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Que la richesse soit avec toi ! (2)

 richesse-2Nous avons vu lors du précédent article que la richesse commence par le non-stockage de l’argent. En effet, ce dernier n’existe que pour faciliter l’échange entre des donneurs et des demandeurs d’énergie. A ce titre, l’argent possède une analogie certaine avec l’électricité.

Là où il n’y a pas de demandeurs ni de donneurs, le courant ne peut passer. Le courant est d’abord un échange volontaire. Après, et suivant les époques et les cultures, c’étaient les cailloux, les coquillages, le sel, l’or ou l’argent métal qui étaient échangés avant que l’on passe à du papier avec de la couleur dessus !

Prenez un billet de 20 shekel et voyez ce que vous pouvez en faire en pleine Afrique où sévit le franc CFA. Pas vraiment grand-chose s’il n’y avait pas quelques banquiers de fortune qui essayent de vivre sur votre dos.

L’argent en tant que tel ne vaut rien matériellement. Il n’est qu’une représentation d’un échange dans une économie donnée. Un simple RMIste Français est un nabab s’il vit dans un pays où le seuil de pauvreté national s’établit autour du dollar.

Maintenant grâce aux transferts électroniques entre banques, le miséreux d’un pays peut être vu comme un riche ailleurs. Un simple smicard Suisse ne pouvant payer son loyer est un millionnaire ailleurs. Or, cette personne est-elle supérieure si elle vit dans un pays pauvre ? Pas vraiment, elle a seulement la chance d’être née avec cette nationalité.

On voit donc bien que la richesse extérieure est tout à fait relative alors que la richesse intérieure traversera toutes les frontières sans pour cela perdre un iota de sa valeur marchande. Simplement, votre salaire sera en relation avec la monnaie du pays.

On comprend pourquoi les pays riches attirent comme des mouches toutes les intelligences qui crèvent de faim ailleurs. Chez nous, on appelle cela l’immigration choisie. On prend les meilleurs et on jette le reste. Alors si vous étiez né en Afrique ou dans un autre pays pauvre, qu’allez-vous privilégier ?

Normalement, vous devriez répondre votre richesse intérieure car elle est votre véritable passeport international. Alors si vous sentez que vous êtes traité comme un nul où vous habitez, allez tenter votre chance ailleurs car tout le monde ne sait pas forcément lire, écrire, compter, taper sur un clavier d’ordinateur ou tout simplement n’a pas appris un métier.

Peut-être qu’ailleurs seriez-vous devenu un millionnaire mais pour l’instant vous maudissez le Président qui ne vous donne pas du pouvoir d’achat. C’est une attitude courante tant les excuses sont grandes pour ne pas prendre sa valise et tenter sa chance ailleurs.

J’en viens donc à ma deuxième règle :

Trouvez quel est votre but de vie.

Sans cela, que pouvez vous donner, à part des ennuis à votre entourage ? Sans but de vie, l’être humain n’est qu’une feuille ballotée dans le vent de l’économie de marché. La seule chose de bien qui puisse vous arriver au final est de servir d’humus pour les plantes voraces du capitalisme.

Vous rappelez-vous quand on vous a demandé dans votre enfance ce que vous vouliez faire dans votre vie afin de vous diriger dans la filière correcte de notre pauvre Éducation Nationale ? Quelle avait été votre réponse ? A 95%, je ne sais pas…

Eh oui, comment voulez-vous savoir qui vous êtes et pourquoi vous êtes venus sur Terre quand bien même vous n’êtes pas physiquement fini et que tout est loin d’être en place dans votre tête ?

C’est de la roulette russe inversée. Si ça fait “clic” et que vous êtes encore vivant, c’est en fait que vous êtes mort ! Par contre, s’il y a du sang plein le mur, c’est que vous aviez déjà quelque chose en vous. Et le sang dessinait nettement votre souhait.

L’exemple est sordide mais pas pris par hasard. En effet, ce n’est pas votre mental qui vous dira ce que vous êtes venu faire sur Terre. C’est tout simplement votre petite voix, vous savez ce genre de truc que l’on nomme intuition.

Car quand on est gosse, notre mental ressemble plus à une toile d’araignée qui gobe toutes les mouches de la mode et des tendances plutôt qu’à un ordinateur qui mouline vaillamment malgré un Windows pas vraiment débogué.

A ce titre, pour anecdote, on comprend pourquoi Vista est un échec commercial. Son prédecesseur XP (abréviation de seX et Pet) annonçait la couleur du ” je suis sexy mais après ce sera les emmerdes” et essayait de se débattre en affirmant que c’était 2 os différents (excusez-moi, 2 OS ou Système d’exploitation différents).

Il y avait la version familiale moins chère et la version Professionnelle plus chère. Vous allez me dire que c’est normal car les professionnelles sont toujours plus chères que les amatrices… Vint donc Schwarzenegger avec son fameux slogan préélectoral de gouverneur de la Californie “Halte à la Vista”.

Pas besoin d’être un cowboy pour savoir que la Silicon Valley est en Californie mais aussi pour comprendre pourquoi ce fut un flop et pourquoi notre ami Bilou avait auparavant refilé le poste de CEO (pdg) a un gros toutou qui aboie très fort avant le lancement d’une arnaque encore plus balaise. A vouloir entuber un peu trop… Bon, fini l’aparté !

Alors, comment savoir ce qui vous rendra riche ? Pas facile, alors reprenons un cas exemplaire : Bilou. Ça lui est tombé dessus avant même la fin de ses études et voyez ce que cela a donné. Il a instantanément pu répondre aux 3 questions suivantes :

1 – Qu’est-ce qui me fait chanter intérieurement et qui fait que le temps passe si vite ?
2 – Que puis-je offrir ?
3 – A quelle demande puis-je répondre ?

Pour Bilou, les réponses se sont imposées d’elles-mêmes :
1 – Je suis passionné d’informatique (mais pas pour les études…)
2 – Je vais offrir du code (même si ce n’est pas le mien…)
3 – Je vais bricoler un OS (qui devrait suffire pour qu’on me l’achète…)

On connait la suite. Il n’a pas cherché à retourner à l’école, à suivre un MBA ou à plaire à un boss. Il s’est tout simplement jeté corps et âme dans l’affaire pour arriver malgré lui à devenir l’homme le plus riche du monde.

Une fois arrivé là, il a découvert que la véritable richesse était ailleurs, alors il trouva femme, fit des petits pieds et maintenant se consacre entièrement à l’humanitaire. Quand je vous dis que Bilou est l’exemple type ! C’est effectivement un modèle pour les américains qui rêvent de fortunes…

Mais je vais quand même rendre à César ce qui appartient à César. Avant Bilou, la micro-informatique était un bordel sans nom où tous les éditeurs se faisaient la guerre en créant des produits incompatibles entre eux. Avec l’avènement de Windows 3, Bilou a mis tout le monde d’accord et grâce à lui, le monde de la micro-informatique s’est totalement démocratisé ainsi que Word, Excel et PowerPoint.

Donc derrière mes critiques d’utilisateur qui a hurlé devant les écrans bleus, les reformatages obligatoires parce que Windows ne savait même plus comment il s’appelait, j’apprécie Bilou au même titre que certains grands hommes qui ont laissé des traces dans l’histoire de l’humanité. Je lui souhaite donc à minima autant de succès dans sa fondation humanitaire car l’Afrique en a vraiment grand besoin !

En revenant à notre sujet premier, si vous ne vous sentez pas riche, c’est parce que tout simplement vous n’avez pas suivi votre véritable vocation. Vous avez, à un moment donné, succombé à des pressions alimentaires ou à des modes (passagères par définition).

Comment voulez-vous donner le meilleur de vous-même à quelque chose qui ne vous fait pas vraiment vibrer ? Cela peut fonctionner pendant un moment avec un minima de volonté mentale mais à la longue le temps gagnera.

Donc pas de panique, il n’est jamais trop tard mais il est clair que faire tourner un Titanic dans un mouchoir de poche, ce n’est pas vraiment simple surtout s’il fait nuit, que la vitesse est au max et qu’il est chargé comme une mule ! Il y a toujours le risque de caresser un iceberg, qui, lui, suivait son chemin…

Bon, ne soyons pas pessimistes car j’ai eu l’occasion de rencontrer beaucoup de personnes qui ont su changer de cap rapidement sans trop savoir comment elles avaient fait. En effet, rappelez-vous, quand votre âme retrouve le chemin de sa destinée, alors la joie marche à vos côtés (voir  Que la joie soit avec vous !).

Et la joie, c’est la poudre qui propulse le projectile. Il suffit donc d’avoir l’intention pour allumer le feu aux poudres ainsi que la direction pour passer à l’action. Comme qui dirait, c’est simple comme bonjour sauf… si l’autre parle une langue étrangère !

Faites-donc en sorte que votre mental parle la même langue que votre âme, et je puis vous assurer que votre corps ne ressentira pas la fatigue de l’effort.

Pour cela, posez-vous franchement ces 3 questions et répondez-y sans détour car dans l’histoire vous serez le premier à être floué et donc le plus gros débiteur dans l’histoire de votre vie.

Vous savez, il y a une différence entre acheter quelque chose et payer une facture. Dans le premier cas, vous rayonnez. Dans le second, vous faites la moue. Par cet exemple, vous pouvez aussi découvrir si vous êtes bien avec votre destin.

Quand tout va mal, il y a toujours des gens qui vous aiment au-delà de vos espérances. Ils vous envoient des lettres d’amour avec le mot facture écrit dessus. Vraiment, ils vous aiment car c’est la preuve au moins qu’ils ont été utiles pour vous à un moment donné (même si ce sont des banquiers !).

Il faut donc rendre la pareille en offrant de vos services (des gratuits et des quelquefois payants) pour rétablir l’équilibre. Alors ne venez pas pleurer si, à un moment donné, vous avez plus pris que donné.

La vie est un échange permanent qui par nature devrait être équilibré et auto-régulé. Regardez la nature, elle est ce qu’elle est et personne ne s’envoie de facture. Mais dans le monde des humains, certains tirent la couverture très fort alors d’autres se retrouvent à poil et se les caillent en attendant de mourir de faim.

Quand on sera dans une économie durable, cela voudra dire que chacun d’entre-nous aura une vie équilibrée et en accord avec son apport et ses besoins. Le déséquilibre est nécessaire à l’avancement mais cela n’empêche pas de faire dans l’économie de moyen.

Regardez les coureurs du Tour de France. Ils en bavent sur leur vélo mais pour eux c’est un tel honneur d’y participer qu’ils en ont le sourire permanent malgré la souffrance. De plus, je ne sais si vous avez remarqué mais ils n’ont vraiment aucun kilo en trop !

Laurent DUREAU

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Article paru à l’origine sur le blog Booster Votre Influence le 15 juillet 2008 et réactualisé sur le blog 345D le 19 mai 2012.

Lien Permanent pour cet article : http://345d.fr/que-la-richesse-soit-avec-toi-2/

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