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Aujourd’hui, c’est l’été, et pourtant il pleut à verse…

 titaPour nous les occidentaux, l’été ça sent le soleil, la mer, les vacances et pourtant dehors le temps est à la pluie, à l’orage. Autant, aujourd’hui un dirigeant est incapable de prévoir comment va évoluer son business à 1 an, voire moins, autant le météorologue ne voit pas plus loin que 3 ou 4 jours.

Avant, bien avant que la technologie ne fasse son entrée fracassante dans le calcul de la météo avec ses ordinateurs les plus puissants du monde et ses satellites, nos grands-pères pouvaient savoir comment l’année allait se passer !

Fini de regarder la grenouille dans son bocal pour savoir s’il va pleuvoir, fini les dictons des anciens car nous avons déréglé la mécanique climatique.

Pauvres de nous quand on voit les décisions qui sont prises lors du G8, pauvres de nous quand des comités d’experts internationaux accouchent de rapports honteux tant ils sont « retravaillés » pour ne pas affoler les populations.

Honte au « chacun pour soi » nationaux qui fait qu’en définitive l’humanité entière casquera pour que quelques privilégiés puissent faire leurs emplettes de consommateur.

Partout il émerge des mesurettes aussi dangereuses voire plus dangereuses que si nous ne faisions rien du tout. On nous cache la vérité car nos gouvernements savent qu’ils ne peuvent nous la dire.

Nous sommes des enfants qui veulent tout, tout de suite, gratuitement ou presque sans se soucier qu’en définitive quelqu’un doive, maintenant ou plus tard, payer pour nous.

On hurle quand le prix du pétrole augmente mais l’on ne diminue pas pour autant notre kilométrage. Mieux, on prend même l’avion pour changer d’air et avoir l’air que l’on prend du bon temps !

L’écologie c’est ringard à bien des égards. On dit qu’il faut faire des efforts et l’on s’achète un 4×4 de ville afin de montrer un ego qui se fout de ses conséquences.

On parle de réduire les dépenses de l’état, de réduire la dette nationale mais on veut toujours plus de protection sociale, plus de sécurité, plus d’entraide, plus de tout…

Nous sommes dans un vaisseau en perdition parce qu’il n’y a plus de frein. Il y aura bien un moment où la vitesse ne sera plus en adéquation avec la route ! Nous le savons, nous le pressentons et pourtant nous ne voulons pas y croire !

Que faut-il faire pour que l’homme devienne « sage » ? Que faut-il faire pour dire qu’il faut arrêter cette spirale du toujours plus ? Que faut-il faire pour au moins se stabiliser avec ce que nous avons ?

Combien faudra-t-il de catastrophes pour faire comprendre que plus nous désirons avoir et plus nous nous appauvrissons ? Quand l’illusion va-t-elle enfin se dissoudre pour laisser place à une gestion sereine des ressources de la terre ?

Pauvres de nous, nous sommes des inconscients conduits par des plus ou moins conscients qui ne peuvent dire la vérité sous peine de ne pas être élus ?

A ce titre, je souhaite à ce nouveau gouvernement, qui semble être fait d’ouverture et d’action, de ne pas reculer devant la tonne de grève qui nous attend à la rentrée.

Car c’est sûr, personne ne va vouloir se serrer la ceinture, personne ne va vouloir perdre ses acquis, personne ne va vouloir prendre sur soi au nom de tous.

Liberté, égalité, fraternité – quelle belle illusion. Nous n’avons aucune liberté car nous sommes coincés partout par des lois et des systèmes économiques que nous ne maitrisons plus. Pour l’égalité, montrez-moi où elle est tant les discriminations sont aujourd’hui exacerbées. Quant à la fraternité, c’est seulement au niveau de la dette car c’est plutôt du chacun pour soi !

Mes amis, chers lecteurs, nous sommes dans un bateau qui depuis bien longtemps n’a plus de maitre à bord malgré les discours divulgués par les hauts parleurs.

Nous semblons être confiants comme tous les passagers du Titanic au début de son voyage. Chacun est fier d’appartenir à cette époque de « connaissance », de partage des savoir, de l’internet et de la voiture high tech.

Pourtant, non loin de là, l’iceberg climatique nous attend au coin de la nuit. Ne sentez-vous pas que cela se rafraîchit ? Bien sûr que non, puisque nous sommes tous en train de guincher dans cette boite de nuit flottante.

Oui, il y aura des rescapés comme pour le Titanic. Juste une minorité qui auront eu les moyens de « s’acheter » les quelques canots de sauvetage disponibles…

Laurent DUREAU

Article paru à l’origine sur le blog Booster Votre Influence le 22 juin 2007 et réactualisé sur le blog 345D le 4 mai 2012.

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