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Gardez le sourire, on vous filme

intimiteOutre ce magnifique sourire, voilà ce qui va rester de vous une fois que vous aurez ascensionné… Oui, en 5D, on sera en petite tenue comme à la naissance et on ne pourra pas emporter ce qui appartenait à la 3D…

Je vais donc aborder un point délicat, car, suite à mon dernier article, tout le monde n’a pas vraiment compris que notre corps physique actuel n’est qu’un vêtement de matière périssable qui accueille, pendant le temps de son usure, une entité éternelle.

Ben oui, quand vous vous regardez dans la glace, vous ne faites que contempler la voiture de location que l’on vous a donnée afin d’expérimenter les routes sinueuses de la dualité dans le monde de l’égo. Cette voiture ne vous appartient aucunement, mais, comme vous avez signé avant d’en prendre possession sur Urantia, vous en êtes pleinement responsable.

Il y a donc un monde d’écart entre être responsable d’un véhicule prêté et en être le propriétaire. Vous n’avez donc pas le droit, normalement, de l’esquinter et d’en faire ce que vous voulez, à part l’utilisation prévue à cet effet. Il est donc “normal” que le kilométrage soit pris en compte, sauf que dans notre bac à sable, on est une bande de casse-cou.

Normalement, notre corps devrait tenir quelques milliards de km et nous, on peine par notre méthode de conduite à l’emmener à 200.000 km ! Déjà dès les 50.000, le carnet d’entretien mentionne de nombreuses réparations dues principalement à une inconscience totale du chauffeur pour cause d’immaturité prononcée.

Le chauffeur pense qu’il n’a de compte à rendre à personne et qu’il peut faire ce qu’il veut de “sa” caisse. Le seul vrai problème dans l’affaire est que, comme toute bonne personne vivant dans le paraitre, il s’identifie complètement avec “sa” voiture. Ainsi à chaque pliure, chaque accident, chaque incident, sa confiance en lui et surtout l’image qu’il a de lui prend le même chemin, soit celui d’un accidenté de la vie.

Cette attitude est fort bien comprise par les instances supérieures tant nous sommes dans l’ignorance la plus totale de ce que nous sommes, malgré tous les signaux que l’on nous envoie. En effet, notre coeur nous dit que nous sommes plus que juste un regroupement de cellules biologiques.

Nous savons que la beauté intérieure vaut nettement plus que la beauté extérieure, mais on persiste à mort à vouloir corriger et surtout martyriser notre corps selon des modes à la con qui vous disent comment il faut être extérieurement parlant pour être au top. Ego obligeant, nous sommes dans une compétition pour plaire aux autres d’abord, puis secrètement pour nous plaire à nous-même puisqu’en fait on ne s’aime pas vraiment !

Oui, en clair notre égo ne peut que se projeter dans quelque chose d’extérieur parce qu’il ne peut pas prendre la place du cœur. Il fait donc tout pour l’étouffer en commençant par dire “t’as vu comme t’es foutu ?  » grâce aux miroirs et balances. « Mais pour toi, parce que je suis ton pote, on va arranger ça ! D’abord tu feras ceci puis cela, etc. »

Oui, notre égo, et donc “notre personnalité”, se construira surtout par rapport à notre corps, tout ce qu’il portera (des fringues aux bagouses) sans compter les retouches locales comme la coupe de cheveux ou de la barbe, l’épilation et le maquillage. Je ne parle pas de l’aftershave et des multiples parfums qui soi-disant amènent un plus (celle de masquer les odeurs…???).

En clair, tout cela n’est que du ravalement, de la tromperie organisée afin que l’on soit présentable aux autres, mais surtout à nos yeux !!! Alors, c’est qui le fautif dans l’affaire : votre cœur ou votre personnalité ? Votre cœur veut vivre des choses “vibratoires”, mais votre personnalité préfère les compliments et tout ce qui va le renforcer.

Oui, la première de toute les illusions en cette vie est de croire que votre corps c’est vous. Si c’était le cas, alors pourquoi parler de réincarnation puisque si tout meurt avec votre corps vous ne pourriez imaginer un instant que vous êtes immortel ? Réfléchissez bien à ce que je viens de dire, car vous ne pouvez être des deux côtés à la fois…

Vous êtes un immortel venu faire un tour dans une voiture de location dans le parc d’attraction appelé Urantia. Une fois la visite terminée, la voiture redeviendra poussière, et vous, vous serez de retour à la maison où vous ferez votre rapport au big boss qu’est votre Esprit Directeur.

Qu’allez-vous lui dire ? Que vous avez cassé la voiture à coup de cigarettes, d’alcool et de viande parce que vous pensiez que c’était ce qu’il lui fallait à la voiture. Non, elle, elle avait un moteur à eau, nécessitait quelques minéraux apportés par des légumes et fruits et ne demandait qu’à rouler à l’oxygène de l’air…

Vous pourrez dire que vous ne saviez pas à cause du voile de l’oubli posé à la naissance, mais votre mauvaise foi ne pourra être dissimulée, parce qu’intérieurement vous aviez régulièrement des messages intérieurs, d’abord de votre petite voix, mais que surtout les clignotants du tableau de bord clignotaient si fort qu’ils s’en sont grillés les diodes totalement.

Et tout ça pour quoi ? Parce que l’on vous a dit qu’il vous fallait ceci ou cela pour bien vivre. Avec une cigarette dans une main, vous étiez un “homme”, et dans la seconde main le boc ou la canette de bière pour compléter le tableau. Et puis c’est connu, une bonne biture avec des tord-boyaux ça vous fait soi-disant oublier la petite déception amoureuse du moment ou tout simplement pour démontrer que vous êtes capable d’encaisser ! Fuite ou orgueil, c’est du pareil au même…

En clair, vous avez gobé à pleins neurones que la vie c’est boire de l’alcool, s’empiffrer de n’importe quoi au nom du plaisir et que c’est normal de tomber malade, puisque de toute façon tout le monde l’est tôt ou tard. Mais oui, c’est ce que l’on m’a appris alors je l’ai fait ! Certes, mon ami, mon frère je te comprends, mais où était ton discernement ? Qu’as-tu fait de cette sagesse, de cette intelligence cosmique qui t’habite depuis ton premier souffle ?

Ben, je croyais que c’était des conneries, car à chaque fois que j’en parlais on me prenait pour un fou, alors à la longue j’ai capitulé et je l’ai envoyée dans les pâquerettes dès qu’elle se pointait le nez. Putain, c’était pas facile parce qu’elle était vraiment tenace, mais j’ai réussi à l’avoir à la longue !!!

Puis plus tard, sans savoir pourquoi, je n’avais plus goût à la vie. Je suivais mon petit boulot-dodo et j’avais constamment le nez dans le frigo. Mais maintenant que tu me le dis, je vois que je n’avais pas fait le rapport entre cette petite voix et ma joie de vivre. Certes, j’avais des joies mais c’était toujours de courte durée. En clair, c’était pas la joie et il ne m’arrivait qu’emmerdes sur emmerdes, sans compter les pépins à répétition de mon corps.

Et puis, une fois mort, j’ai compris que je m’étais fait avoir dans toute sa beauté. J’ai flingué ce que j’avais de plus précieux en ce monde, une super caisse avec un super GPS. Mais que j’suis con. C’était trop gros pour être vrai ! Et moi qui ai passé ma vie à coller des autocollants et à refaire la peinture parce que je n’étais pas vraiment content du modèle de voiture que l’on m’avait donné.

Certes, quand j’étais jeune, je pensais que ça allait durer pour toujours, alors j’ai tiré sur la caisse à fond, puis progressivement j’ai senti qu’elle commençait à peiner. J’ai donc en conséquence peiné encore plus qu’elle, parce que c’était tout ce que j’avais pour montrer ce que j’étais. Alors, au lieu de faire du sport comme un malade, j’ai commencé à faire du sport pour corriger la déroute qui avait déjà commencé.

Maintenant, j’ai compris que mon plus grand cadeau, outre la destination, ça a été d’avoir un corps afin d’expérimenter ce que mon âme voulait. J’ai compris que mon corps n’était pas moi mais était l’instrument qui me permettait, moi en tant qu’âme en incarnation, de vivre des sentiments particuliers.

Certes, j’ai eu des sentiments mais pas ceux espérés par mon âme, et c’est seulement maintenant que je comprends pourquoi mon enfant intérieur n’était plus heureux malgré les chirurgies plastiques, malgré tous les sous à la banque, la grande maison que j’avais, ainsi que toute la famille qui m’entourait.

Je pensais vivre le bonheur mais c’en était un de pacotille, fait de bouts de ficelle. Certes, c’était super mais cela aurait pu l’être encore nettement plus si j’avais seulement ressenti que la beauté n’est pas seulement celle de la plastique du corps. Oui, j’aimais me maquiller, me renforcer le tour des yeux avec du noir afin de mettre en évidence la pâle lueur de mon regard.

Je voulais faire beau parce que j’aime le beau, mais je n’avais pas compris que lorsque l’on écoute son cœur, la simplicité démontre toute sa puissance. Oui, la vraie beauté est d’abord une vibration intérieure qui ,de toute façon, s’extériorisera avec trois fois rien. Alors, comment ai-je pu croire qu’en maquillant l’extérieur j’allais tromper mon monde ?

Comment ai-je pu continuer cela pendant autant d’années ? Comment ai-je pu me mentir à moi-même à ce point ? Certes, je répondais aux attentes des autres et à leurs critères de beauté, mais tout ceci n’était que mascarade. Je comprends maintenant que nombre des règles que je me suis dictées dans ma vie de 3D n’étaient que des croyances.

Je voulais être aimé et surtout m’aimer moi-même en montrant que j’étais quelqu’un, que j’avais une personnalité et que je pouvais être belle (beau). Mais maintenant, je me rends compte qu’être une belle personne, c’est d’abord avoir l’humilité dans son cœur et vivre en toute simplicité. J’ai compris qu’il fallait que j’aie une certaine éthique concernant mon art de vivre, et surtout pouvoir garder mon intégrité.

Oui, garder ce qui faisait ce que j’étais véritablement, c’est-à-dire mon Moi, mon truc que je ressentais vrai en moi. Je me suis fait contaminer par l’extérieur parce je n’écoutais plus ma petite voix. Ainsi, moins je l’écoutais et plus je laissais l’extérieur me contraindre et me ratatiner. Certes, je poussais quelquefois ma gueulante mais, tôt ou tard, je revenais à la case départ.

Oui, maintenant je comprends que lorsque j’aurai ascensionné, je n’aurai plus besoin de me faire belle (beau) pour plaire aux autres. Je n’aurai plus besoin de me regarder dans la glace pour corriger les imperfections que mon mental me jetait à la figure. Oui, en 5D, je serai ce que je suis et j’aurai le plus grand respect pour mon corps, car sans lui je ne pourrai visiter le prochain parc.

Oui, j’ai compris qu’il faut aller au-delà de ce corps qui nous sépare des autres. Oui, je désire poursuivre ma route dans la vibration de l’UNité, car même si je ne comprends pas, je sais qu’être en résonance avec l’amour c’est d’abord ressentir la vibration dans notre cœur afin d’être relié au cœur universel.

Oui, j’admets que mon look extérieur n’est qu’une projection de ma personnalité qui veut montrer mes bons côtés tout en cachant les moins bons. Oui, j’ai compris qu’en étant CE QUE JE SUIS vraiment, j’aide mon frère à mieux partager avec mes multiples facettes.

Il est facile de dire que l’on veut faire l’UN, et maintenant je sais que ce n’est que dans la vie de chaque jour, dans mon quotidien, que je peux être moi tel(le) que je suis et sans aucune honte, car dans l’UN le jugement n’existe pas. Celui ou celle qui a à redire n’est qu’une personne qui tente de dominer la relation par ses attentes.

Non, je refuse d’entrer dans son jeu et je poursuis mon chemin, car je sais que dans la loi de l’UN, nous sommes tous égaux et que personne n’est plus belle (beau) qu’une autre. Nous sommes uniques et c’est un blasphème d’avoir honte de son unicité, alors à partir d’aujourd’hui, je serai ce que je suis, humblement et sans magouilles.

Aujourd’hui, j’ose être MA Vibration et que ceux qui ne sont pas d’accord aillent voir ailleurs pour projeter leurs attentes. Je reprends les rênes de mon pouvoir, car j’ai compris que nulle autre personne n’a à me dire ce que je dois faire pour lui plaire et être aimé en retour.

Je laisse tomber le simulacre du politiquement ou du socialement correct, sans pour cela atteindre à leur liberté d’expression. J’ai la conviction que seule ma petite voix saura me dire ce qu’il faut faire afin et qu’enfin elle puisse me faire marcher sur la route du retour à moi-même, la route du retour à La Source.

Nous sommes UN dans la vibration de notre vérité intérieure, et La Source compte sur chacun d’entre nous pour lui faire vivre l’unicité qu’il a placé en nous, alors ne la décevons pas en suivant ceux qui veulent imposer leur vision du monde et donc leur domination.

Mon corps d’aujourd’hui est une voiture de location (et d’occasion par la force des choses) pour exprimer non pas une personnalité-égo mais la divinité qui est en moi. Alors baffons-le un coup, planquons les miroirs factices et entretenons notre véhicule avec autant de soin que si c’était un nouveau-né sans devenir pour autant une maman poule…

Donnez à votre corps du respect, un amour inconditionnel et remplissez ses besoins vitaux mais n’en devenez pas l’esclave. C’est un beau lieu de culte, un temple, mais n’en devenez pas le moinillon-mouton qui lui dévoue un culte total… Vous avez, aussi, d’autres choses à faire en ce monde !

Laurent DUREAU

Article paru à l’origine sur le blog 4D5D le 18 avril 2011 et réactualisé sur le blog 345D le 21 septembre 2012.

Lien Permanent pour cet article : http://345d.fr/gardez-le-sourire-on-vous-filme/

(2 commentaires)

  1. paulette

    salut laurent
    votre article est plein de verite . , merci G  »Day

  2. Nicole.A

    Merci Laurent,

    Ton message est percutant. Boum. Cela me donne à réfléchir sur le fait que je me teint les cheveux devenus gris blanc. Je n’en avais pas pris véritablement conscience que c’était aussi un jeu de l’égo.
    Une bonne prise de conscience. Merci encore.

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