait que mettre en avant qu’il a d’autres références, d’autres conformités. Après tout, ce n’est qu’un truc de 3D où le jugement est encore à l’œuvre. En exprimant ce qu’il pense, il a au moins la possibilité de prendre conscience de ce qu’il dit et donc de se démontrer à lui-même qu’il a encore du chemin devant lui.

Tout cela est donc positif, même si je me suis toujours posé la question du pourquoi les docteurs tombent malades. Ils sont censés être des professionnels de la santé, et quand ils trouvent quelqu’un qui ne fait pas appel à leur service et qui démontre le contraire de ce qu’ils ont appris, je me demande toujours pourquoi ils se fâchent…

En clair, quand quelqu’un trouve quelque chose à redire, cela veut dire qu’il est en train d’exprimer un truc qui le tracasse. On appelle cela l’effet miroir et ce blog sert à cela. Quand j’écris, je m’adresse indirectement à une autre partie de moi-même, et cela doit certainement m’aider à avancer par rapport à ma propre acceptation de ce que je suis.

Aussi, chaque commentaire a aussi son utilité : une pour moi, mais aussi une pour celui qui l’écrit. Je ne dis pas ça pour que vous arrêtiez de laisser des commentaires, mais tout simplement pour que vous réalisiez que ma “transparence” vous amène, vous aussi, à l’être et à prendre le “courage” de l’exprimer. Ce blog, cet espace virtuel, est donc une place publique où un glandu tient un stand et où des passants viennent causer selon leur humeur du moment.

Alors, suis-je vulgaire ou utilise-je un langage populaire ? A vrai dire on s’en fout, car le principal c’est de se faire comprendre. Cela dit, il y a un monde de différence pour moi entre des expressions populaires et la vulgarité. La vulgarité est un état d’être, une vibration, tandis que le populaire n’est qu’un support pour se faire comprendre.

J’ai rencontré des gens qui, malgré leur vocabulaire “châtié”, étaient d’une vulgarité pas possible. A comparer avec des personnes “vraies” mais n’ayant pas fait des études linguistiques poussées (et donc ayant un langage très imagé et compréhensible par tous), je préfère de loin ces dernières. La forme c’est bien, mais c’est surtout le fond qui importe !

Je préfère donc largement le fond à la forme dans un premier temps. Le fond c’est le cœur qui cause, tandis que la forme c’est l’emballage du mental. D’après vous, quel est le plus important en premier, le fond ou la forme ? Alors me direz-vous, les deux peuvent coexister ? Oui, bien sûr, mais quel est l’objectif de votre communication ? Démontrer votre supériorité ou vous faire comprendre ?

Il n’est donc point besoin de dire que l’objectif de ma communication sur ce blog est de me faire comprendre, et non pas de démontrer une supériorité quelconque. Si autant de personnes viennent me lire, c’est d’abord pour s’offrir une partie de rigolade (utile si possible) et non pas pour se fader un enseignement pince sans rire. Pour cela, il y a toutes les canalisations…

Je reviens donc au mot courage qui pourrait s’écrire en 2 mots : cou et rage. Le cou étant par définition le centre de l’expression orale. On pourrait dire que le cou-rage serait de comment pousser sa gueulante, ouvrir sa gueule ou (dans un autre langage plus soutenu) oser dire ce que l’on pense. C’est vrai qu’une rage doucereuse est moins efficace, surtout pour les malentendants volontaires…

Alors vous, avez-vous le cou-rage d’exprimer votre unicité ? Avez-vous le cou-rage d’exprimer dehors ce qu’il y a dedans ? Je ne doute pas que vous le fassiez quotidiennement par la parole, mais de là à l’écrire c’est plus délicat, car nous savons tous que les paroles s’envolent tandis que les écrits restent…

Et puis, connaissant la photocopieuse disque dur qu’est Internet, c’est sûr que l’on prend des risques ! Oui, mais quels risques au juste ? Ben, cela dépend de ce que vous dites. Est-ce une attaque en règle des institutions, des lois ou un lynchage systématique des gens qui ne pensent pas comme vous ?

C’est sûr que si vous jouez dans la 3D, elle ne vous ratera pas, mais si vous jouez plutôt sans vous attaquer à quiconque, quelle réponse ou crainte auriez-vous ? Aucune, tout bonnement, car on vous prendra pour un gogo qui n’a pas les pieds sur terre et qui est donc critiquable par définition…

Or, connaissant l’effet miroir précité, vous comprendrez que les conséquences de mes écrits appartiennent au lecteur et non à l’auteur. Ainsi, chacun d’entre vous lit à sa manière et interprètera selon ses croyances. Si cela résonne en vous aussi bien positivement que moins positivement, ce n’est que vous-même face à vous-même.

Votre “réaction” déterminera ainsi ce que vous avez à éclaircir en vous. C’est donc, d’une certaine manière, un cadeau que vous vous offrez à vous-même en venant lire mes délires. Si vous êtes assez en résonance positive, vous serez alors classé(e) comme “groupies”, et si la résonance tend à l’affrontement, vous vous classerez dans les “redresseurs de tort ou sauveur-défendeur” d’un truc que vous pensez vrai…

On voit donc que la 3D nous tient vraiment par les joyeuses parce que, quoi qu’on fasse, il y aura toujours quelqu’un pour vous mettre dans l’un des deux groupes. Alors au final, pour qui je travaille ? D’après vous, pour moi ou pour vous ?

Enfin, dernier petit mot, la publication de 3 fois par semaine a démontré que c’était un rythme ok pour la majorité des lecteurs. Ainsi, quand Brigitte n’a rien sous le coude à publier parce que j’ai glandé (je rappelle que ce n’est pas un travail pour moi et donc pas une obligation), elle va alors chercher un ancien article selon son feeling du moment afin que les “nouveaux” découvrent ce qui a déjà été abordé.

Il n’y a donc aucun fil conducteur dans le sens qu’il faut assurer une ligne éditoriale afin de faire que le client revienne puisqu’il n’y a aucune pub et encore moins de choses à vendre. Dit autrement, ce blog ne roule pas selon les règles de la 3D où règnent l’audimat, le fric et l’égo. Cependant, cela n’empêche pas d’y passer un temps certain selon les critères de la 3D pour moi et l’équipe au sol…!

Bon, je vous laisse à vos réflexions et je vous souhaite tout de bon pour vous dépêtrer de cette foutue dualité mentale qui nous colle encore trop aux neurones…

Laurent DUREAU

Article paru à l’origine sur le blog 4D5D le 27 juin 2011 et réactualisé sur le blog 345D le 27 août 2012.

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(3 commentaires)

    • françoise68 on 27 août 2012 at 10 h 39 min

    yesss Laurent et grand merci pour le cou rage 😀 , je comprends mieux pourquoi j’ai une sorte d’étreinte étouffante à ce niveau quand l’émotion est là quelle que soit son origine.

    • LETOURNEUR on 27 août 2012 at 15 h 07 min

    Bonjour Laurent,

    Cela fait un peu plus d’un mois que ma petite voix m’a fait découvrir tes blogs. Depuis je navigue avec gourmandise, voire avidité, entre tes écrits et tes Webconf. Merci pour ton grand souci de clarté, l’utilisation d’un langage compris par tous (ça change de Nietzsche, Kant, Monod…) et l’illustration par des images de la vie courante pour nous faire accepter les bouleversements qui nous arrivent. Je me sens moins seul à sentir que le système monétaire va imploser de lui-même, que l’on va cesser de courir pour fabriquer et consommer des tas de conneries complètement inutiles, à refuser de marcher sur la tête pour respecter les injonctions de la bureaucratie et de la bienséance. J’ai conservé mes questions naïves de gosse et je suis heureux aujourd’hui à 56 ans d’obtenir enfin des réponses satisfaisantes. Merci également pour tes conseils pratiques sur le court terme et moyen terme, merci à l’équipe au sol pour son engagement, merci aux internautes pour avoir déjà posé les questions que j’aurai posées.

    Amitiés.

    Bruno

    • Cécile on 11 octobre 2012 at 8 h 31 min

    Je confirme, venir lire chaque matin quelques uns de tes articles, c’est comme m’installer devant un miroir pour me refaire une beauté aux vibrations de mes ressentis ! t’es pas toi, t’es moi, Miroir mon beau Miroir … montre moi qui je suis ! 😉

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