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Intimité et cachoteries, et moi et moi…

intimeNous aimons tous penser que l’intimité est un jardin secret, un jardin intérieur qui nous est propre, et où seul(e)s quelques privilégié(e)s peuvent venir. Nous aimons à penser que cela est un sanctuaire, une aire où le sacré a sa place…

Tout ça c’est bien beau, mais qu’est-ce que notre mental-égo en a fait exactement au fil des temps ? Il en a fait un dépotoir grâce à tous ses concepts et surtout toutes ses croyances. Ainsi, ce qui était à l’origine un lieu de contact avec votre êtreté est devenu aujourd’hui une maison de passe accueillant des clients peu respectueux de votre véritable intimité originelle.

Ce qui était pur est devenu souillé, tout simplement. Souillé par quoi ? Souillé par toutes les ordures laissées par vos croyances, par tous vos visiteurs ou tout bêtement par votre volonté de rester pur aux yeux des autres (disons pas trop maculé pour être plus précis).

En effet, chacun de nous, en notre for intérieur, en notre intériorité, en notre véritable lieu de contact avec nous-même, nous nous sommes fait polluer par des gens, des faits, des actes, des paroles ou des réactions à des évènements qui ne collaient pas avec nos croyances du moment. On a senti sur le moment, dans l’instant présent, que nous nous étions fait “tacher” par un truc qui n’a fait qu’assombrir notre blancheur intérieure.

Qui d’entre nous n’a pas senti un jour cet éclaboussement de boue, de noirceur qui ne collait pas avec cette identité profonde que nous savions être la vérité qui nous habite ? Oui, ce temple possède en son centre un autel que l’on sait être le centre, le point de contact avec notre Étincelle de Vie. Nous savons cela intimement, et pourtant nous nous complaisons à parler d’intimité et à croire que nous avons un jardin intérieur que personne ne peut voir…

Dans un autre article, j’avais déjà dit que l’intimité dont les gens parlent est une intimité qui sera totalement dévoilée en 5D. En fait, laissez-moi vous imager un peu le décor afin que vous puissiez revenir à votre source intérieure avec plus de facilité, et ainsi élever votre fréquence encore plus vite.

Imaginez une église tout simplement. Il y a la grande porte d’entrée réservée aux visiteurs et qui sera grande ouverte lors des grands évènements seulement, et puis il y a les petites portes dérobées pour la chorale et le curé. Cette église est bâtie selon le principe de la croix, où va se trouver un point très particulier, là où la résonance sera maximale.

Ainsi, en tant que curé de votre propre paroisse, vous rentrez régulièrement dans votre église, histoire d’avoir un contact seul à seul avec votre contact Divin. Vous savez qu’en vous mettant à cet endroit précis, où la réverbération est maximale, le moindre son émis vous sera renvoyé avec magnificence.

Il est donc à ce point tout à fait normal que vous preniez votre pied puisqu’en fait, c’est fait pour ça. Vous savez donc qu’il vous faut vous ménager régulièrement ces instants de communion avec vous-même, afin de vous recentrer et de pouvoir ressortir à l’extérieur avec cette paix et cette radiance dont tout le monde raffole.

En clair, chacun est une église sur pattes, dont les résonances intérieures se feront connaitre dès que quelqu’un d’extérieur s’approchera ou désirera communiquer avec vous. Dit autrement, vous ne pouvez cacher la Vibration qui vous habite, car elle se traduira forcément par le tintamarre des carillons de votre clocher…

A ce titre, vous êtes transparent vibratoirement parlant. Donc, si vous jouez du Chopin, on entendra dehors du Chopin ! Vous ne pouvez donc pas tricher avec ce qui se passe en vous, car ça vous pisse par tous les pores de la peau, par le regard, par les sons et intonations, par la gestuelle, les sourires (ou la gueule) et enfin par les mots utilisés.

Bref, l’intimité à ce niveau est donc une grosse farce. Ainsi, si quelque chose vous turlupine, une oreille avisée saura vous décoder. En clair, vous ne pouvez absolument rien cacher et pourtant, depuis vos premières couches-culottes, vous n’avez pas arrêté de planquer bien des trucs. A l’image de l’enfant qui vient de casser le vase…

Le vase est forcément tombé tout seul et c’est le chien qui, de sa queue, l’a mis sous le tapis. En tant que gamin et fort de notre pouvoir de conviction basé sur l’innocence légendaire d’un enfant en bas âge, on essaie de faire gober ça au propriétaire du vase… Celui-ci n’est pas dupe, et, malgré tout, vous vous prenez une baffe, car votre jeu d’acteur n’était encore au point ! Pourtant, vous avez fait tout votre possible !

Ainsi, au fil du temps, notre église s’est remplie de tous les mensonges, de toutes les trahisons et de tous les faits que nous n’avons pas voulu extérioriser par peur. Les murs de l’église ont donc commencé à être tagués, sans compter les cartons s’empilant dans les coins sombres… Bah, quand on est jeune, ça ne prend pas trop de place, mais à la longue, la résonance de l’église change inexorablement.

On va donc (ou on essaie) d’aller régulièrement à l’autel pour retrouver cette résonance, mais ça résonne de moins en moins bien. C’est ainsi que notre déconnexion d’avec nous-même a commencé : carton après carton. Puis chaque tag sur les murs a fait que nous avions de moins en moins envie d’y aller, car leurs messages sont omniprésents, comme indélébiles.

Oui, mais les tags pourraient être joyeux, colorés, fluo… Oui, mais ceux-là, on aurait plutôt tendance à les mettre dehors afin que tout le monde les voie. Par contre, les sordides et les ombrageux seront plutôt à l’abri de leurs regards, et donc dedans… Ainsi on pourra dire de vous que vous êtes une belle cathédrale, mais s’ils voyaient ce qu’il y a dedans, ils feraient probablement moins de pub sur vous…

Oui, votre intimité, celle à laquelle vous tenez le plus, n’est en fait, dans la majorité des cas, que la volonté délibérée de camoufler vos cachoteries, ces choses peu avouables que vous savez assez négatives sur votre image extérieure. Extérieurement, vous dites que vous ne voulez pas que n’importe qui vienne « entacher » votre autel. C’est en partie vrai, mais cela n’est pas la raison principale et vous le savez fort bien !

Ainsi, quand vous dites que vous partagez votre intimité avec un(e) partenaire privilégié(e), c’est d’abord pour faire que la grande porte de l’église ne s’ouvre jamais au grand public. Il n’y aura seulement que la petite porte (dans la grande porte) qui s’ouvrira, à la seule condition que ledit partenaire ait le digicode qui peut changer à tout moment !

Oui, ouvrir son intimité, pour la majorité des préhumains, c’est permettre à l’autre de venir voir ses cartons, et seulement ceux qui sont dans la rangée de chaise qu’on lui attribue. Et puis, peut-être, s’il est vraiment respectueux, vous commencerez à lui déballer les cartons de la rangée de devant (le précédent partenaire), et puis peut-être les rangées de la “famille”, et ainsi de suite…

Puis, quand il vous plaquera, vous espèrerez en silence qu’il ne racontera pas sur les toits ce qu’il a vu et vous changerez le digicode… Bref, derrière cette fameuse intimité, il n’y a en fait qu’un relationnel basé sur plein de conditions et de compromissions. Non, non, jureront ceux qui n’y ont jamais pensé véritablement, mais cela n’empêche que c’est une vérité indéniablement vécue par chacun de nous !

Alors, qu’est-ce que la véritable intimité, celle qui fait que des êtres (et pas seulement deux) peuvent marcher ensemble dans la même direction ? C’est simple ! Elle n’est pas de l’ordre des cartons et tags sur les murs, y compris les vitraux. Non, elle n’est pas du niveau de la matière recouverte de la poussière du passé. Non, elle est vibratoire.

En effet, si vous désirez que quelqu’un entre dans votre intimité véritable, il vous faudra ouvrir la grande porte de votre cœur et non une petite porte avec digicode. Ce surplus de lumière extérieur (dû à la grande porte) éclairera ainsi plus l’intérieur de votre église. Ainsi, il aura une meilleure première impression qui va naturellement influencer fortement la suite des évènements.

Ensuite, par votre lâcher prise régulier, vous aurez découvert qu’une benne à oubliette est déposée sous l’appentis de l’église, et que vous pouvez à votre rythme y déposer les cartons du passé qui encombrent vos allées intérieures. Oui, en virant vos antiquités, vous allez retrouver votre résonance intérieure comme à l’origine, tout simplement.

Certes, la poussière revient toujours, et c’est la raison pour laquelle vous allez vivre de plus en plus votre intériorité pour faire le ménage et passer de moins en moins de temps dehors. Par cette envie quotidienne de vous relier à vous-même, vous verrez que ça va déménager dur-dur et que votre luminosité intérieure va reprendre du poil de la bête.

Ainsi, prise de conscience après prise de conscience, vous effacerez aussi les tags des murs. Vous effacerez ce qui vous rappelait vos conneries, vos croyances, vos concepts. Vous effacerez les “Pour la vie” en forme de cœur gravés sur les piliers, car vous aurez compris que tout cela n’était qu’illusion. Bien sûr, les toiles d’araignées y passeront aussi.

Bref, ainsi si chaque jour, dans votre quotidien, en silence et sans jugement, vous nettoyez votre église, vous redécouvrirez la véritable puissance et signification de l’intimité véritable. Vous redécouvrirez le bienfait de cette reconnexion à vous-même. Ainsi, quand vous inviterez quelqu’un à vous visiter, vous ne l’inviterez pas à découvrir votre église mais plutôt la musique qui s’y joue !

Pour cela, vous vous assurerez de lui bander les yeux et de le guider par la main au sein de votre véritable cœur. Oui, par bander les yeux, je veux dire qu’il aura déconnecté son mental avec le jugement associé. Il devra vous faire confiance pour écouter votre musique, car, en effet, il y a deux façons d’écouter la musique.

La 1ère est par la tête qui va analyser si la partition est bien jouée et ce qu’il serait bien de faire pour l’améliorer. Vous êtes invité à écouter telle partition de Chopin et vous venez en tant que puriste ou journaliste. C’est le cas de beaucoup.

Puis la 2ème est de se foutre de la partition de Chopin et d’écouter avec son cœur, afin d’entendre la vibration qui se dégage à travers cette église. En effet, la même partition jouée avec les mêmes musiciens ne résonne pas du tout pareil selon les endroits où elle est jouée… De plus, vos « couacs » d’exécution seront pris pour une différence exprimant votre unicité.

Ainsi, à chaque fois que quelqu’un vous offre de partager son intimité, mettez-vous un bandeau sur les yeux, afin que votre mental ne puisse voir quoi que ce soit, et allez-y dans l’esprit de ressentir la Vibration au sein de votre être, à l’intérieur, et non en écoutant avec vos oreilles extérieures qui ne voudront que comparer à une composition tirée sur du papier à musique.

Partager l’intimité, quand on est en 5D ou plus, est d’abord un partage vibratoire sans jugement. Elle n’est que le ressenti immédiat de ce qui est et qui traduit votre aptitude à savourer à travers votre propre église la vibration de l’autre. Cela pourtant ne restera qu’un partage de “cloche” parce que votre invité ne pourra pas être à votre place (sur l’autel) au sein de votre propre église. Il ne sera qu’un élément extérieur dans votre intériorité.

Puis vous découvrirez qu’au fur et à mesure de vos aptitudes à résonner à l’autel de votre cœur, vous deviendrez transparents aux autres. Et c’est cette transparence qui fera de vous des “lumineux”, parce que vous aurez surtout dégagé un maximum de cartons, de toiles d’araignées et de tags glauques qui assombrissaient votre propre lumière.

Vous découvrirez ainsi que plus vous jouez dans votre intériorité, plus vous allez rendre ce monde lumineux, au point que vous n’aurez plus de mur entre vous et les autres. Vous serez devenu comme transparent, comme cristallin, aussi bien dans la transmission de la Lumière que dans la pureté des notes émises.

On dit que le Christ est né dans une étable… C’est juste pour dire qu’il n’y a nul besoin d’être dans un palace pour illuminer le monde. Quand la lumière est là, même les bouses et le lisier deviennent un parfum divin !

Devenir cristallin est donc d’abord un sérieux dépoussiérage intérieur de ce que nous nommons l’intimité. C’est aussi une volonté réelle de retourner dans l’église de notre intériorité le plus souvent possible, afin de nous reconnecter au saint des saints qu’est notre Étincelle de Vie.

Puis, vous découvrirez ensuite, parce qu’il n’y aura plus de murs opaques entre les autres et votre autel (situé à l’intérieur d’une véranda cristalline), que chaque frère que vous rencontrerez en cours de journée (qu’il soit humain, animal, végétal ou minéral) deviendra une concert réciproquement aimant, respectueux et sincère.

Cela se fera en toute simplicité et humilité, car lorsque l’on est dans l’instant présent, on ne peut voir le passé, le futur et toutes les illusions de ce qui pourrait être. Vivre l’instant présent, c’est non seulement porter son attention sur ce qui se passe en l’intérieur de notre église, mais aussi être ce que l’on est véritablement avec la transparence toute cristalline de la Création.

Ainsi, plus vous serez vrai avec vous-même, plus vous serez sincère dans votre démarche pour retourner à l’autel de votre véritable intimité, plus votre diamant intérieur pourra rayonner la Lumière de l’UN.

Rayonnant ainsi cette lumière de l’UN, vous découvrirez qu’il n’y aura plus de privilégiés, mais que vous distribuerez cette lumière à l’ensemble des formes de vie sans distinction de quoi que ce soit.

Vous aurez alors quitté l’illusion qu’une forme de vie ou qu’un individu est supérieur à un autre. Le jugement vous aura quitté pour laisser place à la simplicité de ressentir la vibration unique d’une autre partie de vous-même, qui n’est qu’une facette du même diamant, celle de l’UN.

Laurent DUREAU

Article paru à l’origine sur le blog 4D5D le 6 mai 2011 et réactualisé sur le blog 345D le 13 octobre 2012.

Lien Permanent pour cet article : http://345d.fr/intimite-et-cachoteries-et-moi-et-moi/

(1 commentaire)

  1. Pierr'Un

    Dans mon Temple, dans mon Eglise…..
    Sortant de la gangue pur diamant, comme Pierre est en dedans
    Je vais aller au coeur de ce cristal, pour en aviver la flamme
    Amenant un rayon de lumière, afin que l’Eglise s’éclaire
    Rentrant en pleine résonnance, de toute sa magnificence
    Grâce à fréquence de ses vibrations, à la puissance du son
    A la force du verbe, mettant la vie en herbe (1985)
    Et, lorsque la lumière sera allumée, je pourrai commencer le nettoyage de fonds en combles.
    J’y verrai mieux car y a du taf, y a du boulot, des abérations, des conneries pour lesquelles me suis accordé le pardon (pas le choix) et des voeux que moi-même, je me suis éxaucés, normal je suis fils de Dieu, donc Dieu moi-même. Ce n’est pas de l’ego, c’est la vérité première car :
    TOUT EST UN et UN EST TOUT. Etant son fils, j’appelle Dieu papa, comme Laurent ( j’en ai souri quand je l’ai lu) je l’ai écrit il y a longtemps dans un poème. Grands Mercis Laurent

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