La pitié, encore une sangsue de l’Être à virer !

pitieC’est dingue comme, à partir d’un enseignement super, on en est arrivé à devenir tous des mazoutés de première. Il faut dire que la chimie spirituelle, c’est du haut vol !

Oui, à partir d’un truc simple comme “Aime-toi toi-même”, on en est venu à se flageller, à se dénier, à se dénigrer, à se juger comme personne n’oserait le faire, pour enfin arriver à tout faire dehors alors qu’on devrait le faire dedans !

On prie en se racontant des salades. On allume des cierges parce que notre petite flamme dedans vacille très dangereusement et qu’on sent qu’il faut faire quelque chose très rapidement.

A chaque fois que l’on sent que l’on va couler sérieusement dans les abysses “noires” de l’âme humaine, on court ardemment dehors, à l’extérieur de nous, pour faire ce qui devrait nous sauver…

Ainsi il en est chaque fois quand nous sommes en perdition, quand nous sommes dans le désarroi, dans le blues le plus total. Brouillard aidant, il est clair que l’on fait encore plus de conneries !

Bref, étant les coCréateurs de notre réalité, il est évident que cela nous a été caché pendant des générations et des générations afin que nous continuions à être des moutons dociles, et surtout baignant dans une peur cellulaire très présente.

Je vous avais donc déjà parlé de la culpabilité, l’ainée de la famille (BéaBA de la BéA), mais maintenant abordons sa cadette, la pitié. Voyons ce qu’en dit le dico : “sentiment qui porte à plaindre, à compatir au spectacle des souffrances d’autrui.

Ainsi, si l’on prend la 1ère partie de la définition “sentiment qui porte à plaindre”, on retrouve une notion de jugement très affutée par rapport à des considérations de malheur ou de bonheur.

C’est d’abord un “sentiment qui porte à”, c’est-à-dire qui nous encourage à passer à l’action de… plaindre. On peut donc présumer que ça va faire dans le triste, dans le macabre.

Alors, si on ajoute le reste “à compatir au spectacle des souffrances d’autrui.”, on peut comprendre que l’on va se prendre un fardeau pas possible basé sur la noirceur d’autrui.

Nous savons que la souffrance est surtout liée à une interprétation plutôt malheureuse d’un individu par rapport à un fait ou à un évènement qui se produit dans sa démarche de se connaître lui-même.

En résumé, quand on a pitié de quelqu’un, cela veut dire que l’on juge que l’autre est dans un merdier pas possible et qu’il est intenable pour nous que cette noirceur reste toute seule.

Dit autrement, on va aller patauger dans sa noirceur afin d’être sûr que notre blancheur ne lui soit pas intolérable.

Vu sous un autre angle, le mazouté léger doit impérativement aller se rebaigner dans le mazouté lourd afin que tout le monde reste bien dans la même teinte, le noir profond et uni !

Je sais que vous allez sursauter, surtout si vous avez passé une bonne partie de votre vie dans les ”bonnes” œuvres. Même sans cela, il peut vous arriver encore d’avoir ce genre de sentiment… Ça colle dur, hein ?

En clair, soyez sans pitié pour la pitié. C’est de la plus mauvaise herbe qui soit, mais c’est normal quand c’est dans un champ inculte, n’est-ce pas ? Hé oui, si nous n’étions pas des incultes, on n’aurait pas besoin du clergé qui nous rappelle en permanence notre ignorance des voies du saigneur car eux prônent le UN-culte !

Oui, mais Laurent, la définition que t’as prise, c’est de la daube ! Ok, alors prenons-en une autre :
1 – Sentiment de compassion, de sympathie devant les souffrances d’autrui
2 – Appréciation méprisante empreinte de commisération, condescendance

Pour le 1, on retrouve la même chose, mais le 2 nous en dit encore plus long sur une autre manière de voir où l’égo semble, cette fois-ci, briller de toute sa magnificence. Je ne vais donc pas m’appesantir sur celle-ci.

On peut donc comprendre que cette petite sœur cadette est bien issue d’une vessie dont j’ai parlé il n’y a pas très longtemps (Qui veut encore sauver son âme ?).

En effet, si vous vous placez en dehors de la vessie, et donc au-delà du voile, vous pouvez comprendre que la pitié n’existe pas ! Hé oui, c’est encore une de nos créations. On dira, en langage Urantien, un dérivé innovateur du mazout !

Je sais que probablement pour un grand nombre d’entre vous, ça peut vous mettre sur le derrière d’apprendre que la pitié n’existe pas dans l’univers du Sans-Nom ou de La Source.

En effet, si elle existait vraiment, le Sans-Nom serait forcément avec nous en train de pleurer sur cette triste création. Vous ressentiriez donc alors que votre petite flamme intérieure devrait être plus vigoureuse, parce que c’est quand même le Sans-Nom !

Allez, soyez logique et comprenez qu’il est tout à fait vain de prier (voir Prière et Ascension, l’ultime vérité …) ou de supplier Dieu pour qu’il vous accorde des faveurs à vous, et éventuellement aux autres…

La vessie ne peut que vous renvoyer ce que vous lui envoyez. Elle n’est qu’une baudruche plastique qui se gonfle et dégonfle au rythme des offices religieux et de tous les sentiments et pensées que vous émettez en tant que coCréateur.

Ben oui, vous êtes celui qui fabrique votre réalité, alors pourquoi vous déresponsabiliser en ignorant votre véritable pouvoir ? Vous êtes tellement persuadé et croyant de n’être rien qu’il est normal que toutes les lumières s’éteignent !

Prenez donc confiance en vous en commençant à ne plus avoir pitié des autres, parce que vous aurez compris que c’est chacun, en fonction de l’écoute de son coeur, qui vivra ce qu’il doit vivre.

Alors pourquoi se comparer avec eux, pourquoi comparer votre bonheur à leur malheur ? Vous êtes unique et les autres aussi, alors laissez chacun vivre l’expérience qu’il veut vivre.

Cependant, ne plus avoir de pitié ne veut pas dire devenir indifférent à ce que ressent l’autre. La véritable “compassion” n’est pas dans le partage des misères de l’âme, mais dans la compréhension réciproque que nous jouons tous un rôle et qu’il nous faut l’assumer !

Oui, un véritable maître est celui qui a compris qu’il n’était qu’un pantin, une marionnette, dont les ficelles sont tirées par notre double éthérique non incarné.

Écouter son coeur, c’est permettre à notre frère atomique (notre âme cosmique en comparaison avec notre âme “Humaine” qui navigue nettement en dessous du voile) de pouvoir vivre l’expérience qui a été prévue dans cette vie.

Vous n’avez donc, en soi, aucune liberté sinon celle d’écouter votre cœur. Si vous l’écoutez véritablement, même si vous êtes un mendiant, voire un lépreux comme j’en ai vu beaucoup en Inde, vous aurez le sourire aux lèvres et remercierez le Sans Nom pour cette expérience dans la matière.

Avoir de la compassion, c’est tout simplement ressentir la difficulté à laquelle l’autre a à faire face et à lui faire sentir que vous êtes de tout cœur avec lui, mais sans pour cela tomber dans son jeu.

Vous êtes au-delà des apparences, au-delà de l’illusion, car vous voyez un frère qui apprend à nager dans sa mare à mazout. Votre présence, votre sourire, votre bienveillance lui donneront alors la force de se sortir tout seul de là où il est.

Vous n’êtes donc en rien obligé d’aller barboter avec lui dans ses misères, dans ses incompréhensions, et donc de faire le travail à sa place. Chaque élève doit répondre seul face à l’examen qu’il est en train de passer.

Soyez donc comme un grand frère, un surveillant d’examen qui, par son sourire, saura décontracter l’élève afin qu’il puisse accéder à ses ressources internes par la confiance que vous lui démontrerez qu’il peut le faire.

La compassion n’est pas la con-passion mais plutôt la com(municative)-passion que nous sommes tous des enfants de l’Un, et qu’à ce titre, chacun peut le faire s’il a la foi en lui, la confiance en lui.

Tout Être qui se questionne sur sa capacité à se sortir d’une situation qu’il considère être une impasse est déjà en train de transformer son chemin de vie, et donc ce qui l’attend.

Ne venez pas en rajouter en lui faisant sentir qu’il est vraiment dans la merde. Soyez plutôt réconfortant et aimant, tout en sachant rester à distance de son champ émotionnel mazouté.

Une épreuve n’est pas une punition, mais seulement un examen de passage pour s’assurer que l’élève a bien vécu et expérimenté ce que son âme cosmique réclame pour son élévation vers le Sans-Nom.

C’est un travail de couple entre le Soi Supérieur et le Soi inférieur. Alors, en quoi est-ce dramatique au point de plaindre et de con-pâtir ? Un examen n’est donc pas une fatalité, c’est une expérience qui provient d’une thématique que l’Âme cosmique souhaite expérimenter.

Imaginez-vous qu’on pourrait aller à l’école de la maternelle à bac+24 sans passer aucun examen ? Quelle serait alors la valeur du diplôme ? Du PQ mon ami, du simple PQ qui se ratatinerait à la première larme venue !

Être sur le chemin de l’éveil, c’est être l’élève qui d’abord “subira” quelques contrôles, qu’ils aient été programmés d’avance ou qu’il y ait des interros surprises ! C’est vrai que ces dernières sont tout particulièrement énervantes, car par principe on n’a pas eu le temps de faire les grattes !

Comprenons donc qu’à chaque fois que l’on a de la pitié, c’est comme si on regardait l’élève devant sa feuille avec une gueule si déterrée et attristée que celui-ci se mettrait à chialer encore plus fort de cette injustice forcément insoutenable, car au-delà de ses ridicules capacités.

Votre véritable compassion n’est pas de porter le fardeau de l’autre, car vous pensez qu’il sera incapable de s’en sortir tout seul. Non, c’est d’être là en rayonnant votre pleine confiance en lui et que d’une certaine façon il ne pourra vous décevoir car il sait que, quelle que soit l’issue du résultat, vous ne le jugerez point.

Cette façon d’agir reboostera même le plus cancre d’entre tous, car selon la loi de l’UN, nous sommes le UN tout en étant une facette unique de celui-ci. Alors, arrêtons d’envoyer une image de compatissant qui tire la gueule comme à tout enterrement… C’est pas réjouissant du tout !

Alors, aidons notre “prochain” à transmuter son regard face à une expérience déplaisante en commençant nous-même par transmuter notre regard par rapport à lui. C’est ainsi qu’il s’ouvrira à vivre autre chose de plus plaisant et gratifiant.

Alors compassionnez et n’ayez plus aucune pitié. C’est ainsi que vous ferez votre véritable aide de lampadaire, d’illuminé de service, car dans votre regard sortira cette sympathie qui dit “je suis avec toi mais je ne peux résoudre ce problème pour toi”.

Ainsi, vous leur ferez comprendre clairement qu’ils ne peuvent se dissocier de leur propre création, et que c’est en tant que coCréateur responsable qu’ils doivent faire face aux choix et non-choix qu’ils ont fait.

Comprenez-bien que la prière n’est que la preuve que les personnes concernées ne veulent pas véritablement assumer leur rôle dans ce qui leur arrive, et qu’ils s’en reportent à un truc extérieur pour les tirer d’affaire !

Ce n’est pas en portant leur fardeau que vous les aiderez. Ça, ce n’est qu’une connerie de plus de la religion pour vous enfoncer encore plus dans votre propre lourdeur, l’aveugle qui veut aider l’aveugle.

Augmenter sa vibration, c’est d’abord ne plus prendre à pleine main la mouise des autres (même et surtout pour faire bien), et puis c’est ensuite de regarder ses propres mouises en face pour apprendre justement ce qui a merdé quelque part.

La constipation (ou la con-stop-action) nuit tout autant que la diarrhée (dit_areu-areu pour qu’on change ta couche), alors faites en sorte que votre manière de faire vos choix soient compatibles avec votre mécanique céleste.

La reconnaissance de sa paternité-maternité (je créé et ensuite j’aime inconditionnellement) face à toutes vos créations est essentielle pour pouvoir les transformer correctement, et ainsi retrouver votre capacité d’orienter votre vie selon la direction de vos intentions issues d’un cœur à la voix mélodieuse.

Soyez donc sans pitié pour la pitié et votre vie s’en trouvera nettement plus légère et aérienne. Faites de même pour la grande sœur, la culpabilité, et vous verrez une nette amélioration de vos parfums éthériques.

Laurent DUREAU

Article paru à l’origine sur le blog 4D5D le 15 décembre 2010 et réactualisé sur le blog 345D le 18 octobre 2012.

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(1 commentaire)

    • M.A on 18 octobre 2012 at 8 h 38 min

    ECLAIRANT, comme Toujours. ❓
    Ouah, que de programmes à déloger !!! 🙄
    MERCI Laurent et Ciess

    BISES A TOUS

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