Hé toi le rebelle, t’en n’as pas marre ?

rebellionPuisque l’heure est venue d’aller taquiner nos fiertés égotiques, j’aimerais aujourd’hui aborder celle dont l’être humain n’est pas peu fier : celle d’être un rebelle…

Je dirais même que c’est l’une des “qualités” principales que le préhumain sent en son être quand il attaque l’adolescence, afin de prouver au monde qu’il est quelqu’un, qu’il est différent et qu’il va donc s’affirmer.

En cela, vous pouvez déjà commencer à supputer que l’égo y est pour quelque chose, et donc que sa personnalité se construit. Alors, quoi de plus normal qu’être rebelle et d’envoyer balader toutes les conventions pour exprimer “sa” différence.

Il est donc tout à fait logique de passer plus ou moins par ce stade de croissance. Pour certains, ce sera bref, tandis que pour d’autres, ça durera toute leur vie !

Or, qu’est-ce qu’être un rebelle exactement ? Dit simplement, c’est l’art d’afficher son désaccord, et donc de se permettre de foutre le bordel afin d’enrayer une mécanique qui veut vous broyer.

Puis, fonction du temps, la majorité rentrera dans le rang des conventions établies pour mieux les renforcer (j’abandonne la lutte pour être peinard), tandis que d’autres continueront à refuser de baisser la garde même sur leur lit de mort…(quelle chienne de vie !).

Vous voyez donc qu’être un rebelle, c’est d’abord dire non pour majoritairement dire oui, plus tard, à un moment ou à un autre. C’est donc une résistance qui résistera plus ou moins longtemps, et qui s’exprimera avec plus ou moins de violence selon les cas.

Ainsi, cette résistance amènera inéluctablement des troubles émotionnels qui, eux-mêmes, apporteront un déséquilibre, une non-paix, qui passera quasiment par une auto-destruction physique plus ou moins rapide.

Dit autrement, la cigarette, les drogues et la mal-bouffe, se feront une joie de vous aider à votre suicide, selon votre capacité à juguler ou non cet esprit de rébellion qui vous colle à la peau.

Ainsi, avant de parler plus précisément de ce trait de caractère du préhumain, pensez-vous que d’autres civilisations sur d’autres planètes suivent le même chemin dans leur progression vers leur divinité intérieure ?

La réponse tombe d’elle-même : cela dépend de la matrice dans laquelle ils vivent. En effet, pensez-vous qu’en 5D, on puisse être un rebelle, c’est-à-dire quelqu’un qui foutra son bordel parce qu’il n’est pas d’accord avec les règles établies ?

En effet, qui pourra ascensionner en disant qu’il est prêt à être dans la non-paix pour vivre sa paix intérieure selon ses lois à lui ? Dit autrement, peut-on espérer vivre dans la paix et dans l’amour si, au fond de nous, il reste encore cette violence intérieure, ce désaccord profond ?

Hé oui, la rébellion c’est d’abord un mécontentement, un mécontentement de ne pouvoir être soi-même, de ne pouvoir suivre ses impulsions plus ou moins créatives, de ne pouvoir être libre de faire ce que l’on veut…

Or, pensez-vous que lorsque l’on sera en 5D, il nous sera possible de suivre nos propres lois ? Non, pas du tout, car une loi supplantera toutes celles que l’on pense justes, valables ou acquises de droit parce que tout simplement on est vivant. Ce sera celle du respect de la différence.

Oui, nous aurons, vous et moi, à suivre les consignes données par le chef d’orchestre du vaisseau Urantia Gaia. Il nous faudra jouer à l’unisson comme un seul organisme et éviter toute fausse note, car l’harmonie prônera sur tout et non sur nos visions basées sur des projections égotiques.

En effet, le fait même d’ascensionner indique que nous devrons nous séparer entièrement de notre “personnalité”, de cette construction moyenâgeuse qui n’était valable que dans la geôle d’une matrice prison.

Hé oui, tous les taulards sont des rebelles, sinon ils ne seraient pas vraiment des rebelles aux normes établies par d’autres, par un système qui normalement leur veut du bien…

Hé oui, la Terre d’hier et d’aujourd’hui a été transformée en une gigantesque taule par quelques “gentils” qui voulaient se la couler douce et nous tondre la laine sur le dos. D’une honorable 3D sympathiquement évolutive, on s’est retrouvé dans une 3D dissociée où nous sommes devenus des esclaves.

Il est donc normal que toute particule d’esprit venant s’incarner dans une carcasse de préhumain, qui plus est d’occasion, dise un brin son désaccord et selon ses voies…

Engagez-vous, engagez-vous qu’ils disaient, et vous vous retrouvez au fond d’une tranchée, les pieds dans la mouise, le ventre vide, trempé dans l’émotionnel à souhait avec pour seul arme la désobéissance !

C’est sûr qu’on est loin de la fraternité, du gentil “Pardonne-moi si je t’ai arraché un bras”, du “Oublie tout et on recommence”, du “Je pense à toi mais moi d’abord !”, du “T’as faim mais moi je me sers d’abord…”.

Comprenez bien que cet aspect particulier d’envisager les choses est grandement inscrit dans notre ADN, et cela, depuis des générations puisque cela fait 350.000 ans que l’on est tombé dans la marmite de l’injustice.

C’est vrai qu’il y a de quoi être fier que ce monde soit devenu un bordel permanent, où de toute façon on s’étripe comme on peut. Autant sur les plans matériels (la guerre, les famines) que sur les plans financiers, émotionnels, culturels, philosophiques et religieux.

On part donc du principe de base qu’étriper l’autre nous fera plus de bien que le laisser faire ce qu’il veut. C’est un état d’esprit qui, même s’il vous semble ne pas l’avoir, est gravé en vous. Jetez seulement un coup d’œil en arrière et vous le verrez sans aucun problème.

En effet, personne ici sur Terre n’est blanc comme neige, puisqu’en taule seules la crasse et les emmerdes vous collent à la peau. Il a donc forcément des réactions peu angéliques de notre part envers les autres.

Pour bien comprendre le pourquoi de cette “rébellion” intérieure inscrite dans notre ADN, il faut voir combien les vrais taulards s’affirment dans les prisons. Tout n’est qu’égo basé sur l’intimidation, la violence, la ruse et la corruption pour dominer, et donc survivre le plus longtemps possible.

Notre monde n’est qu’un foutoir gigantesque où tout s’entrechoque au nom de la liberté, de la justice, de l’amour et du respect de la Vie.

Nous projetons à l’extérieur l’exact opposé de ce qui se passe en nous. Si dedans tu te vomis, tu essaieras d’aimer ton prochain. Si dedans tu sens un profond déni de toi, tu essaieras d’avoir une réussite extérieure, etc.

En ce sens, nous vivons dans une dualité très exacerbée dont il est presque impossible de sortir sauf… Sauf, si on lâche prise par rapport à nos attentes, si on lâche prise sur notre envie d’affirmer notre égo, si on lâche prise sur nos projections personnelles.

Ainsi, chaque fois que vous vous retirerez du jeu de l’égo, du jeu du taulard qui veut s’affirmer, vous désarmorcerez progressivement les pétards du rebelle qui sommeille en vous.

Certes, il semblera aux autres que vous avez démissionné de ce monde, et c’est vrai que vous aurez démissionné du monde de la 3D falsifiée. Mais, on ne pourra vous accueillir dans votre prochaine résidence (la 5D) qu’à la seule condition que vous vous soyez débarrassé du mode “Rambo” ou “Terminator”.

C’est la raison pour laquelle je ne cesse de vous dire de ne plus rien projeter de vos visions d’un meilleur monde, mais surtout de commencer à faire le ménage en dedans de vous.

C’est en jouant juste sur votre instrument (votre corps) que la partition donnée par votre cœur fera que vous serez embauché dans le nouvel orchestre. Mais tant que vous essaierez de jouer votre partition sur votre instrument désaccordé de 3D estampillé rebelle, la tâche sera beaucoup plus difficile.

Mais pour vous remonter le moral, voyons les choses positives de cette expérimentation de l’esclave préhumain que nous sommes. D’après vous, qui va être le plus heureux d’être en 5D : l’esprit qui aura vécu dans une 3D normale ou le taulard de la 3D falsifiée ?

Hé oui, le taulard saura prendre la juste mesure de ce qu’est la possibilité d’être respecté sans avoir à mordre le mollet de l’autre. Il appréciera d’autant plus l’air ambiant car la souffrance aura disparu…

C’est dans son dépassement de la souffrance que le préhumain sortira nettement plus grandi que quiconque dans cette portion de l’espace infini. C’est, entre autres, la raison pour laquelle il y a tant d’attention sur nous actuellement.

Imaginez que nous sommes des survivants à l’expérience la plus éprouvante de tous les temps. Car c’est sur nous qu’est tombée la crasse la plus lourde, la plus gluante et la plus corrosive de tous les univers.

C’est sur nous que les forces involutives ont tapé le plus lourdement. Certes, il y a eu des morts, de la souffrance à gogo et des cris à n’en plus finir, mais on est encore là, debout, à croire et à espérer d’un monde meilleur.

De l’autre côté, tous les anges, archanges et plus, sont en train de faire un travail fou pour virer les barbelés, les champs de mines et les miradors des “pas gentils”, mais il nous faut sortir du camp tout seul.

Il nous faut sortir vers l’inconnu avec la force de l’espoir, avec la foi que la radio que l’on capte en notre cœur (cette Vibration) nous dit bien la vérité qu’un autre monde existe bien.

Il y a bien sûr ceux qui voudront continuer à se la jouer caïd dans la taule de 3D, mais je vous assure que lorsque le chemin aura été ouvert vers le Nouveau Monde, nombre de nos frères emboiteront le pas sans trop y croire sur le moment.

Ils choisiront d’eux-mêmes entre la décadence d’une taule qui n’est plus alimentée par les tauliers, ou le chemin de l’inconnu bordé de quelques lampadaires aux sourires éclatants.

Ces lampadaires que nous sommes, nous les illuminés, les délirants attitrés qui nous rappelons le pourquoi de notre venue en cette taule, avons pour rôle de faire les premiers pas pour démontrer que seul l’agneau pourra pénétrer dans le royaume de la Paix.

La Paix ne peut coexister avec la rébellion. Il nous faut éteindre nos envies de changer le monde à l’extérieur de nous, car c’est d’abord en nous que tout se joue. Soyons la Paix incarnée en pacifiant nos volcans intérieurs.

Personne d’autre que nous-mêmes peut le faire à notre place. Ainsi, par la loi de résonance, chaque partie de nous-même pacifiée sera un bout du tapis qui se déroulera en dehors de la taule dans laquelle nous nous sommes enfermés.

C’est en ce sens que derrière la plus terrible de toutes les expérimentations, le préhumain deviendra un humain possédant en lui la plus grande antidote à la souffrance (et donc aux mondes dissociés).

Oui, nous portons en nous l’antidote la plus balaise pour enrayer l’involution des autres mondes qui ont été “pollués” par cette expérience de chute. Eh oui, nous ne sommes pas les seuls à avoir été contaminés…

D’autres civilisations sont aux prises avec les mêmes affres que nous, mais par un concours de circonstances (comme on dit) on s’est retrouvé nettement plus avancés dans la contamination que les autres…

Hé oui, nous avons expérimenté à fond une loi dite de l’exponentielle, car dès nos origines nous avions cette capacité à tout multiplier à l’envi. Du rien on arrive au bordel en des temps records !

D’une brindille totalement ridicule, on en arrive à faire la guerre ! On découvre ça chaque jour dans notre vie, et c’est cela qui nous a mis autant dans la merde depuis un paquet de millénaires.

Ainsi, plus une souffrance nous taquine, et plus on en fait une montagne qui finalement nous pousse à la rébellion. C’est-à-dire à casser ou à tuer le truc qui nous rend fou et dont on ne peut sortir que par la destruction.

Malheureusement, plus on se rebelle et plus on souffre. C’est donc une logique dont nous ne pouvons sortir, sauf si on arrête d’enclencher le côté rebelle. Or, que voyons-nous au quotidien : des gens qui veulent changer le monde !

Ce n’est pas dans la réaction extérieure que l’on trouvera la solution à ce cercle sans fin, mais bien à l’intérieur, en supprimant ce qui est la cause première de notre non-paix.

Notre libération viendra de l’intérieur. Elle est donc au départ invisible, mais tôt ou tard cela se verra, car les nouvelles énergies de 5D concrétiseront nos pensées encore plus vite que jamais.

Hé oui, l’épée de Damoclès est dans nos neurones, dans notre façon d’aborder la problématique et d’y trouver une solution la plus pacifiante possible. La seule et vraiment efficace que j’ai trouvée est le fameux “On s’en fout !”.

Je peux vous dire que le cycliste (l’égo) se trouve d’un seul coup à pédaler dans le vide (comme si on avait appuyé sur la pédale de débrayage) et que le petit vélo (le mental) panique à mort avant d’aller se crasher dans les décors…

Alors, toujours envie d’être un rebelle ? Si oui, je vous souhaite une bonne continuation dans votre taule où l’égo règne en maître, et si non, je vous invite au rassemblement dans le cœur !

Laurent DUREAU

Article paru à l’origine sur le blog 4D5D le 6 décembre 2010 et réactualisé sur le blog 345D le 15 octobre 2012.

Cet article a été visité 6 210 fois.

Lien Permanent pour cet article : http://345d.fr/he-toi-le-rebelle-ten-nas-pas-marre/

(3 commentaires)

    • Pierr'Un on 15 octobre 2012 at 10 h 18 min

    « Heureux les doux, ils hériteront de la Terre » a dit Jésus. Quant aux rebels, ils se sentent mal pour eux même ou pour les autres ou pour la Société et, dans ce cas de figure, ils veulent s’auto-détruire par l’alcool, cigarettes, drogues ou par des comportements suicidaires…
    Pour éviter toutes ces sornettes, il n’y a que le langage du coeur qui puisse les appaiser…car tout se passe à l’intérieur de soi-même, dans notre temple, dans la cabine de pilotage.
    Nous sommes en accord parfait avec la nouvelle leçon, il nous faut juguler les dernières ruades de l’ego qui tiens grandement à sa peau.
    Merci Laurent de mettre à disposition tous tes avoirs.

    • marina on 15 octobre 2012 at 21 h 50 min

    merci Laurent !! 👿

    • Coton La Brodeuse on 16 octobre 2012 at 9 h 24 min

    Toi ma rebelle
    Écorchée vive
    Par tes épines intérieures

    Et Toi Rose???

Les commentaires sont désactivés.