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Le rapport à l’argent (3)

 Globalement, notre rapport à l’argent démontre notre rapport face à la vie et à ses adversités. Notre état d’esprit fera que nous transformeront ces adversités en or ou en plomb. Rêve d’alchimiste, je vous propose de transformer le plomb en or.

Le creuset sera votre esprit et le fourneau sera chauffé par votre coeur. Sans l’apport de ce dernier, toutes les balles de l’adversité ne feront qu’accélérer le destin final qui nous attend tous, sauf qu’à la fin certains seront riches de plein de bonheur et d’autres de malheurs…

Avec l’or nous pourrons avoir de l’argent, alors qu’avec le plomb nous ne pourrons qu’avoir le saturnisme (forme de dégénérescence biologique due au plomb).

L’alchimisme est d’abord un état d’esprit et nul besoin d’être un physicien ou un chimiste de première pour faire l’expérience de la transformation du plomb en or. Il y a quand même quelques préalables…

En effet, s’il ne vous est jamais arrivé d’implorer « le bon Dieu » dans votre vie, je vous conseille de passer votre chemin car cela veut dire que soit vous êtes déjà un alchimiste qui s’ignore et ce qui va suivre n’aura aucun intérêt pour vous ou soit vous avez été si protégé que l’adversité n’a jamais pu vous mordre suffisamment fort…

Particulièrement exposés, les entrepreneurs (toujours en quête d’argent dans les débuts pour ne pas dire les génétiquement fauchés) sont généralement dans des situations financières telles qu’ils ne peuvent plus ni reculer ni avancer.

Tête dans le guidon, entêtés comme pas deux, sûrs de leur réussite inévitable et fauchés comme les blés, ils sont généralement scotchés à des situations suffisamment critiques pour apprendre rapidement à demander « au bon Dieu » une aide urgente et immédiate… sans oublier les inévitables jurons qu’ils se lancent à eux- mêmes tant ils sont dans la mouise.

C’est vrai que je n’ai jamais engueulé quelqu’un de si fort que moi-même. De temps en temps, j’allais à l’extérieur pour exprimer vocalement et d’une manière claire, cette colère intérieure qui fulmine devant toutes ces accumulations de risques inconsidérés pris au nom de je ne sais quoi.

J‘ai bien identifié le coupable et maintenant j’ai vraiment un oeil sur lui, mais il faut le reconnaître, il est doué le petit. Il me donne encore du fil à retordre et, au fond, je l’aime bien quand même car c’est un compagnon d’une fidélité sans faille malgré son assez mauvaise foi quand on le met en face de ses responsabilités…

Alors, en revenant à nos moutons, vous êtes dos au mur, les yeux grands ouverts, vous attendez que le peloton d’exécution composé de tous vos créanciers vous achève sur ordre de votre banquier qui a bloqué toutes les vannes. Encore du plomb en perspective, toujours du plomb…

Je me suis donc posé la question pourquoi lors de mes prières, ou dirons nous de mes demandes pour ne pas taquiner le religieux, des fois cela marchait bien et que majoritairement cela ne marchait pas du tout.

C’est vrai qu’en regardant autour de nous, le résultat positif d’une prière reste très maigre au point de parler de miracle. Certes, je n’irai pas voir le Vatican pour une quelconque canonisation car je crois qu’il faut être mort pour cela…

Mais trêve de plaisanterie j’ai remarqué que le résultat dépendait de ma foi ! Or la question qui se posait principalement c’était : c’est quoi la foi et est-elle en relation avec un enseignement religieux ? Peut-on avoir la foi sans pour cela appartenir à une église ?

Bref, de nouveau c’était délicat jusqu’au jour où j’ai lu en page 11 d’un livre qui a pour titre « Conversation avec Dieu – un dialogue hors du commun » le paragraphe suivant :

« Tu ne recevras pas ce que tu demandes et tu n’auras rien de ce que tu veux parce que ta demande est l’affirmation d’un manque… Par conséquent, la prière adéquate n’est jamais une prière de supplication mais une prière de gratitude. Lorsque tu remercies Dieu à l’avance pour l’expérience que tu choisis de faire dans ta réalité, en fait, tu reconnais qu’elle s’y trouve… Par conséquent, ne supplie jamais, Apprécie. »

Vous avez le droit de relire plusieurs fois ce passage car sa logique est claire et logique. Et puis pour poursuivre, voici un autre paragraphe plus loin :

« Chaque prière (chaque pensée, chaque affirmation, chaque sentiment) est créative. C’est par ton ardeur à la tenir pour vraie qu’elle se manifestera dans ton expérience. »

Ok, simple à dire mais cela ne marche pas toujours car à quoi cela servirait de prier si l’on y croyait pas ? Don’t need to be a rocket scientist pour comprendre et savoir cela. Alors où est le hic ?

« C’est toujours la pensée derrière la pensée (la pensée racine) qui contrôle. »

Alors si je comprends bien, on peut l’exprimer de la façon suivante : Si je suis millionnaire et que je demande de gagner plus d’argent, j’ai plus de chance d’en gagner car ce n’est pas l’expression d’un manque puisque je suis content d’être déjà riche. Mon remerciement et cette gratitude feront que ma pensée racine exprimera l’opulence qui appellera donc l’opulence.

Par contre si je suis fauché, ma demande d’opulence ne fonctionnera pas car j »exprime un manque (ma pensée racine) et donc ma demande ne fera qu’amplifier mon côté fauché…

Lumineux, n’est-ce pas ? Alors concrètement, que doit-on faire quand on est fauché pour avoir quand même quelque chose sinon cela ne sert à rien de prier (et surtout si on sait que c’est du pipeau…) ?

La solution est heureusement donnée quelques paragraphes plus loin en disant qu’entretenu dans la foi véritable (=je suis petit devant l’éternel et j’en suis pleinement conscient), je sens, je vie et je ressens pleinement que ce que je demande se réalisera inévitablement car tout compte fait je possède déjà beaucoup et je l’en remercie de tout mon être.

En effet, bien que dans une mouise maximale, vous ne faites qu’expérimenter et découvrir ce que vous êtes ou n’êtes pas. Vous êtes en train de faire ce que votre code génétique et votre âme vous demande. Vous êtes donc dans la droite ligne de votre destin. Alors, pourquoi pleurer puisque vous faites exactement ce que le « bon Dieu » vous demande !

Donc tout va bien et il n’y a aucune raison pour qu’il vous refuse votre demande puisque qu’en fait c’est vous-même qui créez la chose. Ce n’est qu’une prise de conscience et c’est, en fait, l’or que vous cherchiez !

Vous êtes un tas d’or, une montagne d’or mais tant que vous croirez que vous êtes du plomb, tout ce qui vous tombera dessus sera du plomb. A l’inverse, si vous êtes content de ce que vous êtes, de ce que vous avez, alors la vie et ses apparentes adversités vous donneront plus !

C’est-y pas joli ça ? Alors, êtes-vous prêt enfin à enfiler le costume d’alchimiste ? Nous sommes les créateurs de notre vie et les co-créateurs du paradis. Je souhaite que vous y croyiez car c’est tout simplement la vérité.

Si vous êtes sceptique, cela ne sera que l’expression de votre doute et de l’ignorance de l’existence des coffres-forts qu’il y a en vous. Moi, j’ai pris l’option de braquer ma banque intérieure et, à ce niveau-là, il n’y a pas de casier judiciaire avec de la taule à la clé, mais seulement un carnet de chèque en blanc avec vue sur le paradis.

Cela marche fort, même si quelquefois il y a des périodes d’attente entre le renouvellement des carnets de chèque. Tellement distrait à taper dans les caisses que j’en oublie qu’il faut passer commande avant la fin du chéquier.

La vie est belle quand on sait que l’on marche dans la voie de sa destinée et qu’à cet effet nous remplissons pleinement notre rôle. C’est gratifiant d’être reconnu par soi-même car outre toute la confiance que cela nous donne, nous ne cherchons plus à piller les autres mais à distribuer ce trop plein de gratitude et de joie qui nous étreint.

Plus vous serez riche de ce que vous êtes et plus l’énergie d’amour et d’argent sera à vos côtés.

Laurent DUREAU

Article paru à l’origine sur le blog Booster Votre Influence le 29 juin 2007 et réactualisé sur le blog 345D le 16 avril 2012.

Lien Permanent pour cet article : http://345d.fr/le-rapport-a-largent-3/

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