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L’apprentissage affectif, késako ?

 joieFaire face à une “crise”, c’est d’abord faire face à une évolution plus ou moins obligée. Une crise, quel qu’en soit le domaine, n’est qu’un voyant lumineux indiquant que cela chauffe quelque part…

Et si cela chauffe, cela veut dire qu’il y a résistance. Et s’il y a résistance, alors l’énergie, au lieu de circuler librement sans encombre, va au contraire buter contre quelque chose qui forcément, à la longue, va se tordre, se ramollir, fondre ou carrément se vaporiser.

Alors quand nous disons que c’est la crise, cela veut littéralement dire que nous sommes sur le feu et que cela a déjà commencé à chauffer pour nous. Alors afin d’éviter d’être cuit, où faut-il lâcher prise pour laisser aller cette énergie sans en être affecté ?

C’est là la véritable question qu’il faut se poser. Prendre de la température (comme juste avant de tomber malade) est un phénomène tout à fait naturel de défense et donc de survie.

Au stade individuel, il y a régulièrement des petites crises financières, affectives, relationnelles ou de santé. C’est normal car la Vie, par définition, est changement et qui dit changement dit friction et donc échauffement.

La différence est qu’un individu ayant clairement conscience de ce côté normal et évolutif sera plus enclin à accompagner le mouvement dans le même sens et donc, conséquemment, cela chauffera moins.

Par contre, si l’individu refuse le changement alors la température montera plus vite, et comme dans tout système fermé, la pression va monter. J’appelle cela l’effet “cocotte-minute”.

Donc tôt ou tard, cela va vous siffler aux oreilles jusqu’au moment où vous lâcherez prise. Si vous ne le faites pas, alors la maladie se révélera à vous en faisant son bonhomme de chemin.

Si votre entêtement est radical, vous serez alors considéré comme ne servant plus à rien du tout et votre corps s’arrêtera tout simplement de rouler pour vous. En attendant, vous aurez chargé votre âme de nombreuses énergies bloquées qu’il vous faudra débloquer dans une autre vie.

Notre ego se complait à vouloir jouer au mariole en nous disant que nous sommes libres et que nous pouvons faire ce que nous voulons. C’est vrai tout en étant faux à la fois !

En effet, nous avons le libre arbitre pour choisir à chaque embranchement qui se présente à nous. Nous faisons donc bien œuvre de décision mais pas rapport à des évènements extérieurs sur lesquels nous n’avons quasiment aucun contrôle.

Nous pouvons contrôler ce qui est en nous mais pas ce qui est à l’extérieur de nous.

C’est le principe même de l’apprentissage, et donc du chemin vers une maîtrise de soi, de ses pensées, de ses émotions et de son corps. Nous sommes venus sur Terre pour vivre cet apprentissage et ainsi forger notre âme.

Notre âme n’est, en fait, qu’un livre où sont écrites toutes les traces énergétiques de cette expérimentation. A ce niveau, nous parlerons d’émotions car qu’est-ce qu’une émotion sinon quelque chose de généré par une élévation de température ?

L’émotion est une conséquence alors que le ressenti est un signal. Nous avons donc plein de ressentis, de pressentis qui nous informent que quelque chose est dans la vision de notre champ intérieur.

De par l’écoute de ces derniers, nous allons pouvoir réagir en utilisant notre droit à la prise de décision. De là, il faudra ensuite assumer la pleine responsabilité de nos décisions.

Si vous assumez d’une manière consciente et responsable, vous verrez que la température montera moins vite, moins haut et que vous saurez en définitive gérer vos émotions.

Par contre, si vous roulez avec une certaine inconscience (et donc avec une certaine irresponsabilité) vous allez devoir affronter des émotions nettement plus virulentes et soudaines.

Quand le sifflet de la cocotte-minute se met en marche, vous êtes littéralement au bord de l’explosion et l’on appelle cela la colère. Il est alors simple d’imaginer les résultats quand le tuyau du sifflet est obstrué par un quelque chose de l’intérieur. Ce quelque chose devra soit passer dans le tuyau (d’où une résistance accrue) soit se dissoudre sous la pression.

En clair, ce sont nos “habitudes” de pensées, nos croyances qui constituent les principaux éléments bloquants à l’intérieur de la cocotte-minute. La vie, elle, ne fait que faire chauffer la marmite pour que tout ce qu’il y a dedans mitonne, mousse ou explose…

Bref, en lâchant prise et en restant souple, on s’assure que les patates et les carottes restent bien au fond de la casserole en touillant régulièrement avec notre intention afin que cela ne colle pas au fond.

Vu sous cet angle, la conscience n’est qu’un détecteur de pression et de température avec des graduations allant du vert au rouge à l’image des autocuiseurs ou des friteuses.

Cet art de la cuisine intérieure relève donc grandement de ce que j’appelle l’apprentissage affectif. En effet, puisque le couple pression-température va décider de nos émotions, il est clair que nous serons “affectés”.

Étant affectés, faisons alors que cette affection (dont on ne peut se séparer tant que l’on est vivant) soit la plus douce possible. Cela s’appelle s’aimer soi-même et d’une manière inconditionnelle si possible.

En effet, quand nous venons dans cette vie, la cocotte-minute nous est offerte (notre corps) mais les ingrédients nous sont imposés. Ces ingrédients sont toutes les énergies bloquées des expériences antérieures (notre karma).

Le tout étant chauffé sur la gazinière de la vie, il est clair que prendre le contrôle de nos émotions va consister à comprendre rapidement les règles du jeu et comment cela fonctionne (niveau de conscience).

Bref, nous sommes “en crise” depuis notre naissance mais pour le bienfait des “Dieux” (notre grand SOI). Alors allons-nous être un plat carbonisé, une tambouille quelconque ou un plat raffiné ?

Il est clair que si vous ne faites aucun effort, ça va cramer au fond tandis que ça va siffler fort par intermittence sans compter le nombre de fois que vous avez failli exploser. Le joint de la cocotte va morfler (votre santé) !

Si, par contre, vous acceptez ce qu’il y a dedans, que vous faites avec, vous arriverez à extraire de ces énergies bloquées le meilleur d’elles-mêmes. Nos ingrédients les plus noir (nos peurs) se révèleront être des concentrés d’arômes extraordinaires.

Je ne vous dis pas quels effets auront ces bonnes odeurs autour de vous et dans le “Ciel”. Ça va glousser de plaisir, ça va hurler d’impatience et vous aurez de la visite très régulièrement (les anges seront vraiment à vos côtés !).

L’apprentissage affectif, c’est d’abord être tendre avec nous-même tout en étant le plus juste possible en fonction des moyens du moment.

En effet, nous n’avons pas toujours la meilleure solution à chaque instant mais l’essentiel est d’être de bonne volonté et sincère avec nous-même. Notre intention d’être “meilleur” qu’avant doit être clairement énoncée.

Dans le jeu de la vie, l’apprentissage est la vie. Notre façon de l’aborder engendrera de la félicité ou de la douleur. Ce sont deux extrêmes nécessaires en ce monde car nous sommes dans un monde de dualité.

En soi, le bon et le mauvais n’existent pas, alors ne vous perdez pas dans les marécages du jugement. Le “bon Dieu” ne vous aimera pas plus ni moins quoi que vous fassiez.

Comment voulez-vous que votre grand SOI vous punisse puisqu’il y est venu expérimenter et découvrir ce qu’il est ? Comment pourrait-il dire ce qui est bon de ce qu’il ne l’est pas, s’il n’en a pas fait l’expérience ?

Comment peut-il dire que le viol c’est mal s’il n’a jamais été violé ? Comment peut-il dire que la souffrance c’est mal s’il n’a jamais souffert ? Comment peut-il dire ce qu’est la joie s’il n’a pas vécu la non-joie ?

Nous nous sommes incarnés dans un monde de dualité pour effectivement vivre la tension entre le froid et le chaud, entre le stable et l’instable, entre le jour et la nuit, entre la décision et la non-décision.

Ramenée à l’essentiel, la vie n’est que prise de décision. Tout recul par rapport à une décision se fait payer cash et notre ego se fait taper sur les doigts.

Notre vie n’est qu’un cahier scolaire avec toutes ses notes, ses gribouillis, ses fautes, ses dessins et ses tentatives d’expressions vers un autre chose.

Quel maître d’école vous voudrait du mal ou vous nuire car le simple fait que vous soyez venu en tant qu’élève dans son école le remplit déjà de joie ! Il n’attend rien de vous en termes de résultat car il n’y a aucune limite donnée.

Par contre, il sera vigilant sur votre assiduité. Si vous vous endormez, il vous enverra quelques données extérieures qui troubleront votre roupillon. C’est vrai que quelques baffes réchauffent les joues surtout quand on ne s’y attend pas…

En clair, ce sera la crise par une prise de conscience que nous ne sommes pas là pour roupiller comme au Ciel. Fini le temps de flotter dans l’éther et sans aucune contrainte de temps, d’argent et de besoins.

Et paf, vous vous en prenez une ! Alors, entre la petite tape affective sur l’épaule et la branlée maison comme j’en ai déjà connue quelques-unes, la vigueur à se remettre au taf nous rappelle à l’ordre.

Tout ce que je sais, c’est que pour faire plaisir au prof, il faut lui faire sentir que vous êtes de bonne intention mais que quelquefois la fatigue prend le dessus (les habitudes). Être tout le temps en mouvement, ça fatigue quand même !

Certes, on a toute la nuit pour ça mais une bonne sieste ou deux dans la journée cela ne fait de mal. On est globalement plus performant car plus frais et plus dispo. Chez nous, on appelle cela les pauses !

Par contre, si vous voulez négocier dans le style 35h et adhérer au syndicat des glandeurs patentés, il va y avoir de l’eau dans le gaz comme on dit. Autrement dit, votre corps va casquer et vous allez connaître les maladies à répétition si ce n’est pas déjà chronique.

L’apprentissage affectif, c’est se donner beaucoup d’affection afin d’être le moins affecté. C’est quand même bien de pouvoir baisser la force du feu de la gazinière.

En effet, en vous donnant de l’amour à vous-même, vous faites comme vous protéger du feu extérieur. Ce dernier est donc moins virulent. Par contre si vous êtes froid comme la banquise, il est clair que les craquements vont se faire entendre.

Plus vous vous dénigrerez et plus vous dénigrerez la Vie, plus cela va chauffer pour vous. C’est simple : plus vous réduirez l’écart de température entre votre intérieur et votre extérieur et plus cool sera votre vie.

C’est simple et pas compliqué et pour cela vous n’avez pas besoin d’avoir un “pouvoir d’achat” supplémentaire. On ne nous demande pas de consommer mais d’être, tout simplement.

Votre pouvoir réside dans votre intention d’accepter ce que vous êtes dans un premier temps, puis ensuite de faire preuve de créativité pour dénouer tous vos nœuds énergétiques un par un et l’un après l’autre.

Le truc bien dans tous cela, c’est qu’il n’y a pas de limite de temps. Chacun va à sa vitesse, mais surtout ne vous arrêtez pas car comme la Terre tourne, tout arrêt est en fait un recul.

En clair, à chaque jour sa peine pour les traumatisés et les victimes, ou chaque jour ses joies pour les traumatisés du bonheur et des nantis.

Choisissez votre camp mais sachez que dans tous les cas, la Vie s’occupera de vous si vous l’oubliez. Par contre si vous êtes avec, vous serez comme assis peinard dans un siège de TGV à 300km/h tout en regardant les autres rouler à vélo ou en voiture.

Aimez-vous vous-même, votre corps, votre esprit et votre karma sans aucune condition ou attente. Soyez ce que vous êtes et vivez avec, car c’est le défi que vous vous êtes lancé quand vous vous êtes incarné. Le reste n’est que fioriture et sera rangé au rayon des oubliettes de l’éternité.

N’essayez donc pas de laisser une trace dans la mémoire des hommes mais préférez laisser une trace dans leur cœur et, si possible, le plus positivement possible car revenir avec des casseroles lors d’une prochaine incarnation nuit un peu à l’oreille musicale de votre paix intérieure.

Laurent DUREAU

Article paru à l’origine sur le blog Booster Votre Influence le 18 mars 2009 et réactualisé sur le blog 345D le 6 juillet 2012.

Lien Permanent pour cet article : http://345d.fr/lapprentissage-affectif-kesako/

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