Evolution, oui, révolution, pas forcément…

 titaC’est toujours avec un certain amusement que je vois comment nous cherchons tous à savoir où l’on va, mais surtout comment cela va se passer. A ce jeu-là, on continue tranquillement à abuser de la dualité dans son aspect rigolo.

En effet, notre cerveau ne peut faire que comparer un état à un autre état, et même si l’on baigne dans le non-jugement, un petit malin appelé le mental-ego va essayer de détourner cette caractéristique pour étendre sa domination.

Donc, avec cette intention très louable de vouloir avancer, et donc ascensionner, nous nous mettons nous-mêmes dans les griffes de la comparaison, et par là même, in fine, dans le jugement qui ne dit pas son nom.

L’évolution de conscience est un acte naturel mais il peut prendre 2 sens : l’involution ou l’évolution. Dans le premier cas, ça régresse pour arriver à l’auto-destruction, et dans l’autre cas, ça va s’expanser vers une croissance bénéfique.

Pas besoin d’être une flèche pour découvrir que notre civilisation actuelle ne peut connaître qu’une fin tragique si elle continue dans son expérimentation actuelle. Et quoi que dise notre mental avec toutes ses promesses technologiques, une ressource tarie entrainera obligatoirement un manque, et donc un changement.

Quand le manque futur devient une évidence, c’est alors qu’une certaine forme de conscience nous dit que cela va en être fini bientôt et on décide de réagir.

Or, c’est comme dans une voiture sur une plaque de gel, quand ça se barre en banane, on peut s’affoler à mort au volant mais cela ne changera pas grand chose quant à la direction globale du véhicule…

Aujourd’hui nous en sommes à cette glissade, et ceux qui ont un brin d’équilibre sentent que ce n’est pas bon du tout. C’est super déjà d’en prendre conscience et c’est là que l’impensable nous traverse l’esprit.

Et si la seule solution consistait à sauter du véhicule en marche afin de pouvoir éventuellement échapper au précipice de la destruction finale ? C’est dans le style des rats qui quittent le bateau en pleine mer…

Ils sentent que c’est pas bon du tout et qu’il est préférable de tenter le tout pour le tout. Peut-être y aura-t-il une ile proche, un bout de bois, un courant favorable ou un autre bateau plus sécuritaire ?

Eh bien, c’est ce qui est en train de se passer dans le mental de tous ceux et celles qui espèrent, avec tant d’envie, que 2012 arrive afin de tourner la page. C’est très binaire comme fonctionnement…

Il y aura eu un monde de merde pendant des centaines de milliers d’années, et puis après, d’un coup de balai cosmique, en l’espace d’un an ou deux, tout sera comme neuf et on pourra enfin vivre peinard dans un monde de rêve…

C’est super, ne trouvez-vous pas ? Ça relève franchement de la théorie du sauveur, et c’est vrai qu’il n’est pas interdit qu’un bateau de sauvetage passe par là pour récupérer les quelques survivants du naufrage Urantien.

Ça, c’est le scénario catastrophe le plus ultime au cas où le capitaine du vaisseau Urantien fasse carrément sauter la planète; or, pensez-vous que cela puisse arriver maintenant ?

Pas vraiment, parce qu’aux dernières nouvelles, nos frères galactiques ont décidé qu’il n’y aurait plus aucune bombe atomique qui ne pourrait exploser sur notre planète. Fini les feux d’artifices des kakis à la solde des politiques…

Tout ça parce que maintenant, une masse critique d’individus a passé le cap du mouton de service, et que, maintenant, une relève est prête pour passer au niveau suivant d’évolution…

C’est super, sauf que ledit individu continue de penser dans le mode de la dualité. Avant c’était noir, et après cela sera blanc. Et comme c’était très très noir, forcément cela sera très très blanc…

Eh bien non, cela ne va pas se jouer comme cela, car la conscience suit une pente douce à l’image du bronzage. Ce n’est pas parce que les nuages se dégagent qu’il faut absolument profiter un max du soleil.

Ce sont les coups de soleil qui nous attendent, car il faut un temps nécessaire à nos différents corps pour encaisser les nouvelles vibrations. Les crèmes bronzantes s’appellent le non-jugement, le lâcher-prise et le recentrage.

Alors sincèrement, pensez-vous que vous avez atteint le degré de protection le plus haut dès le début ? Non, pas vraiment, car au fur et à mesure que le soleil pointe son nez (les nouvelles énergies), nous constatons des picotements réels dans notre état d’être.

Notre mental s’affaire à rester dans la dualité par la comparaison et le jugement, tandis que notre corps émotionnel se délecte de moments de bien-être suivis de creux de vague. Ne parlons pas de notre corps énergétique qui yoyote tellement que, régulièrement, on se trouve très fatigué et on plombe comme des bêtes.

Notre corps physique n’est pas en reste non plus, car se faire rebrancher tous les fils de l’ADN un par un l’épuise vraiment. Dit autrement, on est comme des touristes observant un futur lever de soleil et déjà un début de bronzage se fait sentir.

Je ne vous dis pas quand le soleil se lèvera en 2012-2013 et quand il montera au zénith quelques siècles plus tard. On va littéralement se faire arroser d’un truc que nous ne connaissions pas avant, puisque l’on était dans la nuit au clair de lune…

La lumière que nous recevions n’était qu’une lumière atténuée, et c’est pourquoi nous ne pouvons comprendre aujourd’hui ce qu’est la véritable lumière. Nous n’en avons qu’une faible représentation.

Arrêtons donc de croire que le basculement de l’ancien monde au Nouveau Monde sera brutal. Il n’en sera rien, mais, par contre, on va passer de la tenue de grand froid à la tenue d’été.

Il va falloir se mettre à poil et laisser tomber le manteau de la peur, le gilet de la honte, le pantalon de la culpabilité, les chaussures du matérialisme, le slip de l’intimité, les chaussettes du passé, les gants du paraître, et surtout la casquette de la dualité.

Oui, ça ne sera pas un striptease pour exciter quelqu’un mais véritablement un déshabillage conscient par rapport à nous-même. Élever son niveau de conscience, c’est surtout se mettre à poil et sans complaisance par rapport à soi-même.

Sinon, comment voulez-vous retrouver votre divinité qui se cache en vous ? Point besoin d’une musique sexy pour tortiller du derrière et se déshabiller, car cela se fera en nous, dans notre chambre intérieure.

Trop de gens aujourd’hui cherchent une musique (une philosophie ou un truc du genre) pour se donner du courage, mais c’est bien dans le silence de votre êtreté que vous ferez le plus grand travail.

Élever sa conscience, c’est d’abord une élévation progressive, une prise de conscience de tous ces petits trucs qui vous empêchent d’être vous-même et non un tremblement de terre où tout surgira brutalement.

La Vie est douce dans son mouvement, et ce n’est que lorsque quelque chose se bouche ou résiste que la pression monte. Alors, du petit ruisseau qui fait son lit et qui devient rivière, nous pensons au barrage qui va craquer.

Nous voyons une déferlante folle qui va tout ravager. Cela est vrai que ça peut arriver là où vraiment ça coince, mais, aujourd’hui, chaque être humain qui se reconnecte à lui-même c’est un bout de tuyau qui se débouche…

Chacun d’entre nous qui ôte son tartre intérieur permet d’adoucir la baffe que se prendront les autres frères qui sont encore dans l’action d’entartrage.

Chacun d’entre nous fait partie de la solution, alors arrêtons de prophétiser des malheurs en espérant le bonheur ensuite. L’élévation de conscience c’est surtout du progressif, sinon on serait déjà mort depuis longtemps…

Cela dit, le basculement ou l’inversion du sens évolutif que nous allons vivre au niveau de l’humanité va être assez conséquent. C’est comme un iceberg qui va venir frapper le bateau Urantien.

C’est sûr que la vaisselle du capitalisme va valser, et que ceux qui étaient au resto en train de se goinfrer vont subitement être obligés d’aller chercher la bouée de l’illumination.

Ils sont arrivés au dessert mais n’auront pas le temps de prendre le café, et encore moins le digestif. Comme on dit, il va y avoir de l’affolement sur le pont de 1ère classe, tout comme dans les cales des 2ème classe.

Ça va sentir un brin la panique à bord, mais, bien heureusement, il y en aura certains et certaines qui seront près des bateaux de sauvetage avec un sourire grand comme ça !

Personne ne sélectionnera quiconque, car il y aura, à contrario du Titanic, autant de barques que nécessaire. Chacune de celles-ci sera d’une certaine manière une future communauté.

En effet, votre petite voix vous dirigera vers la barque qui vous convient, alors si vous avez des envies de déménagement, de changement d’air, même si cela casse votre couple, cela n’a aucune importance. Allez-y !

Chacun ira là où son cœur lui dira, et non plus selon des règles de 3D. Aucune valise ne sera prise, car la barque ne sera pas un tanker de la 3D. Il vous faudra aller dans le plus simple dénuement mais avec un cœur gonflé d’espoir gros comme ça !

Le Titanic de la 3D va couler, ça c’est sûr, alors n’attendez pas la dernière minute pour suivre les instructions de votre cœur. Plus vous partirez tôt et plus vous ferez le ménage vite, et plus vous serez en paix.

La douceur est pour ceux qui écoutent leur cœur, tandis que la dureté appartient à ceux qui écoutent leur tête.

Le Nouveau Monde ne sera peuplé que de volontaires qui auront compris qu’un temps se termine et qu’un autre commence. Il y aura donc, comme dans tout naufrage, des appels à l’aide désespérés (SOS, fusées éclairantes,…) avec l’espoir que quelqu’un vous entendra…

Ne tombez pas dans ce piège issu tout droit du mental qui dit qu’un sauveur viendra vous sauver et que tout recommencera comme avant, comme quand vous étiez aveugle à l’appel de LA VIE.

La VIE ou La Vibration ne vous veut que du bien, et que tout se passe en douceur et dans le calme. Alors, plus tôt vous lâcherez vos valises et plus tôt vous serez dans l’une des barques qui vous mènera au Nouveau Monde.

Ne vous apitoyez pas sur le bateau qui coule, car ce n’est qu’un changement de paradigme, un changement de dimension. Regardez plutôt devant pour voir ce que vous pourrez construire de beau, de neuf et d’harmonieux.

Catastrophe il y aura, car le Titanic de la 3D sombrera, mais il n’est pas obligé qu’il y ait encore des gens à bord. Nos frères galactiques veillent à ce qu’il y ait suffisamment de barques pour tous.

Moins il y aura de mort et plus leur mission sera réussie, mais ils ne peuvent forcer personne à monter à bord tout en abandonnant leurs bagages de la 3D. C’est à chacun de faire le chemin jusqu’à la barque !

Nombre d’entre nous sont sur ce chemin et ont commencé à se séparer de nombre de choses. Continuons dans la bonne humeur mais avec détermination et, tôt ou tard, le peuple se demandera pourquoi autant de gens vont tous vers les barques de sauvetage…

Si l’on vous demande, souriez de tout votre cœur et dites-leur tout simplement :”Je vais vers mon destin. Je suis les directives de mon cœur et j’ai confiance en lui …!”

Si ce que vous dites vous le vibrez suffisamment, vous verrez que de plus en plus de gens se diront la même chose. C’est avec des gouttes que l’on fait des ruisseaux, puis des rivières, puis des fleuves.

C’est tout droit, là devant, alors soyez comme l’eau. Soyez la fluidité incarnée et contournez tous les obstacles en n’offrant aucune résistance. Vous devez avoir confiance en vous, avoir la foi et le reste se fera tout naturellement !

Ne reproduisez pas l’histoire du Titanic mais vous pouvez vous en inspirer pour éviter toutes les injustices, toutes les iniquités, toutes les ségrégations et tous les aveuglements dus aux certitudes d’un mental-ego qui se croyait invincible…

Laurent DUREAU

Article paru à l’origine sur le blog 4D5D le 2 juillet 2010 et réactualisé sur le blog 345D le 16 août 2012.

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(1 commentaire)

    • Didier on 16 août 2012 at 8 h 56 min

    « nous nous mettons nous-mêmes dans les griffes de la comparaison »

    Oui, Laurent, et ce blog en est une illustration parmi tant d’autres. Et on ne peut faire autrement que de chercher à comparer, puisque cette recherche de nous-même passe forcément par là. Ou alors c’est qu’on habite une île déserte et qu’on discute avec les méduses (pas très causantes les méduses, z’avez remarqué ?).

    Le problème vient quand on s’y arrête. Il y a jugement quand on instille, consciemment ou non, une différence de niveau, une dissociation (ne parte-t-on pas de niveau de conscience ❓ ) c’est-à-dire qu’on se sent supérieur dont différent de l’autre parce qu’on croit notre chemin comme le seul et unique valable. C’est encore pire avec l’ego dit « spirituel ».

    Si on se met en pause en contemplant les foules d’ignares qui sont en-dessous de nous, pense-t-on, alors là oui, le jugement s’installe.

    Le pire est quand à la fin de la sentence, on ajoute benoitement « Mais je ne juge pas ! » deux ou trois fois histoire de s’en persuader.

    Bref la comparaison est utile dans l’évolution savoir/compréhension/connaissance mais doit, comme le mental-ego, rester à sa place dans la caisse à outils.

    Merci encore et bonne journée tout le monde 😈

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