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15-10 : L’art du petit-déj selon un immortel

10-petit-dejIl est vrai que lorsque l’on fait du camping tous les jours, surtout sans électricité, on apprend à vivre différemment. La première de toutes les tracasseries est celle du frigo… En effet, on peut toujours compenser par une glacière avec des pains de glace, mais tôt ou tard cela devient problématique, surtout quand il fait du 35 °C tous les jours et que chaque pain de glace est échangé contre monnaie sonnante et trébuchante.

J’ai donc décidé de virer cette facilité qui permet la conservation des aliments, et notamment du beurre si incontournable au petit-déj… Le second point est que là où nous sommes, le vent fait des tournantes en permanence et chauffer le lait (ou la casserole) devient là aussi problématique puisque l’on ne peut pas le faire sous la tente sous peine de voir le toit se ramollir comme une peau de chagrin.

Bref, l’optique de manger chaud le matin et surtout de conserver le lait ou le beurre au frais m’a fait remettre en cause le 1er repas de la journée. J’ai donc demandé à Wilson comment il s’y prenait quand le frigo n’existait pas encore. La réponse fut claire puisqu’aussi de son temps, le lait et le beurre c’était uniquement pour les riches et les notables. En effet, il ne faut pas croire qu’il y a toujours eu autant de vaches dans les prés.

Vous vous doutez bien que lorsque l’on fait du camping, les 3 sacro saints repas passent à deux, c’est-à-dire on bétonne le matin pour tenir toute la journée et le soir on complète selon les activités du jour. En effet, si tu as glandé toute la journée, le repas du soir sera assez frugal, mais si tu as fait la traversée de la Manche à la nage, tu t’attends plutôt à quelque chose qu’il te prendra la moitié de la nuit à digérer…

Mais bon, commençons par le petit-déj car de lui dépend ta journée ! Wilson me dit alors sa recette miracle qui lui permit d’entretenir sa carcasse physique suffisamment avant d’ascensionner chez les EDLN. Il en profita au passage pour nous expliquer qu’il est très important de manger des fruits de saison et non des fruits comme nous le faisons toute l’année. Adieu donc les fraises à Noël.

En effet, notre corps est soumis aux vibrations de la Terre, ainsi que les fruits. Ainsi quand l’on mange un fruit (ou un légume frais) hors saison, nous assimilons des vibrations qui ne sont pas en accord avec la fréquence de la Terre. Il s’ensuit forcément un malaise au niveau du corps physique qui ne pourra pas correctement transmuter les énergies subtiles. Ceci est le premier point, et vous vous doutez bien qu’il y a forcément des exceptions dans l’affaire sinon on serait mal…

La principale exception est la pomme. En effet, c’est le fruit qui par excellence peut se manger toute l’année et qui en plus il est beaucoup chargé en eau. Cela est important pour l’assimilation des énergies subtiles. De plus, nous sachant mangeur de pain (ou assimilé), il en profita pour nous dire que tous nos pains sont quasiment de la saloperie à l’état pur puisque le matériau de base, le blé, est totalement incompatible avec notre géométrie.

Hé oui, le blé de nos champs n’est que le résultat de la course à la productivité à l’hectare mais aussi aux coûts. Dit autrement, les sélections de blé que nous utilisons aujourd’hui sont quasi incompatibles avec notre géométrie d’origine. Il nous signala donc que l’épeautre était nettement plus approprié, mais comme il est peu cultivé, il n’est pas donné. Par contre, l’avoine est l’élément idéal pour le petit-déj quand on l’utilise sous la forme de flocons.

C’est ainsi qu’il nous décrivit que chaque soir, il préparait son petit-déj du lendemain. Grosso-modo c’est comme faire une lasagne. Tu mets une couche de flocons d’avoine, une couche de tranches de pommes finement coupées et ainsi de suite. Ainsi l’eau des pommes ramollissait les flocons d’avoine, faisant en sorte que cela soit mangeable sans y laisser une prothèse.

Puis, au fil du temps, il nous expliqua qu’il avait perfectionné son système en pressant la lasagne (par des pierres) afin que le jus de pomme soit plus près de l’avoine. Il essaya aussi la technique du vide, puis ensuite avec différents types de bois. En effet, à son époque le plastique n’existait pas, l’arcopal non plus, ainsi que tout ce que nous connaissons aujourd’hui. Dit autrement toutes les gamelles étaient en bois.

En effet, le type de bois donne un parfum particulier au plat, comme une barrique en chêne ne donne pas la même saveur au vin (ou alcool) qu’une barrique en peuplier. Pour lui, le meilleur c’est le châtaignier. Par contre, n’essayez pas le bois d’if, car vous risquez simplement d’aller dire bonjour à vos ancêtres avant l’heure. Bref, il y échappa de justesse, alors profitez de son expérience.

Donc hier soir, Corinne et moi, nous nous sommes mis à l’œuvre pour fabriquer notre petit-déjeuner. On a pris un Tupperware (on fait avec ce que l’on a), on a lazagné le tout, puis mis une pression sur le contenu en y mettant un sac de congélateur (avec zip) afin que lorsqu’on referme avec le couvercle, cela fasse une pression suffisante pour que la pomme soit le plus proche possible des flocons d’avoine.

Ainsi ce matin nous avons pu découvrir “LA” recette du chef et je vous avouerai que je me suis goinfré, tout simplement. C’était excellent mais cela n’empêcha pas à Corinne de dire que quelques framboises auraient été bienvenues. Qu’à cela ne tienne, car il nous indiqua qu’il agrémentait son plat de base avec tous les fruits de saison qu’il pouvait trouver autour de chez lui (framboises, figues, mures, etc…).

Bref, je vais donc aller à la chasse d’un petit récipient en bois naturel avec couvercle que je raboterai pour qu’il puisse s’enfoncer dedans et avec un bon serre-joint j’y mettrai la pression. Je vais essayer de trouver la taille qui correspond à nos deux estomacs, tout en sachant que c’est la veille au soir qu’il faudra préparer le tout. Fini donc le frigo, le réchaud et tous les liquides qui supportent mal la chaleur !

Enfin, et dernier point, cela n’empêche nullement d’énergétiser la nourriture en instance d’ingurgitation immédiate. Dit autrement, le réflexe d’énergétiser doit être fait pour chaque chose que vous désirez faire franchir le palais… Ainsi, avant, je le faisais pour chaque tomate, chaque fruit et je vous avouerai que cela me devenait pénible, mais cela c’était sans compter les améliorations apportées à la technique elle-même.

En effet, le fait d’émettre l’intention d’énergétiser chaque aliment a fait que mon corps réagit d’une toute autre manière qu’avant. Donc maintenant je n’imagine plus rien du tout car le simple fait de vouloir énergétiser quelque chose fait qu’une sorte de lumière blanche, très très blanche et lumineuse m’apparait devant le front et il me suffit de la faire transiter du front vers le cœur, puis dans ce que je veux énergétiser.

Ça prend dans les 2 secondes à tout casser et ça marche même pour la taille de la casserole… Je fais donc maintenant dans du global, ainsi c’est à pleine poignée que j’énergétise et non plus un par un. Outre le temps que cela fait gagner, c’est plus sympa quand on est en famille car j’énergétise l’assiette entière en une seule fois, et ça dérange moins l’entourage car bien que comprenant que je le porte au cœur, ils ne  s’y font pas vraiment…

Voili, voilou, pour le petit-déj. Plus rien à chauffer, plus de bol, plus de lait, plus de beurre, plus de confiture, plus de brioche, plus de pain et surtout plus rien à garder au frais. C’est sûr qu’à la fin, l’aspect nourriture va prendre des proportions moindres surtout dans l’art de la table.

Laurent DUREAU

PS : Wilson vient de me faire remarquer qu’au fil du temps, il a aussi échangé les pommes par des tomates pelées ou des carottes râpées selon les stocks dont il disposait. Il a même essayé de passer ça au four chez le boulanger, juste histoire de durcir la croûte car la cuisson n’est pas vraiment indiquée pour garder les énergies subtiles. C’est sûr que là on sort du petit-déj pour passer à un repas plus costaud…

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