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Ces émotions, ces machins anti-paix…

 motion-sirneL’une des principales caractéristiques humaines est l’émotion. Bienfaitrice dans certains cas, elle est souvent source de complications et d’embrouilles là où les choses devraient être simples et pas compliquées à vivre.

En ce monde, je n’ai vu aucun animal faire des crises émotionnelles. Si on les chatouille un peu, ils peuvent s’énerver un peu et pas vraiment faire dans la dentelle. Ils ne connaissent pas les répliques : « C’était pour s’amuser », « je plaisantais », ‘j’ai pété un plomb, ça arrive à tout le monde ». J’en conclus aussi que les animaux ne connaissent pas le pardon… dans le sens humain du terme.

Ce qu’il y a de terrifiant pour l’humain, c’est qu’avec l’émotion, on peut le manipuler comme on veut. Dites-lui qu’elle est radieuse aujourd’hui, que son choix vestimentaire est époustouflant et le soir même, le dessert le plus succulent restera fade en comparaison avec ce qui vous attend après.

A l’inverse, faites-lui une petite remarque sur son maquillage ou démontrez une certaine impatience devant la salle de bain, et je vous promets que vous allez en prendre pour votre grade pendant toute la journée.

C’est cela la puissance des émotions ! C’est une énergie qui va booster tout ce qu’elle peut sans même se préoccuper des conséquences directes et indirectes. C’est juste de la dynamite qui s’enflammera à la moindre étincelle.

A bien y regarder, si l’on pouvait regarder avec une paire de lunette spéciale toutes les cicatrices émotionnelles intérieures et extérieures d’un être humain, nous n’aurions en fait aucune possibilité de voir autre chose.

On verrait des cicatrices se cicatrisant sur des cicatrices encore plus anciennes. Certaines sembleraient refermées tandis que beaucoup seraient en train d’essayer de le faire mais le moindre mouvement en recrée d’autres presque automatiquement.

En prenant donc du recul, et sans aller dans les excuses religieuses classiques d’un Dieu qui ne vous a pas à la bonne, nous pouvons constater que nous sommes quasiment nés pour vivre cela.

Sans l’émotion, la vie nous paraîtrait très fade. Nous serions des machines biologiques où la seule logique semblerait être la survie. Un peu comme les animaux, la nature ferait qu’un équilibre se fasse entre toutes les espèces vivantes.

Pas de problème de sécurité sociale, de 35h, de politiciens racoleurs ou encore de retraite. Chez les animaux, la retraite n’existe pas vraiment. L’émotion serait-elle donc à l’origine de toutes nos cultures ? Je crois bien que oui.

Cela expliquerait largement la diversité des cultures mais aussi des comportements par rapports aux mêmes choses. En occident quand vous rotez, on s’offusque, alors qu’ailleurs l’inverse ferait de même. A quel Saint faut-il donc se vouer ? La réponse est claire : à aucun !

L’émotion reste donc cette composante qui a suscité autant de guerres, de boucheries, de famines, de haines. Et puis d’un autre côté, on aime se dire qu’il y a des belles choses à vivre, à expérimenter et que la vie vaut d’être vécue.

Et dire qu’avec tout ça, on nous demande d’être gentil, de sourire à la dame, de payer nos impôts, de se faire racoler par des religieux ou des politiciens, d’être productif au boulot et enfin de rencontrer une âme-soeur pour perpétuer la tradition.

Que ferions-nous sans l’émotion ? La question est posée et je crois qu’elle va le rester tant qu’il y aura des hommes et des femmes, des religieux et des fidèles, des politiciens et des électeurs, des patrons et des travailleurs, des amoureux et des amoureuses…

Peut-on donc la contrôler ? Si c’était possible, je crois que cela serait fait depuis longtemps et nous serions déjà tous faits ! L’émotion, par définition, est quelque chose qui nous traverse et que nous ne pouvons que vivre.

L’émotion en tant que telle n’a rien à voir avec les sentiments. Par contre, elle déclenche les sentiments qui, eux, vont oeuvrer à la construction, ou à la destruction, de ce que nous sommes physiquement, mentalement et émotivement.

On ne maîtrise pas ses émotions ! On ne peut maîtriser que les manifestations que cela provoque en nous. Certaines manifestations comme piquer un fard ne semblent pas vraiment maîtrisables mais on peut les atténuer suffisamment quand même !

Le seul fait d’être en paix, et de reconnaître que l’émotion peut nous traverser à tout instant, permet de porter attention aux « lentilles » qui amplifient et déforment les signaux. Comme souvent on ne voit que les effets extérieurs de l’émotion, il est intéressant de se focaliser sur ces fameuses lentilles amplificatrices.

Ces lentilles sont l’équivalent de toutes les cicatrices émotionnelles ouvertes dont je parlais plus haut. Devant la tâche assez titanesque du travail à effectuer, il faut se la jouer fourmi, c’est-à-dire calmement mais sans jamais s’arrêter.

A chaque fois que l’énergie de l’émotion vous traverse, chaque cicatrice va réagir à sa manière. Au début, cela va nous sembler un brouhaha pas possible mais avec une concentration suffisante, on pourra détecter les zones sensibles et l’ampleur de la cicatrice.

L’expérience m’a montré que chaque cicatrice suppute une substance appelée peur. Grâce à la nature et la quantité de peur dégagée, on peut remonter au problème. Les cicatrices les plus accessibles correspondent souvent à celles qui sont en surface, c’est-à-dire à celles qui sont récentes.

Alors de sparadrap en sparadrap, soin après soin, le désinfectant appelé « Amour » fera son effet. Comme d’habitude, cela picotera dans les débuts et quelques sursauts sont à prévoir mais globalement, quand on y va avec une intention ferme mais très douce, on arrivera à ses fins.

Toute tentative de soin à la hussarde, c’est-à-dire avec des énergies masculines, se révélera à terme plus catastrophique que le mal lui-même. Faites comme les bonnes infirmières (pas l’infirmière en chef un peu pète sec) mais celle qui est douce, compréhensive, pleine d’amour mais qui en définitive n’écoutera jamais vos demandes d’arrêt de la thérapie.

L’intention doit être ferme, irrévocable mais terriblement aimante. La décontraction de l’infirmière et son lâcher-prise mental permettra à votre cicatrice de relâcher l’énergie bloquée sous la cicatrice.

Il faut nettoyer la plaie en profondeur pour être sûr qu’elle ne se rouvrira pas. Alors souvent au début, on ouvre puis on appuie pour que « tout le mal », tout le poison sorte. Désinfecter une plaie émotionnelle est obligatoire pour que tout rentre dans l’ordre.

Certes, vous en porterez la cicatrice mais celle-ci ne vous importunera plus et vous pourrez passer ainsi à la suivante. Il ne faut pas vouloir tout faire en même temps car la douleur peut être trop grande et totalement insupportable. Il faut savoir doser sans pour cela tomber dans le chichi.

La vie devient beaucoup plus facile quand vous avez traité les cicatrices superficielles, dirons-nous celles où il n’a fallu que quelques points de suture. Ensuite vous pourrez alors vous attaquer à une comac un peu plus costaude et ainsi de suite.

Avec un certain entraînement, et pas mal d’années au compteur, votre capacité à intégrer les énergies émotionnelles sans pour cela causer des tremblements de terre sera remarquable. Là, vous comprendrez ce que cela veut dire être zen.

L’être humain incarné que nous sommes aujourd’hui n’est que la somme de toutes les peurs de nos incarnations précédentes ajoutées à celles hérités par notre lignée génétique.

L’énergie émotionnelle n’est qu’une énergie qui vient secouer l’ensemble afin que nous ne nous endormions sous ce tas d’énergies bloquées. C’est un processus dynamique et cyclique au même titre que la lune crée les marées sur Terre.

Profitons donc de cette énergie pour faire le ménage, tout en faisant un max pour ne pas en rajouter. Plus facile à dire qu’à faire, ce n’est pas une raison pour baisser les bras et s’apitoyer sur cette vie qui nous semble bien injuste. Tout est parfait !

Alors, la prochaine fois qu’une émotion vous traverse, regardez-là gentiment et voyez sur quels récifs elle se brise; et puis allez-y faire un petit tour, juste histoire de découvrir vos rivages intérieurs !

Vous verrez, il y a quelquefois des super plages avec des superbes femmes à queue-de-poisson. Elles sont très gentilles mais très handicapées sur la plage, mais quand vous les accompagnez dans les vagues alors la grâce de l’émotion vous submerge et vous comprenez la véritable nature divine de l’émotion.

La mer est source de bienfaits et c’est seulement nous, les humains, qui avons inventé les marées noires. La vie est décision et il nous appartient de faire que la force de l’émotion soit mise au service de l’humanité et non à sa destruction.

Laurent DUREAU

Article paru à l’origine sur le blog Booster Votre Influence le 14 mai 2008 et réactualisé sur le blog 345D le 26 avril 2012.

Lien Permanent pour cet article : http://345d.fr/ces-emotions-ces-machins-anti-paix/

(1 commentaire)

  1. Coton La Brodeuse

    Sirène,
    Si Reine,
    Six rennes.

    Trois hippocampes montés par trois Reines
    Deux mains,
    Un Roi.

    Trois hippocampes montés par trois Rois
    Deux mains
    Une Reine

    Bon Voyage…

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