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Quand le blogging devient un art

 blogging4Cette semaine, ma to-do-list s’étant un peu relâchée, je suis allé naviguer sur la toile après le deuxième serpent de mer. Le premier étant comment monétiser son blog, le second est comment augmenter son référencement.

Cela me donne l’idée d’un nouvel Hors Série qui décrirait les illusions dont sont victimes les blogueurs. Cela fera bientôt 2 ans que je blogue, et moi qui n’aime pas faire les choses à moitié, je me suis pris de plein fouet ce qui devait être à l’origine immatériel.

En revenant donc au côté techniquement artistique du blogging qu’est le référencement, on se rend compte assez vite, qu’une fois sorti des chemins balisés et minimalistes, il faut une véritable stratégie pour dépasser certains plafonds de verre en termes de ranking auprès des moteurs de recherche.

En effet, la 1ère constatation est qu’environ 60% du trafic arrive par les moteurs de recherche une fois que l’on a quitté le berceau des plateformes de blogging.

On peut constater que toutes les plateformes ne se ressemblent pas en termes de performance auprès des moteurs de recherche. Il semblerait que la structure logique, les briques élémentaires du blog, ne soient pas vraiment optimisées pour Google. WordPress s’en sortirait le mieux à ce jeu-là.

Je prends Google car il est indiscutable qu’en l’ignorant ou en voulant le mettre au même niveau que les autres, on commet une bourde des plus grossières. Plus de 90% des visiteurs arrivant par un moteur de recherche arrivent par Google selon mes statistiques.

J’ai donc décidé d’aller piocher plus en avant les « trucs et astuces » pour gagner encore plus de visiteurs. Et j’ai découvert des tonnes de choses à faire qui véritablement m’ont donné le bourdon. Sincèrement, cela fait 2 jours que j’essaye de me dire que le boulot que j’ai fait jusqu’à maintenant n’est pas si mauvais que cela.

Dans les grandes lignes, j’ai été un bon élève mais quelques bêtises seront difficilement récupérables. Un handicap par-ci par-là, ce n’est pas trop grave à moins de vraiment remonter les manches et d’y passer quelques longues journées avec, bien sûr, les outils adéquats.

L’un de ces travaux serait par exemple de modifier la structure des liens du blog. J’avais déjà fait fort en prenant une structure différente de la norme (la case cochée par défaut) mais là, il faudrait que je reprenne tous les liens internes (images y compris). La tâche est titanesque quand on approche les 500 articles.

En effet, Google n’apprécie pas du tout les liens brisés et il serait capable de me jeter dans la sandbox pour contenu dupliqué anormal. En effet chaque article se retrouverait en double chez lui avec deux adresses différentes pour un même contenu.

Là c’est sûr, mon blog tomberait en enfer. Alors que faire ? Car en voulant faire mieux je risque tout simplement d’obtenir tout le contraire. Je médite donc sur la question en me disant que lorsque je lancerai un nouveau blog, je saurai ce qu’il faut faire !

Après ce mea culpa, il n’empêche qu’il va falloir attaquer le ponçage car ma boiserie est plutôt du style assez brute de coupe. En cela je veux dire qu’il va falloir augmenter le nombre de liens, et surtout les fameux pingback et tracback.

Là, je suis complètement à la rue avec 2 ou 3 tracback en 2 ans ! C’est une toute nouvelle stratégie qu’il va falloir mettre en place et rien qu’à voir la somme de travail à faire notamment dans les liens internes (les liens entre les articles du même blog), je reste zen pour ne pas tomber dans le désespoir !

En effet, faire les liens internes c’est une autre façon de montrer à Google que votre littérature est architecturée et qu’il va pouvoir tout comprendre du premier coup quand vous lui fournirez un plan du site nickel chrome. En d’autres termes, cela veut dire combien j’ai été cohérent depuis 2 ans !

Tout blogueur qui se respecte sait que l’inspiration du moment se fout un peu de la cohérence de l’ensemble. Son processus serait plutôt du style divergent que convergent en privilégiant tout de même la dispersion tous azimuts..

Une fois le ponçage fini, il va falloir attaquer le ciselage. Là encore, c’est une autre histoire, car renseigner tous les champs des images (les fameux ALT), choisir les bons tags, vérifier la densité des mots, renseigner les résumés, les différentes balises HTML et ainsi de suite, cela relève du tonneau des Danaïdes.

Maintenant vous pouvez comprendre pourquoi j’ai eu comme un coup de blues cette semaine. C’est comme si vous vous trouviez devant une forêt vierge et que l’on vous demande de tailler les arbres un à un afin que l’araignée de Google (un tarzan en fait) ne se prenne pas une branche au passage.

Un lien brisé et c’est Tarzan qui mord la poussière. Un Title mal indiqué et il oubliera de tourner au bon moment. Un tag ou mot-clé pas adapté et il aura du mal à s’instruire (rappelez-vous, il n’est pas allé à l’école !). Une image mal renseignée et il se mettra à bouffer l’affiche croyant que c’est du vrai.

Je rigole un peu avec cette métaphore mais ce n’est pas très loin de la réalité. Le crawler de Google connaît la jungle mais il apprécie tout particulièrement quand il peut prendre possession des lieux en un temps record, c’est-à-dire après quelques cris bien sentis.

Loin d’être hébété, sur le cul avec la moue du looser, j’ai trouvé une parade que j’appelle la stratégie de la fourmi. Vous pouvez aller dans toutes les forêts du monde, là où vous assoirez il y aura toujours une fourmilière. C’est une quasi constante !

Les fourmis ne payent pas de mine mais elles ont colonisé la Terre depuis très longtemps. C’est un peu à l’image du blogueur. A chaque minute il y en a des centaines, voire des milliers, qui naissent et la toile risque vraiment de craquer sous le poids.

J’ai donc décidé de me faire une sorte de liste avec tous les points incontournables que je dois remplir à chaque fois que je voudrai publier un article. La liste est longue et la mettre en oeuvre à chaque fois va me donner des boutons, mais c’est à ce prix que chaque article sera vraiment optimisé pour les moteurs de recherche.

J’ai élaboré aussi une seconde fiche dans le style de l’entretien régulier comme la voiture. Tous les 15.000 km, il y aura un audit de base pour vérifier que tous les organes vitaux sont bien en état de fonctionnement.

La fiche n’est pas complète et seul l’expérience m’indiquera ce qu’il y a à faire et ce qu’il y a à vidanger. Un blog évolue sur la toile comme une voiture sur les routes mais comme on ne peut pas rouler que sur des autoroutes, les petits accidents vont nous donner quelques travaux supplémentaires.

Enfin, pour faire dans le dur, j’ai aussi commencé une 3ème fiche qui indique le vrai cahier des charges d’un blog afin que la prochaine fois je ne fasse pas des bourdes dignes d’un débutant (même averti).

Conduire un blog, c’est vraiment conduire une voiture. Au début vous voulez avoir une belle caisse, et puis ensuite vous vous retrouvez comme chauffeur de taxi. Au début c’était un peu pour de la frime et puis ensuite cela devient un job !

Je comprends que beaucoup de blogueurs se disent moins que smicard et que leur premier serpent de mer s’appelle la monétisation. Au prix de l’essence et du gasoil d’aujourd’hui, à quand la grève ?

Le seul truc sur la toile c’est que lorsque vous tombez dans l’anonymat, vous avez de fortes chances d’y rester car à vrai dire, et tout le monde le sait, les gens ne sont intéressés que par eux-mêmes d’abord et les autres ensuite…

Laurent DUREAU

Article paru à l’origine sur le blog Booster Votre Influence le 23 mai 2008 et réactualisé sur le blog 345D le 27 mars 2012.

Lien Permanent pour cet article : http://345d.fr/quand-le-blogging-devient-un-art/

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